Selon le journal israélien Haaretz, NSO mènerait des négociations avec plusieurs sociétés d'investissement américaines. L'une d'elles, Integrity Partners, serait la plus proche d'un aboutissement. C'est ainsi qu'un courrier contenant des intentions concrètes en vue de restructurer en profondeur l'entreprise aurait été consulté par le journal.

Selon ce courrier, Integrity Partners créerait une filiale appelée Integrity Labs qui superviserait NSO et investirait 300 millions de dollars dans l'entreprise. En même temps, des efforts seraient consentis afin de rendre NSO de nouveau crédible, du moins aux Etats-Unis, où elle figure aujourd'hui sur une liste noire.

Espiogiciel 'légal'

NSO édite un spyware (espiogiciel) qu'elle met à disposition d'autres pays. Formellement, c'est légal pour rechercher des terroristes notamment. Mais dans la pratique, l'espiogiciel a été proposé à des régimes moins démocratiques et non-éthiques, qui l'ont utilisé pour mettre sur écoute et nuire ainsi à des activistes en droits de l'homme et à des journalistes, mais aussi à des fonctionnaires américains.

Les firmes technologiques américaines sont également furieuses sur cette entreprise. WhatsApp (Meta) et des iPhone (Apple) ont ainsi été mis sur écoute. Le gouvernement israélien n'a pas non plus ces derniers mois débordé d'enthousiasme quant au fait que l'espiogiciel avait été proposé à quelque 37 régimes, souvent à des fins qui n'avaient rien à voir avec le terrorisme. Le cas le plus récent concerne deux Polonais, l'un actif en politique et en froid avec le gouvernement en place, et l'autre qui écrivait un livre sur le chef du service secret polonais.

Five Eyes

Selon le courrier d'intentions que Haaretz a pu consulter, NSO, sous son nouveau propriétaire, n'agirait plus que pour ce qu'on appelle Five Eyes. Il s'agit là d'une collaboration des services de renseignements des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie. Cela signifierait d'une part que les régimes moins démocratiques ne pourraient plus utiliser l'espiogiciel. Par ailleurs, les Etats-Unis sont aussi connus comme un pays qui espionne à tout va, même ses alliés européens et leurs dirigeants.

Un autre point d'intérêt serait le lobbying en vue de supprimer la tension imposée aux firmes technologiques américaines, dont les appareils et les applis sont abusés en vue de pirater des téléphones. L'espiogiciel Pegasus continuerait de la sorte à être développé plus avant.

Haaretz a invité NSO à réagir. L'entreprise confirme négocier avec des repreneurs, mais qualifie les projets concrets 'de tendancieusement incorrects' parsemés de 'semi-vérités'.

Selon le journal israélien Haaretz, NSO mènerait des négociations avec plusieurs sociétés d'investissement américaines. L'une d'elles, Integrity Partners, serait la plus proche d'un aboutissement. C'est ainsi qu'un courrier contenant des intentions concrètes en vue de restructurer en profondeur l'entreprise aurait été consulté par le journal.Selon ce courrier, Integrity Partners créerait une filiale appelée Integrity Labs qui superviserait NSO et investirait 300 millions de dollars dans l'entreprise. En même temps, des efforts seraient consentis afin de rendre NSO de nouveau crédible, du moins aux Etats-Unis, où elle figure aujourd'hui sur une liste noire.NSO édite un spyware (espiogiciel) qu'elle met à disposition d'autres pays. Formellement, c'est légal pour rechercher des terroristes notamment. Mais dans la pratique, l'espiogiciel a été proposé à des régimes moins démocratiques et non-éthiques, qui l'ont utilisé pour mettre sur écoute et nuire ainsi à des activistes en droits de l'homme et à des journalistes, mais aussi à des fonctionnaires américains.Les firmes technologiques américaines sont également furieuses sur cette entreprise. WhatsApp (Meta) et des iPhone (Apple) ont ainsi été mis sur écoute. Le gouvernement israélien n'a pas non plus ces derniers mois débordé d'enthousiasme quant au fait que l'espiogiciel avait été proposé à quelque 37 régimes, souvent à des fins qui n'avaient rien à voir avec le terrorisme. Le cas le plus récent concerne deux Polonais, l'un actif en politique et en froid avec le gouvernement en place, et l'autre qui écrivait un livre sur le chef du service secret polonais.Selon le courrier d'intentions que Haaretz a pu consulter, NSO, sous son nouveau propriétaire, n'agirait plus que pour ce qu'on appelle Five Eyes. Il s'agit là d'une collaboration des services de renseignements des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie. Cela signifierait d'une part que les régimes moins démocratiques ne pourraient plus utiliser l'espiogiciel. Par ailleurs, les Etats-Unis sont aussi connus comme un pays qui espionne à tout va, même ses alliés européens et leurs dirigeants.Un autre point d'intérêt serait le lobbying en vue de supprimer la tension imposée aux firmes technologiques américaines, dont les appareils et les applis sont abusés en vue de pirater des téléphones. L'espiogiciel Pegasus continuerait de la sorte à être développé plus avant.Haaretz a invité NSO à réagir. L'entreprise confirme négocier avec des repreneurs, mais qualifie les projets concrets 'de tendancieusement incorrects' parsemés de 'semi-vérités'.