Les autorités américaines ont imposé à Huawei de continuer de commercer avec les entreprises américaines jusqu'au 19 août, après quoi les liens seront rompus. L'un des effets de cette décision est que l'acteur télécom chinois doit rechercher un système d'exploitation pour ses téléphones mobiles et ses ordinateurs portables, puisqu'il ne pourra plus se tourner vers Android ou Microsoft.

Ce système d'exploitation, apprend-on à la lecture d'un communiqué de TechRadar, est en préparation depuis un certain temps déjà et pourrait être déployé l'année prochaine à l'échelle mondiale. "Huawei savait que cela allait arriver et s'y est préparée", déclare Alaa Elshimy, managing director et vp de l'Enterprise Business Group Middle East, au site technologique. "Le système d'exploitation était prêt en janvier 2018 et représentait notre 'Plan B'. Nous ne souhaitions pas encore le lancer sur le marché, parce que nous entretenions d'excellentes relations avec Google et d'autres et nous ne voulions pas les mettre en danger."

Et Elshimy d'indiquer que le système d'exploitation serait déployé le mois prochain, mais cette affirmation a entre-temps été infirmée par le service de communication d'Huawei même. L'OS, qui a reçu le nom de code HongMeng et sortira probablement sur le marché sous l'appellation Ark OS, devrait être prêt d'ici la fin de l'année pour le marché chinois et pourrait être déployé au niveau mondial début de l'année prochaine. L'on s'attend à ce qu'il soit compatible avec les téléphones mobiles et les tablettes, mais aussi avec les ordinateurs, téléviseurs, voitures connectées, 'wearables', etc. Huawei lancerait aussi sa propre Appgallery, où les utilisateurs pourraient télécharger des applis. Leur nombre n'est pas encore connu car la plupart des créateurs d'applis se trouvent actuellement dans une position, où ils ne doivent programmer que pour deux systèmes d'exploitation mobiles: Android et iOS (étant donné que les utilisateurs restants de Blackberry OS, Windows Phone et autres représentent une quantité négligeable).

La semaine dernière, le 20 mai, Google annonçait qu'elle ne pourrait plus fournir à Huawei, après que les autorités américaines aient placé cette entreprise sur une liste noire. Très vite, on apprit aussi que d'autres firmes, telles les fondeurs de puces Intel, Qualcomm, Micron, ARM et d'autres, prenaient une décision identique. Huawei a également été expulsée de quelques alliances internationales, dont celles axées sur le wifi et Bluetooth. L'entreprise fabrique depuis assez longtemps déjà ses propres puces, même si elles sont basées sur l'architecture d'ARM. En matière de wifi et de Bluetooth, il existe une norme internationale, selon Elshimy, et Huawei ne devrait donc pas avoir de problèmes.