Après le jugement prononcé par la Haute Cour, il semble quasiment certain que le Britannique Lynch sera extradé aux Etats-Unis, où il sera jugé pour fraude. L'échec du rachat de l'entreprise de données massives ('big data') Autonomy avait provoqué un scandale il y a dix ans déjà. Selon Lynch, plusieurs directeurs de l'ex-HP, dont le CEO Apotheker, n'avaient pas bien lu le dossier, avant de se prononcer en faveur du rachat gigantesque pour l'époque d'un montant de 11 milliards de dollars.

De quoi s'agissait-il donc?

En 2011, l'ex-HP racheta la jeune pousse britannique Autonomy. Cette dernière développait un logiciel d'analyse de données, et le rachat avait été à l'époque considéré par l'analyste Gartner comme un pas accompli par HP vers les 'big data'. Le géant technologique déboursa 11,7 milliards de dollars pour acquérir la startup, ce qui constituait à ce moment là la troisième plus importante reprise effectuée par H, après Compaq et EDS.

Mais il y eut bien vite anguille sous roche. Lors de la publication de ses résultats trimestriels, fin 2012, HP annonça la nécessité d'enregistrer une dépréciation de 8,8 milliards d'euros en raison 'd'irrégularités' lors du rachat d'Autonomy. En bref, elle avait payé nettement trop pour la jeune pousse. Selon HP, c'était dû au fait qu'Autonomy avait dressé une présentation erronée de ses finances et de ses prévisions. L'entreprise aurait entre autres fraudé lors de l'enregistrement de ses chiffres de vente.

Mike Lynch, le fondateur d'Autonomy, déclare cependant qu'il a toujours respecté la loi britannique. Il l'a répété dans une interview portant sur une mauvaise gestion, suite à laquelle HP s'est complètement plantée sur le plan de l'intégration de la petite entreprise en son sein. Et d'ajouter que les directeurs de HP auraient dû faire preuve de plus de vigilance et qu'ils n'auraient pas lu les rapports relatifs à Autonomy, avant de la racheter. Le rôle de quatre auditeurs différents, dont Deloitte, ayant rédigé des rapports positifs sur Autonomy, a également été mis en doute. Si l'entreprise avait vraiment fraudé de la sorte, les auditeurs n'auraient-ils pas dû s'en apercevoir?

Aujourd'hui en 2022

Tout ce tumulte provoqué par des procès intentés tant par HP que par Mike Lynch, a aujourd'hui gagné le système juridique britannique. La Haute Cour de Justice vient de donner en grande partie raison à HPE (qui a hérité de l'affaire lors de la scission de l'entreprise en 2015). Cela signifie que Lynch sera probablement extradé aux Etats-Unis, à moins que le ministre britannique de l'intérieur l'en empêche ce soir.

En cas d'extradition, Lynch sera jugé pour fraude aux Etats-Unis, dans le cadre d'un procès criminel intenté par le FBI avec le soutien de HPE. Le co-fondateur d'Autonomy, Sushovan Hussain, avait précédemment déjà été condamné aux Etats-Unis à une peine de cinq ans de prison pour fraude dans cette même affaire.

Après le jugement prononcé par la Haute Cour, il semble quasiment certain que le Britannique Lynch sera extradé aux Etats-Unis, où il sera jugé pour fraude. L'échec du rachat de l'entreprise de données massives ('big data') Autonomy avait provoqué un scandale il y a dix ans déjà. Selon Lynch, plusieurs directeurs de l'ex-HP, dont le CEO Apotheker, n'avaient pas bien lu le dossier, avant de se prononcer en faveur du rachat gigantesque pour l'époque d'un montant de 11 milliards de dollars.En 2011, l'ex-HP racheta la jeune pousse britannique Autonomy. Cette dernière développait un logiciel d'analyse de données, et le rachat avait été à l'époque considéré par l'analyste Gartner comme un pas accompli par HP vers les 'big data'. Le géant technologique déboursa 11,7 milliards de dollars pour acquérir la startup, ce qui constituait à ce moment là la troisième plus importante reprise effectuée par H, après Compaq et EDS.Mais il y eut bien vite anguille sous roche. Lors de la publication de ses résultats trimestriels, fin 2012, HP annonça la nécessité d'enregistrer une dépréciation de 8,8 milliards d'euros en raison 'd'irrégularités' lors du rachat d'Autonomy. En bref, elle avait payé nettement trop pour la jeune pousse. Selon HP, c'était dû au fait qu'Autonomy avait dressé une présentation erronée de ses finances et de ses prévisions. L'entreprise aurait entre autres fraudé lors de l'enregistrement de ses chiffres de vente.Mike Lynch, le fondateur d'Autonomy, déclare cependant qu'il a toujours respecté la loi britannique. Il l'a répété dans une interview portant sur une mauvaise gestion, suite à laquelle HP s'est complètement plantée sur le plan de l'intégration de la petite entreprise en son sein. Et d'ajouter que les directeurs de HP auraient dû faire preuve de plus de vigilance et qu'ils n'auraient pas lu les rapports relatifs à Autonomy, avant de la racheter. Le rôle de quatre auditeurs différents, dont Deloitte, ayant rédigé des rapports positifs sur Autonomy, a également été mis en doute. Si l'entreprise avait vraiment fraudé de la sorte, les auditeurs n'auraient-ils pas dû s'en apercevoir?Tout ce tumulte provoqué par des procès intentés tant par HP que par Mike Lynch, a aujourd'hui gagné le système juridique britannique. La Haute Cour de Justice vient de donner en grande partie raison à HPE (qui a hérité de l'affaire lors de la scission de l'entreprise en 2015). Cela signifie que Lynch sera probablement extradé aux Etats-Unis, à moins que le ministre britannique de l'intérieur l'en empêche ce soir.En cas d'extradition, Lynch sera jugé pour fraude aux Etats-Unis, dans le cadre d'un procès criminel intenté par le FBI avec le soutien de HPE. Le co-fondateur d'Autonomy, Sushovan Hussain, avait précédemment déjà été condamné aux Etats-Unis à une peine de cinq ans de prison pour fraude dans cette même affaire.