Les opérateurs peuvent depuis ce mois-ci déployer la 5G via des fréquences provisoires, ce qui constituera une solution temporaire aussi longtemps que le gouvernement fédéral sera en désaccord avec les régions sur la répartition des rentrées financières. La Flandre notamment aspire à une plus grande part de ces rentrées, parce que les fréquences pour la 5G proviennent du spectre réservé à la radio et TV, ce qui est une compétence flamande/régionale.

En même temps, il y a en Flandre un intérêt politique de déployer la 5G, alors qu'à Bruxelles et en Wallonie, on est plus préoccupé par l'impact du rayonnement. Même si ce dernier se situe au même niveau et dans le même spectre que pour la 3G ou la 4G et qu'il existe un consensus scientifique sur le fait que ces normes ne sont pas dangereuses. Rappelons aussi que la 5G ne peut être déployée à présent à Bruxelles, parce que les normes de rayonnement y sont particulièrement basses.

Ne serait-il pas préférable que tout ce qui concerne les télécoms, les enchères spectrales (fédérales), la fixation du niveau de rayonnement (régional) soit l'apanage des régions ou soit entièrement fédéralisé? Lors d'une table ronde consacrée à la 5G et organisée par la Belgian Association of Marketing et par Ericsson, Data News a demandé l'avis du ministre des télécommunications, Philippe De Backer.

De Backer ne déborde pas d'enthousiasme pour l'une ou l'autre option: "Dans le passé, des accords ont été conclus, mais l'un des partenaires veut à présent changer son fusil d'épaule. Même les régions ne sont plus sur la même longueur d'ondes. Le fait est que nous sommes un petit pays. Faut-il vraiment passer par une scission entre la Flandre, la Wallonie et Bruxelles? Faudra-t-il alors appliquer des tarifs d'itinérance (roaming) différents d'une région à l'autre?"

Le ministre envisage plutôt le salut dans une approche plus européenne: "Il existe un manque de cohérence européenne. Il y a bien une réglementation au niveau européen, mais il subsiste encore et toujours une stratégie nationale. Si l'Europe pouvait accomplir un pas en avant, on pourrait aussi tenir compte des opérateurs qui disposent aujourd'hui de réseaux en dehors de leurs frontières nationales."

Et de faire un parallèle avec la sécurité: "Pour ce qui est de la sécurité, on a tous, moi compris, tiré la charrette au niveau européen, ce qui fait qu'il existe aujourd'hui des directives et des outils en la matière. S'il faut sécuriser des réseaux, les pays européens appliquent de préférence les mêmes normes. Si tout est connecté, il vaut mieux appliquer une approche commune."

Manque d'apaisement

Lors de la table ronde, Remi De Montgolfier, directeur d'Ericsson Belgique et Luxembourg, a fait remarquer que le secteur en a fait trop peu pour apaiser la population sur le plan de la 5G. Une déclaration qu'il avait déjà faite dans une interview accordée à Data News.

"Les questions relatives au rayonnement sont les principales que nous recevons pour l'instant. On veut savoir si la 5G amplifie le rayonnement et comment y réagissons-nous. Mais ce qui est important à souligner, c'est qu'il s'agit de fréquences dans le même environnement que celui de la 2G, de la 3G et de la 4G. Nous possédons entre-temps plus de vingt années d'expérience en la matière et nous savons donc comment se présente le rayonnement. L'OMS a aussi abordé le problème, et la norme 5G en tient compte."

"Mais nous nous sommes trop focalisés sur les possibilités de la 5G et trop peu sur le fait que la technologie est sûre, et nous avons ainsi laissé la porte ouverte aux fausses nouvelles et à la désinformation véhiculées par les médias sociaux. En tant qu'opérateur télécom et fournisseur, nous devons mieux expliquer comment fonctionne la 5G et qu'elle n'implique aucun risque pour la santé", conclut De Montgolfier.

Les opérateurs peuvent depuis ce mois-ci déployer la 5G via des fréquences provisoires, ce qui constituera une solution temporaire aussi longtemps que le gouvernement fédéral sera en désaccord avec les régions sur la répartition des rentrées financières. La Flandre notamment aspire à une plus grande part de ces rentrées, parce que les fréquences pour la 5G proviennent du spectre réservé à la radio et TV, ce qui est une compétence flamande/régionale.En même temps, il y a en Flandre un intérêt politique de déployer la 5G, alors qu'à Bruxelles et en Wallonie, on est plus préoccupé par l'impact du rayonnement. Même si ce dernier se situe au même niveau et dans le même spectre que pour la 3G ou la 4G et qu'il existe un consensus scientifique sur le fait que ces normes ne sont pas dangereuses. Rappelons aussi que la 5G ne peut être déployée à présent à Bruxelles, parce que les normes de rayonnement y sont particulièrement basses.Ne serait-il pas préférable que tout ce qui concerne les télécoms, les enchères spectrales (fédérales), la fixation du niveau de rayonnement (régional) soit l'apanage des régions ou soit entièrement fédéralisé? Lors d'une table ronde consacrée à la 5G et organisée par la Belgian Association of Marketing et par Ericsson, Data News a demandé l'avis du ministre des télécommunications, Philippe De Backer.De Backer ne déborde pas d'enthousiasme pour l'une ou l'autre option: "Dans le passé, des accords ont été conclus, mais l'un des partenaires veut à présent changer son fusil d'épaule. Même les régions ne sont plus sur la même longueur d'ondes. Le fait est que nous sommes un petit pays. Faut-il vraiment passer par une scission entre la Flandre, la Wallonie et Bruxelles? Faudra-t-il alors appliquer des tarifs d'itinérance (roaming) différents d'une région à l'autre?"Le ministre envisage plutôt le salut dans une approche plus européenne: "Il existe un manque de cohérence européenne. Il y a bien une réglementation au niveau européen, mais il subsiste encore et toujours une stratégie nationale. Si l'Europe pouvait accomplir un pas en avant, on pourrait aussi tenir compte des opérateurs qui disposent aujourd'hui de réseaux en dehors de leurs frontières nationales."Et de faire un parallèle avec la sécurité: "Pour ce qui est de la sécurité, on a tous, moi compris, tiré la charrette au niveau européen, ce qui fait qu'il existe aujourd'hui des directives et des outils en la matière. S'il faut sécuriser des réseaux, les pays européens appliquent de préférence les mêmes normes. Si tout est connecté, il vaut mieux appliquer une approche commune."Manque d'apaisementLors de la table ronde, Remi De Montgolfier, directeur d'Ericsson Belgique et Luxembourg, a fait remarquer que le secteur en a fait trop peu pour apaiser la population sur le plan de la 5G. Une déclaration qu'il avait déjà faite dans une interview accordée à Data News."Les questions relatives au rayonnement sont les principales que nous recevons pour l'instant. On veut savoir si la 5G amplifie le rayonnement et comment y réagissons-nous. Mais ce qui est important à souligner, c'est qu'il s'agit de fréquences dans le même environnement que celui de la 2G, de la 3G et de la 4G. Nous possédons entre-temps plus de vingt années d'expérience en la matière et nous savons donc comment se présente le rayonnement. L'OMS a aussi abordé le problème, et la norme 5G en tient compte.""Mais nous nous sommes trop focalisés sur les possibilités de la 5G et trop peu sur le fait que la technologie est sûre, et nous avons ainsi laissé la porte ouverte aux fausses nouvelles et à la désinformation véhiculées par les médias sociaux. En tant qu'opérateur télécom et fournisseur, nous devons mieux expliquer comment fonctionne la 5G et qu'elle n'implique aucun risque pour la santé", conclut De Montgolfier.