Plus tôt cette semaine, on avait vu apparaître un message révélant que Nvidia examinait un 'incident', par lequel ses systèmes avaient été paralysés quelques jours durant. Bien vite, il est apparu qu'il s'agissait d'un piratage survenu le 23 février, au cours duquel des données sensibles auraient pris la clé des champs.

L'entreprise a entre-temps admis la fuite de données de connexion en ligne d'employés et d'autres informations. La source semble se trouver du côté de la bande criminelle Lapsus$, qui prétend avoir mis la main sur un téraoctet environ de données sensibles, dont des schémas et du code source pour pilotes (drivers) et firmware. Une partie de ces renseignements se sont donc déjà retrouvés en ligne, sans doute pour démontrer que la bande les détient, mais Lapsus$ menace maintenant d'en divulguer davantage, à moins que Nvidia ne satisfasse à ses exigences.

Rançon non conventionnelle

Et ces exigences sont plutôt spéciales. La bande ne réclame en effet pas une rançon classique, mais exige que Nvidia rende open source les pilotes de ses cartes graphiques. Dans un communiqué posté sur Telegram, un porte-parole du groupe demande en outre que Nvidia désactive la fonction 'Lite Hash Rate' de ses cartes. Le but ultime serait donc de s'assurer que ces dernières permettent de nouveau d'extraire très vite des crypto-monnaies.

La fonction 'Lite Hash Rate' avait été incorporée l'année dernière par Nvidia dans une tentative de dissuader les crypto-extracteurs et de stabiliser ainsi quelque peu le marché des cartes graphiques. Les cartes graphiques sont capables d'effectuer très rapidement des calculs parallèles et se distinguent également dans le traitement de données pour le rendu d'images dans les jeux vidéo. Elles conviennent cependant aussi parfaitement pour les calculs de chaîne de blocs, ce qui les rend particulièrement populaires dans les cercles de crypto-extracteurs. Il en résulte qu'il y a depuis des mois déjà de fortes pénuries sur le marché des cartes graphiques. En réduisant de moitié le 'hash rate' pour des calculs spécifiques, Nvidia entend rendre ses cartes moins attrayantes dans les cercles des extracteurs de crypto-monnaies, afin de permettre aux joueurs de continuer d'assumer leur passion. L'idée est en effet que ces derniers aient de nouveau l'opportunité d'acquérir une telle carte à un prix plus ou moins abordable.

Dans un message de chantage ayant sans aucun doute comme but de restaurer la réputation de tout ce qui touche aux crypto-monnaies, la bande criminelle exige à présent que cette fonction (qui avait été installée via une mise à jour du firmware) soit désactivée. De son côté, Nvidia n'a pas encore réagi à cette exigence. Dans un communiqué, l'entreprise déclare avoir renforcé sa sécurité et avoir pris contact avec la police.

Plus tôt cette semaine, on avait vu apparaître un message révélant que Nvidia examinait un 'incident', par lequel ses systèmes avaient été paralysés quelques jours durant. Bien vite, il est apparu qu'il s'agissait d'un piratage survenu le 23 février, au cours duquel des données sensibles auraient pris la clé des champs.L'entreprise a entre-temps admis la fuite de données de connexion en ligne d'employés et d'autres informations. La source semble se trouver du côté de la bande criminelle Lapsus$, qui prétend avoir mis la main sur un téraoctet environ de données sensibles, dont des schémas et du code source pour pilotes (drivers) et firmware. Une partie de ces renseignements se sont donc déjà retrouvés en ligne, sans doute pour démontrer que la bande les détient, mais Lapsus$ menace maintenant d'en divulguer davantage, à moins que Nvidia ne satisfasse à ses exigences.Et ces exigences sont plutôt spéciales. La bande ne réclame en effet pas une rançon classique, mais exige que Nvidia rende open source les pilotes de ses cartes graphiques. Dans un communiqué posté sur Telegram, un porte-parole du groupe demande en outre que Nvidia désactive la fonction 'Lite Hash Rate' de ses cartes. Le but ultime serait donc de s'assurer que ces dernières permettent de nouveau d'extraire très vite des crypto-monnaies.La fonction 'Lite Hash Rate' avait été incorporée l'année dernière par Nvidia dans une tentative de dissuader les crypto-extracteurs et de stabiliser ainsi quelque peu le marché des cartes graphiques. Les cartes graphiques sont capables d'effectuer très rapidement des calculs parallèles et se distinguent également dans le traitement de données pour le rendu d'images dans les jeux vidéo. Elles conviennent cependant aussi parfaitement pour les calculs de chaîne de blocs, ce qui les rend particulièrement populaires dans les cercles de crypto-extracteurs. Il en résulte qu'il y a depuis des mois déjà de fortes pénuries sur le marché des cartes graphiques. En réduisant de moitié le 'hash rate' pour des calculs spécifiques, Nvidia entend rendre ses cartes moins attrayantes dans les cercles des extracteurs de crypto-monnaies, afin de permettre aux joueurs de continuer d'assumer leur passion. L'idée est en effet que ces derniers aient de nouveau l'opportunité d'acquérir une telle carte à un prix plus ou moins abordable.Dans un message de chantage ayant sans aucun doute comme but de restaurer la réputation de tout ce qui touche aux crypto-monnaies, la bande criminelle exige à présent que cette fonction (qui avait été installée via une mise à jour du firmware) soit désactivée. De son côté, Nvidia n'a pas encore réagi à cette exigence. Dans un communiqué, l'entreprise déclare avoir renforcé sa sécurité et avoir pris contact avec la police.