CTRL-labs a été fondée en 2015 par Thomas Reardon et Patrick Kaifosh, qui ont tous deux effectué un doctorat en sciences neurologiques à l'université de Columbia. Reardon avait cependant précédemment déjà travaillé durant neuf ans chez Microsoft, où il avait au milieu des années 90 développé les premières versions du navigateur Internet Explorer. En février, la start-up avait récolté 28 millions de dollars.

A présent, CTRL-labs est intégrée à Facebook Reality Lab, un département de recherche qui développe surtout de la technologie pour les lunettes et casques AR. C'est Andrew Bosworth, en charge de la division VR et AR de Facebook, qui a annoncé le rachat sur sa page Facebook.

CTRL-labs met au point un bracelet avec lequel il serait possible de commander directement un appareil numérique en pensant intensément à l'action que l'on veut effectuer. "Lorsque vous cliquez sur une souris informatique, les neurones présents dans votre moelle épinière envoient des signaux vers les muscles de votre main. Le bracelet capte directement ces signaux et les convertit en un signal numérique susceptible d'être compris par l'appareil. Si vous voulez par exemple envoyer une photo à quelqu'un, il vous suffira simplement de manifester votre intention d'effectuer cette opération", explique Bosworth.

Le fonctionnement du bracelet CTRL-labs diffère donc de l'implant cérébral de l'entreprise Neuralink d'Elon Musk, ainsi que de l'interface cerveau-ordinateur portable que Facebook est en train de développer. Selon les fondateurs de CTRL-labs, c'est une erreur de croire qu'il faut partir du cerveau pour pouvoir commander un ordinateur par la pensée. Selon l'entreprise, ce type d'interface cerveau-ordinateur ne convient que pour les personnes paralysées, alors que le bracelet serait plus efficient pour le grand public.

La technologie se trouve encore dans une phase de recherche, mais Facebook semble y voir un bel avenir. "Nous espérons développer ce type de technologie à assez grande échelle et ainsi lancer des produits plus rapidement sur le marché", déclare Bosworth. Selon des sources de CNBC, le géant technologique aurait versé 500 millions à 1 milliard de dollars. Il s'agirait ainsi du plus important rachat effectué depuis 2014, lorsque Facebook avait déboursé 2 milliards de dollars pour acquérir Oculus.