L'IBPT avait en juin 2018 déjà étudié l'impact d'un éventuel quatrième opérateur. A la demande de la ministre des télécommunications De Sutter, le régulateur vient à présent d'actualiser cette étude. Entre-temps, on évoque en effet de nouvelles enchères spectrales, alors qu'un candidat concret, à savoir Cegeka/Citymesh, a récemment fait part de ses ambitions.

Concurrence

Dans son rapport, le régulateur prétend qu'il n'y a actuellement aucun grand problème de concurrence sur le marché mobile, notamment parce qu'il existe trois réseaux et que les MVNO y ont accès. Mais il fait aussi observer qu'entre-temps, il y a eu une consolidation entre les principaux opérateurs virtuels (Telenet, aujourd'hui avec Base) et Mobile Vikings (récemment racheté par Proximus).

Le niveau des prix est bon et a tendance à baisser, mais les gros utilisateurs (plus de 5 giga-octets de données mobiles par mois) paient quand même plus en Belgique que dans les pays voisins. Quant à la couverture et à la qualité du service, elles sont très bonnes.

L'IBPT fait cependant observer que cette concurrence pourrait à coup sûr être renforcée par un quatrième opérateur. Et de faire référence notamment à la France, aux Pays-Bas et à l'Italie, où les prix ont dans un premier temps diminué suite à l'arrivée d'un quatrième acteur. A l'inverse, les consolidations de quatre à trois acteurs génèrent souvent des hausses tarifaires.

Investissements

L'une des raisons principales de ne pas autoriser un quatrième acteur, c'est que les opérateurs existants devraient alors prévoir une infrastructure quasiment identique pour moins de clients. C'est ainsi, selon le régulateur, qu'il existe des éléments démontrant que le niveau des investissements des opérateurs serait sous pression, surtout ceux qui enregistrent des bénéfices moindres.

En même temps, l'IBPT relativise aussi le fait que l'impact est malaisé à prévoir. C'est ainsi que les investissements dépendent fortement des nouvelles technologies, comme l'entrée en fonction de la 4G et, bientôt, de la 5G. Et de faire observer qu'aux Pays-Bas, le déploiement de la 4G s'est accéléré par l'arrivée de Tele2 en son temps.

Le moment le plus favorable sur vingt ans

Mais toujours selon le régulateur, c'est également le moment le plus favorable au cours des deux décennies à venir d'autoriser un quatrième opérateur. En raison des enchères spectrales, trente pour cent de spectre en plus viendront s'ajouter sous la barre d'1 GHz. Cela permettra de faire acheter plus de spectre aux acteurs existants, même avec un quatrième opérateur.

De plus, il y aura encore du spectre inutilisé, capable d'absorber une partie de la capacité. 'Nonobstant l'augmentation des données mobiles, il y aura donc une capacité spectrale suffisante disponible que pour attribuer des fréquences à un quatrième acteur sur le marché', peut-on lire dans le rapport.

Mais...

En même temps, l'IBPT signale que l'arrivée d'un quatrième acteur nécessitera des adaptations de la part des opérateurs existants. Il subsistera ainsi moins de spectre dans la bande des 900 MHz. Cela signifie qu'un acteur devra se contenter sur cette bande de 5 MHz au lieu de 10 MHz, ce qui pourra avoir des conséquences sur la couverture 2G, 3G ou 4G dans des zones rurales. Du coup, un opérateur existant et le nouvel acteur auront également un peu moins de spectre dans la bande des 700 MHz, ce qui pourrait impacter la couverture intérieure.

Selon l'IBPT, la situation pourrait cependant s'arranger, notamment en mettant fin plus rapidement à de l'ancienne technologie (par exemple la 3G), afin que ce spectre puisse être réutilisé. Mais le régulateur n'exclut pas des problèmes de qualité temporaires.

Si le marché le souhaite

Mais malgré ces éventuels problèmes, l'IBPT n'exclut pas l'arrivée d'un quatrième opérateur mobile. Il fait observer que cet acteur devra recevoir un support supplémentaire, comme l'itinérance nationale (utiliser le réseau d'un concurrent là où il n'y a pas encore de couverture) et un délai allongé pour atteindre cette couverture nationale.

Le régulateur ajoute encore qu'il n'est pas question de désigner un quatrième acteur, car la demande doit d'abord émaner du marché même. Or on ne peut pas dire ici que la clarté ait été de mise durant pas mal de temps. Ces dernières années, on a en effet vu apparaître des noms d'acteurs qui voulaient entre autres prendre une licence 5G temporaire, mais même Cegeka et Citymesh se positionnèrent explicitement au début de cette année comme des fournisseurs sur le marché professionnel.

Entre-temps, leurs ambitions ont été revues, et l'entreprise fusionnée (Cegeka a entre-temps racheté Citymesh) a annoncé de manière très explicite son désir d'être également active sur le marché à la consommation et de devenir le quatrième opérateur mobile à côté de Proximus, Orange et Telenet/Base.

