Des firmes technologiques signent la convention numérique de Genève

18/04/18 à 13:17 - Mise à jour à 13:16

Un groupe de 34 entreprises technologiques a signé le 'Cybersecurity Tech Accord' ayant pour but de protéger tout un chacun au niveau mondial contre les cyber-attaques.

Des firmes technologiques signent la convention numérique de Genève

© Getty Images/iStockphoto

Hier mardi, 34 firmes technologiques internationales ont signé le Cybersecurity Tech Accord, une initiative de Microsoft et Facebook en vue de s'opposer à l'abus de la technologie en général. Avec cet accord, elles veulent protéger tous les internautes contre les cyber-agressions au niveau mondial et ce, 'peu importe l'endroit, la nationalité ou le motif de l'attaque'.

Le pacte a vu le jour après une demande sans cesse croissante d'une sorte de 'convention numérique de Genève' de la part du secteur industriel. L'accord stipule les règles à appliquer pour s'opposer aux cyber-attaques, tout comme la convention de Genève le fait au niveau des conflits dans le monde physique. L'objectif final est de permettre à l'ensemble de l'industrie technologique de soutenir un internet libre et sûr.

Quatre piliers

Les entreprises promettent de garantir un internet libre et sûr sur base de quatre piliers. D'abord et surtout, elles se focaliseront sur une meilleure sécurité pour tous les utilisateurs dans le monde, de sorte que ces derniers soient protégés des cyber-agressions et ce, quel que soit le motif de l'attaque ou la nationalité de la victime.

Ensuite, les 34 entreprises s'engagent à ne jamais aider des autorités à lancer une cyber-attaque sur des personnes ou entreprises innocentes. Cela implique aussi qu'elles sécurisent le mieux possible leurs propres logiciels et services, afin qu'ils ne puissent pas être utilisés pour perpétrer des cyber-attaques.

De plus, elles veilleront également à ce que les utilisateurs de leurs plates-formes disposent d'une capacité supérieure à se protéger: cela peut aller, selon l'accord, d'une collaboration pour élaborer de meilleurs mesures de sécurité jusqu'à de nouvelles fonctions de protection que les entreprises ajouteraient à leurs services.

Enfin, le groupe à l'initiative à l'accord va aussi intervenir de manière plus collective, nouer des liens encore plus étroits tant entre elles qu'avec des chercheurs en cyber-sécurité externes et communiquer de façon plus transparente à propos des dangers possibles.

Google, Apple et Amazon brillent par leur absence

Actuellement, l'accord a été déjà signé par 34 firmes internationales, dont Microsoft, Facebook, Nokia et Dell. Il est cependant singulier de noter celles qui ne l'ont pas (encore?) signé. On ne retrouve en effet ni Alphabet, la société-mère de Google, ni Apple sur la liste des entreprises participantes. Pas plus du reste qu'Amazon et Twitter.

Le groupe sous-jacent au Cybersecurity Tech Accord se réunira pour la première fois lors de la conférence RSA organisée à San Francisco. But de la réunion? Délimiter leurs futurs projets.

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