Le système actuel ne permet aux applis sur iOS que de se faire payer via l'App Store. Cela signifie aussi qu'Apple empoche de quinze à trente pour cent de commission sur chaque achat d'une appli ou 'in-app'. C'est un système qui avait précédemment déjà valu à Apple pas mal de critiques, notamment de la part d'Epic, l'éditeur de jeux tels Fortnite. Dans le cadre d'un procès opposant les deux firmes, Apple s'était vu intimer par un juge d'autoriser des systèmes de paiement alternatifs (sans commission donc), mais l'affaire se trouve momentanément encore en phase d'appel.

Suite au procès intenté par Epic, divers régulateurs ont lancé des enquêtes sur Apple et Google, les deux firmes qui gèrent ensemble quasiment tous les appareils mobiles en circulation (et qui exigent des commissions élevées sur les paiements). La Corée du Sud et le Japon notamment ont voté des lois en vue d'assouplir les règles visant les éditeurs d'applis. La Commission européenne a elle aussi entamé une enquête.

L'amour à moindre coût

Mais un procès du genre a aussi eu lieu aux Pays-Bas. Le régulateur qui s'appelle la Nederlandse Autoriteit voor Consument en Markt (ACM), a à présent décidé qu'Apple doit permettre aux applis d'utiliser leur propre système de paiement, et plus spécifiquement les applis de rencontres. Si Apple n'autorise pas des alternatives dans les deux mois à suivre, elle se verra imposer une astreinte de 5 millions d'euros, selon ACM.

'Certains fournisseurs d'applis sont dépendants de l'App Store d'Apple, et cette dernière en abuse', déclare Martijn Snoep, le directeur général d'ACM, dans un communiqué de presse. 'De par sa position dominante, Apple doit assumer des responsabilités spécifiques. Voilà pourquoi l'entreprise doit également prendre au sérieux les intérêts des fournisseurs d'applis et appliquer des conditions raisonnables. C'est ce que nous imposons dorénavant. La protection des personnes et des entreprises contre l'abus de la domination du marché dans l'économie numérique représente l'une de nos principales tâches.'

La plainte déposée auprès de l'ACM émane de Match.com, la société-mère d'OKCupid et de Tinder notamment. Le jugement ne porte dès lors ici que sur les applis de rencontres et pas sur les jeux par exemple, comme c'est le cas d'Epic. Apple a jusqu'au 15 janvier pour faire appel. Dans une réaction, l'entreprise indique qu'elle n'occupe pas une position dominante aux Pays-Bas et qu'elle respecte en tout point les règles européennes.

Le système actuel ne permet aux applis sur iOS que de se faire payer via l'App Store. Cela signifie aussi qu'Apple empoche de quinze à trente pour cent de commission sur chaque achat d'une appli ou 'in-app'. C'est un système qui avait précédemment déjà valu à Apple pas mal de critiques, notamment de la part d'Epic, l'éditeur de jeux tels Fortnite. Dans le cadre d'un procès opposant les deux firmes, Apple s'était vu intimer par un juge d'autoriser des systèmes de paiement alternatifs (sans commission donc), mais l'affaire se trouve momentanément encore en phase d'appel.Suite au procès intenté par Epic, divers régulateurs ont lancé des enquêtes sur Apple et Google, les deux firmes qui gèrent ensemble quasiment tous les appareils mobiles en circulation (et qui exigent des commissions élevées sur les paiements). La Corée du Sud et le Japon notamment ont voté des lois en vue d'assouplir les règles visant les éditeurs d'applis. La Commission européenne a elle aussi entamé une enquête.Mais un procès du genre a aussi eu lieu aux Pays-Bas. Le régulateur qui s'appelle la Nederlandse Autoriteit voor Consument en Markt (ACM), a à présent décidé qu'Apple doit permettre aux applis d'utiliser leur propre système de paiement, et plus spécifiquement les applis de rencontres. Si Apple n'autorise pas des alternatives dans les deux mois à suivre, elle se verra imposer une astreinte de 5 millions d'euros, selon ACM.'Certains fournisseurs d'applis sont dépendants de l'App Store d'Apple, et cette dernière en abuse', déclare Martijn Snoep, le directeur général d'ACM, dans un communiqué de presse. 'De par sa position dominante, Apple doit assumer des responsabilités spécifiques. Voilà pourquoi l'entreprise doit également prendre au sérieux les intérêts des fournisseurs d'applis et appliquer des conditions raisonnables. C'est ce que nous imposons dorénavant. La protection des personnes et des entreprises contre l'abus de la domination du marché dans l'économie numérique représente l'une de nos principales tâches.'La plainte déposée auprès de l'ACM émane de Match.com, la société-mère d'OKCupid et de Tinder notamment. Le jugement ne porte dès lors ici que sur les applis de rencontres et pas sur les jeux par exemple, comme c'est le cas d'Epic. Apple a jusqu'au 15 janvier pour faire appel. Dans une réaction, l'entreprise indique qu'elle n'occupe pas une position dominante aux Pays-Bas et qu'elle respecte en tout point les règles européennes.