L'IBPT avait en juin 2018 déjà étudié l'impact d'un éventuel quatrième opérateur. A la demande de la ministre des télécommunications De Sutter, le régulateur vient à présent d'actualiser cette étude. Entre-temps, on évoque en effet de nouvelles enchères spectrales, alors qu'un candidat concret, à savoir Cegeka/Citymesh, a récemment fait part de ses ambitions.Dans son rapport, le régulateur prétend qu'il n'y a actuellement aucun grand problème de concurrence sur le marché mobile, notamment parce qu'il existe trois réseaux et que les MVNO y ont accès. Mais il fait aussi observer qu'entre-temps, il y a eu une consolidation entre les principaux opérateurs virtuels (Telenet, aujourd'hui avec Base) et Mobile Vikings (récemment racheté par Proximus). Le niveau des prix est bon et a tendance à baisser, mais les gros utilisateurs (plus de 5 giga-octets de données mobiles par mois) paient quand même plus en Belgique que dans les pays voisins. Quant à la couverture et à la qualité du service, elles sont très bonnes.L'IBPT fait cependant observer que cette concurrence pourrait à coup sûr être renforcée par un quatrième opérateur. Et de faire référence notamment à la France, aux Pays-Bas et à l'Italie, où les prix ont dans un premier temps diminué suite à l'arrivée d'un quatrième acteur. A l'inverse, les consolidations de quatre à trois acteurs génèrent souvent des hausses tarifaires.L'une des raisons principales de ne pas autoriser un quatrième acteur, c'est que les opérateurs existants devraient alors prévoir une infrastructure quasiment identique pour moins de clients. C'est ainsi, selon le régulateur, qu'il existe des éléments démontrant que le niveau des investissements des opérateurs serait sous pression, surtout ceux qui enregistrent des bénéfices moindres.En même temps, l'IBPT relativise aussi le fait que l'impact est malaisé à prévoir. C'est ainsi que les investissements dépendent fortement des nouvelles technologies, comme l'entrée en fonction de la 4G et, bientôt, de la 5G. Et de faire observer qu'aux Pays-Bas, le déploiement de la 4G s'est accéléré par l'arrivée de Tele2 en son temps.Mais toujours selon le régulateur, c'est également le moment le plus favorable au cours des deux décennies à venir d'autoriser un quatrième opérateur. En raison des enchères spectrales, trente pour cent de spectre en plus viendront s'ajouter sous la barre d'1 GHz. Cela permettra de faire acheter plus de spectre aux acteurs existants, même avec un quatrième opérateur.De plus, il y aura encore du spectre inutilisé, capable d'absorber une partie de la capacité. 'Nonobstant l'augmentation des données mobiles, il y aura donc une capacité spectrale suffisante disponible que pour attribuer des fréquences à un quatrième acteur sur le marché', peut-on lire dans le rapport.En même temps, l'IBPT signale que l'arrivée d'un quatrième acteur nécessitera des adaptations de la part des opérateurs existants. Il subsistera ainsi moins de spectre dans la bande des 900 MHz. Cela signifie qu'un acteur devra se contenter sur cette bande de 5 MHz au lieu de 10 MHz, ce qui pourra avoir des conséquences sur la couverture 2G, 3G ou 4G dans des zones rurales. Du coup, un opérateur existant et le nouvel acteur auront également un peu moins de spectre dans la bande des 700 MHz, ce qui pourrait impacter la couverture intérieure.Selon l'IBPT, la situation pourrait cependant s'arranger, notamment en mettant fin plus rapidement à de l'ancienne technologie (par exemple la 3G), afin que ce spectre puisse être réutilisé. Mais le régulateur n'exclut pas des problèmes de qualité temporaires.Mais malgré ces éventuels problèmes, l'IBPT n'exclut pas l'arrivée d'un quatrième opérateur mobile. Il fait observer que cet acteur devra recevoir un support supplémentaire, comme l'itinérance nationale (utiliser le réseau d'un concurrent là où il n'y a pas encore de couverture) et un délai allongé pour atteindre cette couverture nationale.Le régulateur ajoute encore qu'il n'est pas question de désigner un quatrième acteur, car la demande doit d'abord émaner du marché même. Or on ne peut pas dire ici que la clarté ait été de mise durant pas mal de temps. Ces dernières années, on a en effet vu apparaître des noms d'acteurs qui voulaient entre autres prendre une licence 5G temporaire, mais même Cegeka et Citymesh se positionnèrent explicitement au début de cette année comme des fournisseurs sur le marché professionnel.Entre-temps, leurs ambitions ont été revues, et l'entreprise fusionnée (Cegeka a entre-temps racheté Citymesh) a annoncé de manière très explicite son désir d'être également active sur le marché à la consommation et de devenir le quatrième opérateur mobile à côté de Proximus, Orange et Telenet/Base.