Comment est-ce possible?

Le déroulement du déploiement de la 5G dans notre pays est une affaire complexe. Il n'y a pas encore d'enchères 5G en vue, mais l'IBPT a laissé entendre ces dernières semaines envisager un déploiement possible au moyen de licences temporaires, pour lesquelles cinq candidats, dont Proximus, se sont manifestés.

Ce que fait à présent Proximus, c'est utiliser le spectre de manière créative. Il s'agit de réaffecter pour la 5G la bande 2.100 MHz exploitée aujourd'hui pour la 3G. "Le trafic 3G régresse, ce qui permet parfaitement d'utiliser aussi cette bande pour la 5G. C'est une stratégie que d'autres opérateurs européens, tels Vodafone ou Deutsche Telekom, appliquent également", explique le CTO de Proximus, Geert Standaert.

Est-ce de la véritable 5G?

C'est ici que le bât blesse: Proximus ne cite pas de vitesses exactes, mais parle d'une vitesse de trente pour cent supérieure à celle de l'actuel signal 4,5G. "C'est de la véritable 5G", insiste Standaert. Mais il apporte aussitôt la nuance, selon laquelle l'entreprise entend ainsi donner surtout un premier avant-goût aux utilisateurs. "La vitesse va encore croître, mais c'est un départ en fanfare", ajoute-t-il.

Pour ce qui est des vitesses ultrarapides, la faible latence et toutes les autres promesses de la 5G, il conviendra donc d'attendre encore quelque peu. Le signal sera du 5G, mais dans la pratique, il sera au début surtout question d'un accroissement de la vitesse.

Quelles sont les vitesses possibles?

Proximus a lancé la 4,5G en 2017 et promettait à l'époque, grâce à une combinaison de trois bandes de fréquences, une vitesse de 900 Mbps dans des conditions optimales, pour aboutir à 1,1 Gbps, dès qu'on arriverait à quatre bandes de fréquences. Cela signifie qu'avec 30 pour cent de plus, on pourrait atteindre une vitesse comprise entre 1,2 et 1,4 Gbps.

Mais dans la pratique, les conditions idéales sont rares. C'est ainsi qu'au moment de l'annonce de Proximus, Data News avait effectué un test de vitesse à Alost, une ville équipée de la 4,5G. On en était arrivé à 349 Mbps en téléchargement et à 41,6 Mbps en chargement à l'extérieur, et à respectivement 299 Mbps et 21,9 Mbps à l'intérieur.

Si l'on augmente ces valeurs de trente pour cent environ, on atteint une vitesse de téléchargement de 390 à 450 Mbps. Pas mal pour un smartphone, mais bien loin encore de vitesses jusqu'à 3 gigabits per seconde visées à long terme par Proximus.

Qu'en est-il de Bruxelles?

Via cette carte, on peut voir où Proximus dispose actuellement d'un réseau 5G. Il s'agit notamment de Louvain, Bruges, Anvers, Courtrai, Mons, Tournai, Charleroi, Namur, Bastogne, Arlon, Gand, Ostende, Knokke-Heist, Malines, Lierre, Ninove et d'autres encore.

Ce qui frappe, c'est que non loin de Bruxelles, comme à Hal et Wavre, des pylônes d'antennes sont prévus pour la 5G, mais pas à Bruxelles même. Deux raisons à cela.

"Bruxelles est très importante pour Proximus. Donc si nous pouvons y investir, nous allons le faire à coup sûr. Mais deux éléments jouent ici", explique Dirk Lybaert, Chief Corporate Affairs chez Proximus.

"Pour la réaffectation, nous avons aussi besoin d'une autorisation, et cela n'a pas marché à Bruxelles. Le second aspect, ce sont les normes de rayonnement. Donc même s'il y avait eu une autorisation administrative pour utiliser le spectre autrement, nous aurions été quand même freinés par les faibles normes de rayonnement à Bruxelles."

Avec ou sans Huawei?

Pour son actuel réseau 4G, Proximus fait appel à Huawei, et c'est provisoirement le cas aussi pour l'équipement 5G. "Aujourd'hui, nous nous basons sur la technologie d'Huawei", déclare Geert Standaert. "Mais deux RFP (request for proposal, ndlr) sont en cours pour le réseau et le 'core', et ici, la décision n'est pas encore prise.

Actuellement, l'entreprise s'associe donc avec Huawei, mais pour le déploiement à part entière de la 5G, le choix n'a pas encore été effectué. Proximus examine aussi la traduction belge de la 'toolbox for 5G security' européenne. Autrement dit, l'entreprise attend de savoir si le gouvernement belge interdira ou non le recours à Huawei en tant que fournisseur télécom.

Comment l'utiliser?

Pour pouvoir utiliser le réseau 5G de Proximus, deux choses s'avèrent nécessaires: un smartphone paré pour la 5G et un abonnement 5G. Proximus lance dans ce but son Mobilus 5G Unlimited à 49,99 euros par mois. Pour ce montant, vous disposerez d'un abonnement d'appels, de SMS et de données illimités. Il n'y aura pas ici de politique d'un usage raisonnable ('fair use policy'), souligne Proximus.

