Les opérateurs attendent depuis quelques semaines déjà un dégagement de fumée blanche du débat 5G, ce qui est le cas à présent. Proximus, Telenet, Orange, Cegeka et Entropia reçoivent chacun un bloc de 40 MHz d'un spectre de fréquences compris entre 3.600 et 3.800 MHz, qu'ils pourront utiliser à partir du 1er août.

Les droits d'utilisation provisoires ont été élaborés au début de cette année par l'IBPT en tant que solution temporaire à l'impasse 5G. En confiant aux cinq candidats un spectre limité, ceux-ci pourront déployer la 5G, même si ce ne sera pas un déploiement à part entière. Les possibilités actuelles sont par conséquent surtout intéressantes pour le marché professionnel.

"En principe, ils pourront utiliser les bandes à partir du 1er août, qui devront trouver preneur avant le 1er mars 2021. Il n'y aura aucune obligation de couverture, mais ils devront utiliser le spectre", déclare Michel Van Bellinghen, président de l'IBPT, à Data News.

Le fait qu'il soit question du spectre entre 3,6 GHz et 3,8 GHz, fait en sorte qu'il s'agit de bandes de capacité et non de bandes de couverture. Les basses fréquences (telles 700 MHz) sont surtout destinées à la couverture de vastes zones. Quat aux hautes fréquences, elles conviennent mieux pour amplifier la capacité du réseau mobile en des endroits spécifiques.

Il en résulte que le spectre provisoire ne sera probablement pas utilisé pour offrir une couverture 5G nationale, mais surtout pour renforcer le réseau en des lieux déterminés ou pour étendre les applications professionnelles dans des parcs d'entreprises. Autrement dit, la 5G arrive, mais sous la forme d'une solution provisoire. Il n'est cependant pas exclu que les opérateurs, comme le fait à présent déjà Proximus, réutilisent le spectre 3G existant pour la 5G, afin de proposer une couverture plus grande.

1 à 2 ans

Les droits d'utilisation provisoires s'appliqueront jusqu'à ce que des enchères définitives puissent avoir lieu, mais ce ne sera pas dans l'immédiat. "Il faut compter au moins un an entre l'accord politique et la fin des enchères", affirme Van Bellinghen. "Nous estimons que cela peut prendre au moins un an, mais on espère que ce sera moins de deux ans."

Tout recommencera à nouveau lors des enchères définitives, où les opérateurs recevront les droits d'utilisation pour vingt ans. Les opérateurs ne sont pas certains de pouvoir conserver le même spectre. Cela peut jouer un rôle au niveau de leur équipement et de leurs investissements. En principe, d'autres candidats pourront encore se présenter à ce moment. Le fait est cependant qu'en pratique, deux des trois grands opérateurs obtiendront probablement du spectre dans le même bloc.

Les droits d'utilisation provisoires ne sont du reste pas gratuits. Les cinq candidats ont chacun réservé une garantie bancaire de 840.000 euros et paieront chacun 400.000 euros par an pour pouvoir utiliser les fréquences temporaires.

Beaucoup de plaintes

L'IBPT avait l'ambition de distribuer nettement plus rapidement les droits d'utilisation, mais le régulateur a ces derniers mois reçu singulièrement plus de plaintes pour d'autres consultations. Cela est en partie dû à la préoccupation suscitée par la 5G, surtout en Wallonie. Après que Proximus ait lancé son réseau 5G allégé le 1er avril, les plaintes de citoyens et de communes se sont véritablement multipliées au sud du pays à propos des nuisances possibles de la 5G.

"Nous sommes devenus indirectement un peu la victime de ce mécontentement, du fait que nous avons reçu un peu moins de cinq mille doléances. Il nous a fallu les passer toutes au peigne fin, ce qui a retardé le processus", explique Van Bellinghen. Toute personne ayant des objections a reçu un courrier recommandé ou une réponse personnelle.

Mais dans la pratique, ces objections sont une mesure pour rien, tout simplement parce que la santé publique n'est pas une compétence de l'IBPT. "On nous reproche parfois de ne pas parler de la santé, mais nous ne sommes pas compétents en la matière", ajoute encore Van Bellinghen.

Il insiste cependant sur le fait que pour le rayonnement électromagnétique de leurs antennes, les opérateurs doivent respecter les normes wallonnes, flamandes et bruxelloises (ces dernières étant très strictes) et s'y conformer. Van Bellinghen: "Comme nous attribuons à présent les droits, cela signifie que la 5G pourra être directement utilisée partout", en faisant référence aux différentes normes de rayonnement.

Précédemment, les opérateurs avaient déjà laissé entendre qu'à Bruxelles notamment, il était impossible de déployer la 5G aux normes actuelles.

Ces normes ne sont du reste pas supérieures que pour la 4G ou la 3G. La 5G est une nouvelle technologie, qui engendre plus de rayonnement. A propos de ce rayonnement, on n'a jusqu'ici pas pu démontrer le moindre danger, aussi longtemps qu'on respecte des normes acceptables, qui sont nettement supérieures à ce qui est autorisé en Belgique.

