Il aborde ainsi entre autres l'impact que cela peut avoir sur les élections et les processus démocratiques. Cela peut se faire notamment au moyen 'd'armées automatiques de faux comptes', ce qu'on appelle des 'bots' conçus ou non pour propager des messages mal intentionnés, ainsi qu'en recourant à une intelligence artificielle toujours plus sophistiquée qui facilite encore le phénomène.

Facebook est elle aussi aux prises avec ce problème, mais son directeur, Mark Zuckerberg, souhaite, lui, continuer d'autoriser les publicités à caractère politique. "Vu la sensibilité ambiante, j'ai imaginé les bannir entièrement", a-t-il déclaré il y a deux semaines. La controverse en la matière est plus importante que le profit professionnel que son entreprise en retire, selon lui. "Mais d'un autre côté, les annonces politiques constituent un moyen important de pouvoir faire entendre sa voix, surtout pour les candidats locaux, les nouveaux venus dans la politique et les groupes d'intérêts qui, sans cela, ne récolteraient que peu d'attention. Le bannissement des publicités politiques avantagerait les politiciens bien connus qui font déjà la une des médias."

En outre, les publicités politiques sur Facebook ne font pas l'objet d'un 'factchecking' (vérification des faits), une décision critiquée non seulement par le parti démocrate, mais aussi par des employés de Facebook même. En bannissant entièrement les annonces politiques, Dorsey évite que Twitter soit soumise au même genre de tempête que Facebook. Il a annoncé du reste sa décision juste avant que Facebook ne révèle ses résultats trimestriels. A cette occasion, Zuckerberg a expliqué à ses actionnaires qu'il ne changera pas d'avis. Il en résulte donc que les deux plates-formes internet appliquent désormais des politiques publicitaires différentes.

Des investisseurs de Twitter ont déjà exprimé leur mécontentement à propos de l'annonce faite par Dorsey, et le cours de l'action a reculé à la clôture de la bourse.