Citymesh, dans lequel l'acteur IT limbourgeois Cegeka dispose depuis cette année d'une participation majoritaire, fait depuis quelques années déjà fureur en sa qualité de premier opérateur télécom à disposer d'un spectre 5G. Grâce à la prise de participation de Cegeka, les ambitions télécoms des deux entreprises se sont rejointes, mais à chaque fois, le duo déclarait vouloir cibler uniquement le marché professionnel.

100 millions d'euros

Tel n'est plus le cas désormais. Citymesh annonce formellement se porter candidate pour une quatrième licence avec l'éventail spectral complet des 700MHz, 900MHz, 1.400MHz, 1.800MHz et 2.000MHz, en plus des 2.600MHz et 3.500 MHz qu'elle possède déjà. Elle entend aussi déployer un réseau national dans les années à venir, des efforts allant de pair avec un investissement de cent millions d'euros.

Le fait que ses ambitions se soient ainsi rapidement étendues, est dû à une combinaison de circonstances. Au niveau politique, il y a bien de la place pour un quatrième opérateur et puis, il y a les enchères spectrales qui offriront à l'entreprise l'opportunité d'acheter autant de capacité que celle les trois réseaux mobiles existants.

Quiconque vise le spectre des 700 MHz, se verra contraint de déployer un réseau national. 'Nous voulons ce spectre pour différents use cases sur le marché professionnel, mais comme nous serons obligés de mettre en oeuvre un réseau de couverture et que nous avons en interne tout ce qu'il faut pour les cartes SIM, l'approvisionnement et toute autre infrastructure, nous avons réfléchi à ce que seront nos options', explique Mitch De Geest, CEO de Citymesh, à Data News. 'Et que vous activiez une carte SIM pour consommateurs ou clients professionnels, il n'y a guère de différence finalement.'

Réseau national

Mettre en oeuvre un réseau national, concurrençant les réseaux de Proximus, Telenet/Base ou Orange, cela demande non seulement des investissements, mais aussi du temps. L'entreprise se donne dix ans pour mettre en place un réseau offrant une couverture comparable. Mais cela ne doit faire aucune différence pour l'utilisateur final.

C'est ainsi que depuis l'année dernière, Citymesh a conclu un accord avec Proximus pour pouvoir utiliser ses réseaux fixe et mobile là où l'entreprise ne dispose pas elle-même d'une couverture. Dans le gouvernement précédent, où l'actuel premier ministre De Croo était responsable des télécommunications, il était également question de faire utiliser le réseau de la concurrence par un quatrième opérateur en attendant que ce dernier n'installe son propre réseau. Dans la pratique, cela signifie qu'un client de Citymesh possédant une carte SIM Citymesh migrera sans problème du réseau de Citymesh vers celui de Proximus.

'Aujourd'hui, nous sommes activement occupés à nous connecter au réseau de Proximus. Nous avons donc déjà accès à un réseau mobile national, mais au fur et à mesure que nous activerons nos propres cellules, nous pourrons desservir les clients avec notre propre réseau sur notre propre spectre', explique De Geest.

Nouvelle appellation

Ce quatrième opérateur n'utilisera probablement pas l'appellation Citymesh ou Cegeka. 'Nous volons éviter toute confusion avec ce que font aujourd'hui Citymesh et Cegeka. Tout le personnel restera aussi à son poste', ajoute encore De Geest. 'Nous allons néanmoins créer une nouvelle entité, où nous regrouperons des collaborateurs expérimentés en B2C, un service clientèle, un helpdesk et le marketing dont a besoin un acteur B2C mobile.'

Il semble dès lors que le quatrième opérateur sera une sorte d'opérateur virtuel (MVNO) actif sur l'infrastructure de Citymesh. On pourrait comparer cela à Mobile Vikings, qui propose des services télécoms sur le réseau de Proximus, qui appartient à Proximus, mais qui opère en grande partie de manière indépendante de la société-mère.