Les opérateurs attendent depuis quelques semaines déjà un dégagement de fumée blanche du débat 5G, ce qui est le cas à présent. Proximus, Telenet, Orange, Cegeka et Entropia reçoivent chacun un bloc de 40 MHz d'un spectre de fréquences compris entre 3.600 et 3.800 MHz, qu'ils pourront utiliser à partir du 1er août.Les droits d'utilisation provisoires ont été élaborés au début de cette année par l'IBPT en tant que solution temporaire à l'impasse 5G. En confiant aux cinq candidats un spectre limité, ceux-ci pourront déployer la 5G, même si ce ne sera pas un déploiement à part entière. Les possibilités actuelles sont par conséquent surtout intéressantes pour le marché professionnel."En principe, ils pourront utiliser les bandes à partir du 1er août, qui devront trouver preneur avant le 1er mars 2021. Il n'y aura aucune obligation de couverture, mais ils devront utiliser le spectre", déclare Michel Van Bellinghen, président de l'IBPT, à Data News.Le fait qu'il soit question du spectre entre 3,6 GHz et 3,8 GHz, fait en sorte qu'il s'agit de bandes de capacité et non de bandes de couverture. Les basses fréquences (telles 700 MHz) sont surtout destinées à la couverture de vastes zones. Quat aux hautes fréquences, elles conviennent mieux pour amplifier la capacité du réseau mobile en des endroits spécifiques.Il en résulte que le spectre provisoire ne sera probablement pas utilisé pour offrir une couverture 5G nationale, mais surtout pour renforcer le réseau en des lieux déterminés ou pour étendre les applications professionnelles dans des parcs d'entreprises. Autrement dit, la 5G arrive, mais sous la forme d'une solution provisoire. Il n'est cependant pas exclu que les opérateurs, comme le fait à présent déjà Proximus, réutilisent le spectre 3G existant pour la 5G, afin de proposer une couverture plus grande.Les droits d'utilisation provisoires s'appliqueront jusqu'à ce que des enchères définitives puissent avoir lieu, mais ce ne sera pas dans l'immédiat. "Il faut compter au moins un an entre l'accord politique et la fin des enchères", affirme Van Bellinghen. "Nous estimons que cela peut prendre au moins un an, mais on espère que ce sera moins de deux ans."Tout recommencera à nouveau lors des enchères définitives, où les opérateurs recevront les droits d'utilisation pour vingt ans. Les opérateurs ne sont pas certains de pouvoir conserver le même spectre. Cela peut jouer un rôle au niveau de leur équipement et de leurs investissements. En principe, d'autres candidats pourront encore se présenter à ce moment. Le fait est cependant qu'en pratique, deux des trois grands opérateurs obtiendront probablement du spectre dans le même bloc.Les droits d'utilisation provisoires ne sont du reste pas gratuits. Les cinq candidats ont chacun réservé une garantie bancaire de 840.000 euros et paieront chacun 400.000 euros par an pour pouvoir utiliser les fréquences temporaires.L'IBPT avait l'ambition de distribuer nettement plus rapidement les droits d'utilisation, mais le régulateur a ces derniers mois reçu singulièrement plus de plaintes pour d'autres consultations. Cela est en partie dû à la préoccupation suscitée par la 5G, surtout en Wallonie. Après que Proximus ait lancé son réseau 5G allégé le 1er avril, les plaintes de citoyens et de communes se sont véritablement multipliées au sud du pays à propos des nuisances possibles de la 5G."Nous sommes devenus indirectement un peu la victime de ce mécontentement, du fait que nous avons reçu un peu moins de cinq mille doléances. Il nous a fallu les passer toutes au peigne fin, ce qui a retardé le processus", explique Van Bellinghen. Toute personne ayant des objections a reçu un courrier recommandé ou une réponse personnelle.Mais dans la pratique, ces objections sont une mesure pour rien, tout simplement parce que la santé publique n'est pas une compétence de l'IBPT. "On nous reproche parfois de ne pas parler de la santé, mais nous ne sommes pas compétents en la matière", ajoute encore Van Bellinghen. Il insiste cependant sur le fait que pour le rayonnement électromagnétique de leurs antennes, les opérateurs doivent respecter les normes wallonnes, flamandes et bruxelloises (ces dernières étant très strictes) et s'y conformer. Van Bellinghen: "Comme nous attribuons à présent les droits, cela signifie que la 5G pourra être directement utilisée partout", en faisant référence aux différentes normes de rayonnement.Précédemment, les opérateurs avaient déjà laissé entendre qu'à Bruxelles notamment, il était impossible de déployer la 5G aux normes actuelles.Ces normes ne sont du reste pas supérieures que pour la 4G ou la 3G. La 5G est une nouvelle technologie, qui engendre plus de rayonnement. A propos de ce rayonnement, on n'a jusqu'ici pas pu démontrer le moindre danger, aussi longtemps qu'on respecte des normes acceptables, qui sont nettement supérieures à ce qui est autorisé en Belgique.