Quelques jours après que les autorités américaines aient interdit de collaborer encore avec Huawei, et le lendemain après avoir encore attribué une licence à l'entreprise chinoise pour une période de transition de trois mois, le développeur de puces ARM a rompu ses relations avec cette entreprise.

La société britannique ARM a recommandé à ses collaborateurs de geler toutes les affaires en cours avec Huawei, comme l'annonce la chaîne britannique BBC. Cela comprendrait tous les contrats actifs, mais aussi le support et toutes les relations futures. Il s'agit là d'un sale coup pour Huawei, du fait que l'architecture d'ARM forme la base de la majorité des processeurs mobiles actuellement sur le marché. On y retrouve aussi les puces Kirin d'Huawei, alors que le géant technologique chinois paie des licences à ARM pour les produire.

Sans ces licences, Huawei ne pourrait donc pas fabriquer les puces Kirin pour ses appareils mobiles. Il en résulterait que la production de ces derniers pourrait être sérieusement menacée, surtout si ce bannissement est de longue durée. Il n'existe pas vraiment d'alternatives, puisque les puces (américaines) d'Intel, de Qualcomm ou Broadcom sont également soumises au bannissement.

ARM est établie en Grande-Bretagne et est la propriété de la société japonaise Softbank. Un grande partie de sa technologie serait cependant d'origine américaine, ce qui fait que l'entreprise craint qu'elle soit aussi sujette au bannissement.