FLoC ('Federated Learning of Cohorts'), la réponse de Google à la question de stopper le traçage, continue de faire des vagues, avant même d'être largement déployée. L'idée sous-jacente à FLoC, c'est de regrouper les gens sur base de leurs pôles d'intérêt en lieu et place d'entretenir des profils individuels. Voilà qui devrait permettre à Google d'exécuter sa principale activité économique: vendre des publicités. Par ailleurs, la technologie devrait représenter une alternative aux cookies de traçage tiers qui vous suivent sur le web et que tout le monde critique vertement.

Le système est donc fortement critiqué, surtout par les entreprises publicitaires concurrentes qui possèdent depuis assez longtemps déjà leur propre système de confidentialité et qui seront désormais exclues du navigateur Chrome de Google. Tout cela posait déjà question auprès du contrôleur de cartels américain.

Voici à présent que quelques navigateurs concurrents se font également entendre. Selon Vivaldi et Brave notamment, la technique FLoC est très dommageable pour le respect de la vie privée. Ils vont donc la rejeter.

Le FLoC, c'est quoi?

Le système fonctionne via des 'cohort ID'. Chaque navigateur reçoit ce genre d'ID basé sur votre historique de navigation. Plusieurs navigateurs caractérisés par les mêmes habitudes de navigation sont regroupés dans une 'cohort', et les publicitaires choisissent laquelle parmi ces cohortes affichera leur annonce. Google assure elle-même la répartition dans des cases et envoie les directives au navigateur. Ensuite, ce dernier, sur base de votre historique de navigation, ouvre une case pour vous.

Le système a été inventé pour remplacer le cookie de traçage classique, sans être lui-même irréprochable. L'Electronic Frontier Foundation le qualifie du reste 'd'affreuse idée', parce qu'il va encore et toujours choisir en fonction du comportement de navigation et aggraver peut-être encore des problèmes tels la discrimination et les annonces cupides. Cela s'apparente un peu à un prince nigérian qui pourrait par exemple faire de la publicité d'une cohorte en quête de médiation de dettes, et c'est sans parler des possibilités de radicalisation de certains groupes déjà visibles sur des sites tels Facebook.

Historique de recherche

Selon l'auteur du navigateur Vivaldi, FLoC exposera différemment vos données personnelles: 'Vous pourrez visiter un site web à propos d'un sujet particulièrement personnel, contenant ou non des annonces FLoC. Ensuite, chaque autre site qui verra apparaître votre FLoC ID, saura que vous vous intéressez à ce type de sujet', déclare le CEO de Vivaldi, Jon von Tetzchner, sur son blog. Il évoque aussi les possibilités pour les régimes autoritaires de rechercher ainsi les citoyens ayant d'autres opinions.

Le CEO du navigateur Brave davantage orienté confidentialité s'est lui aussi déjà exprimé contre ledit système. FLoC ne sera pas intégré au navigateur, selon lui: 'FLoC révèlera votre historique de navigation aux sites d'une toute nouvelle manière.' Mozilla, l'inventeur du plus important navigateur 'alternatif' Firefox, n'a lui pas encore pris de décision et déclare en être encore à examiner les possibilités. Safari, du grand concurrent Apple, ne s'est pas non plus encore exprimé sur le sujet.

Reste à savoir si cela va faire tache d'huile. Chrome est actuellement le navigateur le plus utilisé au monde avec une part de marché de 65 pour cent. FLoC est pour l'instant en phase de déploiement de test dans Chrome 89, ce qui fait que les annonceurs et les sites web ont l'opportunité de prendre part à l'expérience. Les surfeurs eux-mêmes ne sont pas invités à donner leur autorisation, mais ceux qui désactiveraient ces cookies tiers dans les paramètres, seraient exclus du test.

FLoC ('Federated Learning of Cohorts'), la réponse de Google à la question de stopper le traçage, continue de faire des vagues, avant même d'être largement déployée. L'idée sous-jacente à FLoC, c'est de regrouper les gens sur base de leurs pôles d'intérêt en lieu et place d'entretenir des profils individuels. Voilà qui devrait permettre à Google d'exécuter sa principale activité économique: vendre des publicités. Par ailleurs, la technologie devrait représenter une alternative aux cookies de traçage tiers qui vous suivent sur le web et que tout le monde critique vertement.Le système est donc fortement critiqué, surtout par les entreprises publicitaires concurrentes qui possèdent depuis assez longtemps déjà leur propre système de confidentialité et qui seront désormais exclues du navigateur Chrome de Google. Tout cela posait déjà question auprès du contrôleur de cartels américain.Voici à présent que quelques navigateurs concurrents se font également entendre. Selon Vivaldi et Brave notamment, la technique FLoC est très dommageable pour le respect de la vie privée. Ils vont donc la rejeter.Le système fonctionne via des 'cohort ID'. Chaque navigateur reçoit ce genre d'ID basé sur votre historique de navigation. Plusieurs navigateurs caractérisés par les mêmes habitudes de navigation sont regroupés dans une 'cohort', et les publicitaires choisissent laquelle parmi ces cohortes affichera leur annonce. Google assure elle-même la répartition dans des cases et envoie les directives au navigateur. Ensuite, ce dernier, sur base de votre historique de navigation, ouvre une case pour vous.Le système a été inventé pour remplacer le cookie de traçage classique, sans être lui-même irréprochable. L'Electronic Frontier Foundation le qualifie du reste 'd'affreuse idée', parce qu'il va encore et toujours choisir en fonction du comportement de navigation et aggraver peut-être encore des problèmes tels la discrimination et les annonces cupides. Cela s'apparente un peu à un prince nigérian qui pourrait par exemple faire de la publicité d'une cohorte en quête de médiation de dettes, et c'est sans parler des possibilités de radicalisation de certains groupes déjà visibles sur des sites tels Facebook.Selon l'auteur du navigateur Vivaldi, FLoC exposera différemment vos données personnelles: 'Vous pourrez visiter un site web à propos d'un sujet particulièrement personnel, contenant ou non des annonces FLoC. Ensuite, chaque autre site qui verra apparaître votre FLoC ID, saura que vous vous intéressez à ce type de sujet', déclare le CEO de Vivaldi, Jon von Tetzchner, sur son blog. Il évoque aussi les possibilités pour les régimes autoritaires de rechercher ainsi les citoyens ayant d'autres opinions.Le CEO du navigateur Brave davantage orienté confidentialité s'est lui aussi déjà exprimé contre ledit système. FLoC ne sera pas intégré au navigateur, selon lui: 'FLoC révèlera votre historique de navigation aux sites d'une toute nouvelle manière.' Mozilla, l'inventeur du plus important navigateur 'alternatif' Firefox, n'a lui pas encore pris de décision et déclare en être encore à examiner les possibilités. Safari, du grand concurrent Apple, ne s'est pas non plus encore exprimé sur le sujet.Reste à savoir si cela va faire tache d'huile. Chrome est actuellement le navigateur le plus utilisé au monde avec une part de marché de 65 pour cent. FLoC est pour l'instant en phase de déploiement de test dans Chrome 89, ce qui fait que les annonceurs et les sites web ont l'opportunité de prendre part à l'expérience. Les surfeurs eux-mêmes ne sont pas invités à donner leur autorisation, mais ceux qui désactiveraient ces cookies tiers dans les paramètres, seraient exclus du test.