Ces dissidents chinois, qui habitent aux Etats-Unis et à Hong Kong, voulaient commémorer l'anniversaire du bain de sang perpétré en son temps place Tienanmen à Pékin. Parmi les participants à cette commémoration, il y avait cependant aussi des personnes vivant en Chine. Selon The Humanitarian Group, l'un des comptes bloqués, le meeting avait été interrompu par respect des 'lois locales'.

Dans un message posté sur un blog, l'entreprise déclare à présent qu'elle a restauré les comptes. Zoom signale que les autorités chinoises l'avaient informée en mai et début juin que quatre réunions allaient être organisées par des activistes, afin de commémorer ce qui s'était passé place Tienanmen à Pékin. Trois de ces réunions seraient suivies aussi par des participants issus de Chine, après quoi Zoom interrompit les réunions et bloqua les organisateurs par respect des lois en vigueur en Chine interdisant ce genre de réunions. L'entreprise prétend que la quatrième réunion a pu avoir lieu, parce qu'il n'y avait aucun participant originaire de Chine.

Dans le message posté, Zoom ajoute qu'elle prépare de nouvelles fonctions qui devraient permettre de bloquer des utilisateurs sur base de leur localisation. "Zoom est en train de développer une technologie nous permettant de supprimer ou de bloquer des participants sur base de leur emplacement", écrit l'entreprise. "Cela nous permettra de répondre aux requêtes d'autorités locales qui trouvent que certaines activités sur notre plate-forme sont illégales sur leur territoire."

Zoom affirme encore qu'elle n'aurait pas interrompu les réunions si elle avait eu la possibilité de bloquer les participants sur base de leur localisation géographique. Des personnes en dehors de la Chine auraient ainsi pu parler de Tienanmen, selon le raisonnement, et la censure chinoise ne s'appliquerait que dans le pays même. Lors du bain de sang place Tienanmen, il y a 31 ans déjà, les autorités chinoises avaient violemment réprimé des manifestants qui menaient sur cette place des actions pour plus de démocratie. Les commémorations de Tienanmen se tiennent généralement le 4 juin. Ce sujet est tabou en Chine.

Zoom a essuyé de nombreuses critiques à propos du retrait (temporaire) des comptes et l'acceptation par l'entreprise de se plier à la censure chinoise. En tant qu'entreprise américaine, argumentent les activistes, elle doit souscrire aux valeurs des Etats-Unis, telles la liberté d'expression.

La campagne de dénigrement vient s'ajouter à toute une série de scandales ciblant la plate-forme vidéo ces derniers mois. Cette plate-forme a crû fortement en peu de temps, parce qu'elle a été souvent utilisée à l'échelle mondiale durant la période de confinement, afin de maintenir le contact. Mais cette croissance est aussi allée de pair avec des questions à propos de problèmes de sécurité, dont la pratique du 'zoombombing' (qui permet à des gens de prendre part à des réunions de quelqu'un d'autre) et un manque de cryptage. Précédemment encore, l'entreprise a été montrée également du doigt pour avoir fait transiter des appels par la Chine, ce que Zoom elle-même appelle une faute de sa part.

Ces dissidents chinois, qui habitent aux Etats-Unis et à Hong Kong, voulaient commémorer l'anniversaire du bain de sang perpétré en son temps place Tienanmen à Pékin. Parmi les participants à cette commémoration, il y avait cependant aussi des personnes vivant en Chine. Selon The Humanitarian Group, l'un des comptes bloqués, le meeting avait été interrompu par respect des 'lois locales'.Dans un message posté sur un blog, l'entreprise déclare à présent qu'elle a restauré les comptes. Zoom signale que les autorités chinoises l'avaient informée en mai et début juin que quatre réunions allaient être organisées par des activistes, afin de commémorer ce qui s'était passé place Tienanmen à Pékin. Trois de ces réunions seraient suivies aussi par des participants issus de Chine, après quoi Zoom interrompit les réunions et bloqua les organisateurs par respect des lois en vigueur en Chine interdisant ce genre de réunions. L'entreprise prétend que la quatrième réunion a pu avoir lieu, parce qu'il n'y avait aucun participant originaire de Chine.Dans le message posté, Zoom ajoute qu'elle prépare de nouvelles fonctions qui devraient permettre de bloquer des utilisateurs sur base de leur localisation. "Zoom est en train de développer une technologie nous permettant de supprimer ou de bloquer des participants sur base de leur emplacement", écrit l'entreprise. "Cela nous permettra de répondre aux requêtes d'autorités locales qui trouvent que certaines activités sur notre plate-forme sont illégales sur leur territoire."Zoom affirme encore qu'elle n'aurait pas interrompu les réunions si elle avait eu la possibilité de bloquer les participants sur base de leur localisation géographique. Des personnes en dehors de la Chine auraient ainsi pu parler de Tienanmen, selon le raisonnement, et la censure chinoise ne s'appliquerait que dans le pays même. Lors du bain de sang place Tienanmen, il y a 31 ans déjà, les autorités chinoises avaient violemment réprimé des manifestants qui menaient sur cette place des actions pour plus de démocratie. Les commémorations de Tienanmen se tiennent généralement le 4 juin. Ce sujet est tabou en Chine.Zoom a essuyé de nombreuses critiques à propos du retrait (temporaire) des comptes et l'acceptation par l'entreprise de se plier à la censure chinoise. En tant qu'entreprise américaine, argumentent les activistes, elle doit souscrire aux valeurs des Etats-Unis, telles la liberté d'expression.La campagne de dénigrement vient s'ajouter à toute une série de scandales ciblant la plate-forme vidéo ces derniers mois. Cette plate-forme a crû fortement en peu de temps, parce qu'elle a été souvent utilisée à l'échelle mondiale durant la période de confinement, afin de maintenir le contact. Mais cette croissance est aussi allée de pair avec des questions à propos de problèmes de sécurité, dont la pratique du 'zoombombing' (qui permet à des gens de prendre part à des réunions de quelqu'un d'autre) et un manque de cryptage. Précédemment encore, l'entreprise a été montrée également du doigt pour avoir fait transiter des appels par la Chine, ce que Zoom elle-même appelle une faute de sa part.