Après la tenue du comité de concertation de ce mercredi matin, il appartient à présent au régulateur télécom IBPT d'organiser les enchères spectrales. Celles-ci auront lieu durant le deuxième trimestre de 2022 (avril-juin). Au cabinet de la ministre des télécoms De Sutter, on déclare que les opérateurs pourront par conséquent en 2022 déjà déployer pleinement leurs réseaux 5G. Aujourd'hui, ce n'est possible qu'avec des droits d'utilisation provisoires, mais à part chez Proximus, cela reste limité à des tests et des cases professionnels.

'C'est une très bonne nouvelle pour notre pays: après de nombreuses années de paralysie dans ce dossier, nous réalisons enfin ce que beaucoup d'instances attendaient de nous, non seulement les organisations de défense des consommateurs, mais aussi l'Europe et les entreprises désireuses de développer des applications 5G', déclare De Sutter.

Quatrième opérateur possible

L'arrivée de la 5G était déjà claire dans l'accord gouvernemental de l'année dernière. Ce qui devait être clair aussi, c'était de savoir lors des enchères spectrales, s'il y aurait de la place pour un quatrième opérateur, et/ou si ce dernier pourrait être actif tant sur le marché professionnel que sur celui à la consommation.

Dans les deux cas, la réponse est oui: 'Si lors des enchères, un véritable casseur de prix devait se présenter, souhaitant pénétrer sur le marché mobile en tant que quatrième et donc de nouvel acteur, ce sera possible, ce qui pourrait avoir des effets positifs sur tous les Belges qui paient actuellement des prix forts pour leur abonnement GSM', selon De Sutter.

Ce quatrième acteur pourrait se lancer dans le B2B et dans le B2C ou uniquement dans le B2B. Mais dans ce dernier cas, le comité de concertation n'imposera pas de limite. En théorie donc, plusieurs acteurs B2B pourront se présenter et recevoir une licence.

Gagnants et perdants

Voilà qui semble être une bonne nouvelle pour Citymesh. L'entreprise de Mitch De Geest avait en effet laissé clairement entendre au début de cette année vouloir devenir un quatrième opérateur sur le marché professionnel. A peine quelques mois plus tard, on apprenait que l'entreprise s'intéressait aussi au marché à la consommation.

Si ces projets se confirment, notre pays aura pour la première fois en plus de vingt ans un quatrième réseau mobile à part entière. Même s'il n'est pas exclu que d'autres candidats encore se manifestent pour obtenir une licence. La question est de savoir combien d'acteurs cela pourrait faire, car les blocs spectraux à mettre aux enchères sont limités.

Mais cela risque aussi de chambarder la vie de Proximus, Orange et Telenet (Base), où on déclarait ces derniers mois qu'il n'y a en fait pas besoin d'un quatrième opérateur de réseau. De manière sous-jacente, cela signifie qu'il faudrait installer et entretenir désormais quatre réseaux (au lieu de trois) et ce, pour le même nombre de clients. Autrement dit, les trois opérateurs actuels devront tout autant investir, mais perdront probablement des clients qui se tourneront vers le quatrième acteur.

Après la tenue du comité de concertation de ce mercredi matin, il appartient à présent au régulateur télécom IBPT d'organiser les enchères spectrales. Celles-ci auront lieu durant le deuxième trimestre de 2022 (avril-juin). Au cabinet de la ministre des télécoms De Sutter, on déclare que les opérateurs pourront par conséquent en 2022 déjà déployer pleinement leurs réseaux 5G. Aujourd'hui, ce n'est possible qu'avec des droits d'utilisation provisoires, mais à part chez Proximus, cela reste limité à des tests et des cases professionnels.'C'est une très bonne nouvelle pour notre pays: après de nombreuses années de paralysie dans ce dossier, nous réalisons enfin ce que beaucoup d'instances attendaient de nous, non seulement les organisations de défense des consommateurs, mais aussi l'Europe et les entreprises désireuses de développer des applications 5G', déclare De Sutter.L'arrivée de la 5G était déjà claire dans l'accord gouvernemental de l'année dernière. Ce qui devait être clair aussi, c'était de savoir lors des enchères spectrales, s'il y aurait de la place pour un quatrième opérateur, et/ou si ce dernier pourrait être actif tant sur le marché professionnel que sur celui à la consommation.Dans les deux cas, la réponse est oui: 'Si lors des enchères, un véritable casseur de prix devait se présenter, souhaitant pénétrer sur le marché mobile en tant que quatrième et donc de nouvel acteur, ce sera possible, ce qui pourrait avoir des effets positifs sur tous les Belges qui paient actuellement des prix forts pour leur abonnement GSM', selon De Sutter.Ce quatrième acteur pourrait se lancer dans le B2B et dans le B2C ou uniquement dans le B2B. Mais dans ce dernier cas, le comité de concertation n'imposera pas de limite. En théorie donc, plusieurs acteurs B2B pourront se présenter et recevoir une licence.Voilà qui semble être une bonne nouvelle pour Citymesh. L'entreprise de Mitch De Geest avait en effet laissé clairement entendre au début de cette année vouloir devenir un quatrième opérateur sur le marché professionnel. A peine quelques mois plus tard, on apprenait que l'entreprise s'intéressait aussi au marché à la consommation.Si ces projets se confirment, notre pays aura pour la première fois en plus de vingt ans un quatrième réseau mobile à part entière. Même s'il n'est pas exclu que d'autres candidats encore se manifestent pour obtenir une licence. La question est de savoir combien d'acteurs cela pourrait faire, car les blocs spectraux à mettre aux enchères sont limités.Mais cela risque aussi de chambarder la vie de Proximus, Orange et Telenet (Base), où on déclarait ces derniers mois qu'il n'y a en fait pas besoin d'un quatrième opérateur de réseau. De manière sous-jacente, cela signifie qu'il faudrait installer et entretenir désormais quatre réseaux (au lieu de trois) et ce, pour le même nombre de clients. Autrement dit, les trois opérateurs actuels devront tout autant investir, mais perdront probablement des clients qui se tourneront vers le quatrième acteur.