Citymesh, dans lequel l'acteur IT limbourgeois Cegeka dispose depuis cette année d'une participation majoritaire, fait depuis quelques années déjà fureur en sa qualité de premier opérateur télécom à disposer d'un spectre 5G. Grâce à la prise de participation de Cegeka, les ambitions télécoms des deux entreprises se sont rejointes, mais à chaque fois, le duo déclarait vouloir cibler uniquement le marché professionnel.100 millions d'eurosTel n'est plus le cas désormais. Citymesh annonce formellement se porter candidate pour une quatrième licence avec l'éventail spectral complet des 700MHz, 900MHz, 1.400MHz, 1.800MHz et 2.000MHz, en plus des 2.600MHz et 3.500 MHz qu'elle possède déjà. Elle entend aussi déployer un réseau national dans les années à venir, des efforts allant de pair avec un investissement de cent millions d'euros.Le fait que ses ambitions se soient ainsi rapidement étendues, est dû à une combinaison de circonstances. Au niveau politique, il y a bien de la place pour un quatrième opérateur et puis, il y a les enchères spectrales qui offriront à l'entreprise l'opportunité d'acheter autant de capacité que celle les trois réseaux mobiles existants.Quiconque vise le spectre des 700 MHz, se verra contraint de déployer un réseau national. 'Nous voulons ce spectre pour différents use cases sur le marché professionnel, mais comme nous serons obligés de mettre en oeuvre un réseau de couverture et que nous avons en interne tout ce qu'il faut pour les cartes SIM, l'approvisionnement et toute autre infrastructure, nous avons réfléchi à ce que seront nos options', explique Mitch De Geest, CEO de Citymesh, à Data News. 'Et que vous activiez une carte SIM pour consommateurs ou clients professionnels, il n'y a guère de différence finalement.'Réseau nationalMettre en oeuvre un réseau national, concurrençant les réseaux de Proximus, Telenet/Base ou Orange, cela demande non seulement des investissements, mais aussi du temps. L'entreprise se donne dix ans pour mettre en place un réseau offrant une couverture comparable. Mais cela ne doit faire aucune différence pour l'utilisateur final.C'est ainsi que depuis l'année dernière, Citymesh a conclu un accord avec Proximus pour pouvoir utiliser ses réseaux fixe et mobile là où l'entreprise ne dispose pas elle-même d'une couverture. Dans le gouvernement précédent, où l'actuel premier ministre De Croo était responsable des télécommunications, il était également question de faire utiliser le réseau de la concurrence par un quatrième opérateur en attendant que ce dernier n'installe son propre réseau. Dans la pratique, cela signifie qu'un client de Citymesh possédant une carte SIM Citymesh migrera sans problème du réseau de Citymesh vers celui de Proximus.'Aujourd'hui, nous sommes activement occupés à nous connecter au réseau de Proximus. Nous avons donc déjà accès à un réseau mobile national, mais au fur et à mesure que nous activerons nos propres cellules, nous pourrons desservir les clients avec notre propre réseau sur notre propre spectre', explique De Geest.Nouvelle appellationCe quatrième opérateur n'utilisera probablement pas l'appellation Citymesh ou Cegeka. 'Nous volons éviter toute confusion avec ce que font aujourd'hui Citymesh et Cegeka. Tout le personnel restera aussi à son poste', ajoute encore De Geest. 'Nous allons néanmoins créer une nouvelle entité, où nous regrouperons des collaborateurs expérimentés en B2C, un service clientèle, un helpdesk et le marketing dont a besoin un acteur B2C mobile.'Il semble dès lors que le quatrième opérateur sera une sorte d'opérateur virtuel (MVNO) actif sur l'infrastructure de Citymesh. On pourrait comparer cela à Mobile Vikings, qui propose des services télécoms sur le réseau de Proximus, qui appartient à Proximus, mais qui opère en grande partie de manière indépendante de la société-mère.