Le déroulement du déploiement de la 5G dans notre pays est une affaire complexe. Il n'y a pas encore d'enchères 5G en vue, mais l'IBPT a laissé entendre ces dernières semaines envisager un déploiement possible au moyen de licences temporaires, pour lesquelles cinq candidats, dont Proximus, se sont manifestés.Ce que fait à présent Proximus, c'est utiliser le spectre de manière créative. Il s'agit de réaffecter pour la 5G la bande 2.100 MHz exploitée aujourd'hui pour la 3G. "Le trafic 3G régresse, ce qui permet parfaitement d'utiliser aussi cette bande pour la 5G. C'est une stratégie que d'autres opérateurs européens, tels Vodafone ou Deutsche Telekom, appliquent également", explique le CTO de Proximus, Geert Standaert.Est-ce de la véritable 5G?C'est ici que le bât blesse: Proximus ne cite pas de vitesses exactes, mais parle d'une vitesse de trente pour cent supérieure à celle de l'actuel signal 4,5G. "C'est de la véritable 5G", insiste Standaert. Mais il apporte aussitôt la nuance, selon laquelle l'entreprise entend ainsi donner surtout un premier avant-goût aux utilisateurs. "La vitesse va encore croître, mais c'est un départ en fanfare", ajoute-t-il.Pour ce qui est des vitesses ultrarapides, la faible latence et toutes les autres promesses de la 5G, il conviendra donc d'attendre encore quelque peu. Le signal sera du 5G, mais dans la pratique, il sera au début surtout question d'un accroissement de la vitesse.Proximus a lancé la 4,5G en 2017 et promettait à l'époque, grâce à une combinaison de trois bandes de fréquences, une vitesse de 900 Mbps dans des conditions optimales, pour aboutir à 1,1 Gbps, dès qu'on arriverait à quatre bandes de fréquences. Cela signifie qu'avec 30 pour cent de plus, on pourrait atteindre une vitesse comprise entre 1,2 et 1,4 Gbps.Mais dans la pratique, les conditions idéales sont rares. C'est ainsi qu'au moment de l'annonce de Proximus, Data News avait effectué un test de vitesse à Alost, une ville équipée de la 4,5G. On en était arrivé à 349 Mbps en téléchargement et à 41,6 Mbps en chargement à l'extérieur, et à respectivement 299 Mbps et 21,9 Mbps à l'intérieur.Si l'on augmente ces valeurs de trente pour cent environ, on atteint une vitesse de téléchargement de 390 à 450 Mbps. Pas mal pour un smartphone, mais bien loin encore de vitesses jusqu'à 3 gigabits per seconde visées à long terme par Proximus.Via cette carte, on peut voir où Proximus dispose actuellement d'un réseau 5G. Il s'agit notamment de Louvain, Bruges, Anvers, Courtrai, Mons, Tournai, Charleroi, Namur, Bastogne, Arlon, Gand, Ostende, Knokke-Heist, Malines, Lierre, Ninove et d'autres encore.Ce qui frappe, c'est que non loin de Bruxelles, comme à Hal et Wavre, des pylônes d'antennes sont prévus pour la 5G, mais pas à Bruxelles même. Deux raisons à cela."Bruxelles est très importante pour Proximus. Donc si nous pouvons y investir, nous allons le faire à coup sûr. Mais deux éléments jouent ici", explique Dirk Lybaert, Chief Corporate Affairs chez Proximus."Pour la réaffectation, nous avons aussi besoin d'une autorisation, et cela n'a pas marché à Bruxelles. Le second aspect, ce sont les normes de rayonnement. Donc même s'il y avait eu une autorisation administrative pour utiliser le spectre autrement, nous aurions été quand même freinés par les faibles normes de rayonnement à Bruxelles."Pour son actuel réseau 4G, Proximus fait appel à Huawei, et c'est provisoirement le cas aussi pour l'équipement 5G. "Aujourd'hui, nous nous basons sur la technologie d'Huawei", déclare Geert Standaert. "Mais deux RFP (request for proposal, ndlr) sont en cours pour le réseau et le 'core', et ici, la décision n'est pas encore prise.Actuellement, l'entreprise s'associe donc avec Huawei, mais pour le déploiement à part entière de la 5G, le choix n'a pas encore été effectué. Proximus examine aussi la traduction belge de la 'toolbox for 5G security' européenne. Autrement dit, l'entreprise attend de savoir si le gouvernement belge interdira ou non le recours à Huawei en tant que fournisseur télécom.Pour pouvoir utiliser le réseau 5G de Proximus, deux choses s'avèrent nécessaires: un smartphone paré pour la 5G et un abonnement 5G. Proximus lance dans ce but son Mobilus 5G Unlimited à 49,99 euros par mois. Pour ce montant, vous disposerez d'un abonnement d'appels, de SMS et de données illimités. Il n'y aura pas ici de politique d'un usage raisonnable ('fair use policy'), souligne Proximus.