Rien n'est plus fastidieux pour un architecte que le rapport de chantier. S'il constate sur place un défaut, un manquement ou une modification à effectuer, il doit attendre d'être rentré chez lui ou au bureau pour modifier les plans et les photos, pour ajouter les logos corrects et fournir un document Word fin prêt. 'Quand on est souvent en déplacement, cela représente un sacré boulot', déclare Jeroen De Paepe, CEO d'ArchiSnapper.

S'attaquer à la racine

Avec une solution SaaS, l'entreprise tente de prendre le problème à la racine. Pour un forfait mensuel, les architectes, entrepreneurs et autres intervenants dans un chantier peuvent utiliser ArchiSnapper, un outil où tout est centralisé et numérisé.

'Une prise de courant qui est erronément positionnée? Un mur qui doit être recarrelé? Vous prenez une photo, vous ajoutez une annotation sur les plans et vous en informez immédiatement l'entrepreneur ou le sous-traitant au moyen d'un message', explique De Paepe. 'Grâce à notre volet collaboratif, la personne en question a un accès direct aux plans, même s'il ne dispose pas d'un abonnement payant. L'entrepreneur peut, via ArchiSnapper, réagir directement aux questions qui se posent, et faire savoir que le problème va être résolu.'

Dix mille utilisateurs et entreprises de construction

Lancée en 2013, la start-up ArchiSnapper a clairement trouvé sa place sur le marché. 'Il y avait vraiment un vide', précise De Paepe. 'Pas étonnant donc que quelque dix mille utilisateurs ont déjà recours à notre plate-forme. Deux tiers d'entre eux sont des architectes et des entrepreneurs belges, mais on constate aussi que des Américains, des Canadiens et d'autres encore trouvent d'eux-mêmes le chemin vers notre site web. Nous croissons ainsi sans devoir miser trop sur la vente et le marketing. Néanmoins, nous avons cette année décidé d'engager quelqu'un pour les ventes dédiées en Belgique. En fin de compte, il existe ici un vaste marché de quelque dix mille entreprises de construction, qui vont nous permettre de progresser fortement encore.'

L'ambition est donc bien présente, mais aussi la pondération. 'Nous n'allons pas faire des folies', prétend le CEO. 'Jusqu'à présent, nous nous sommes suffis à nous-mêmes, et nous n'envisageons pas de changer les choses dans l'immédiat. Depuis peu, ArchiSnapper se fait cependant accompagner par Scale-Ups.eu, mais l'entreprise n'aspire pour l'instant pas à un supplément de capital. 'Nous préférons être simplement rentables, ce qui est le cas jusqu'ici.'

ArchiSnapper

Siège social: Zottegem

Nombre d'associés: 2

Pas à la recherche de capital supplémentaire

Site web: ArchiSnapper.com

Jeroen De Paepe, CEO d'ArchiSnapper., ArchiSnapper
Jeroen De Paepe, CEO d'ArchiSnapper. © ArchiSnapper
Rien n'est plus fastidieux pour un architecte que le rapport de chantier. S'il constate sur place un défaut, un manquement ou une modification à effectuer, il doit attendre d'être rentré chez lui ou au bureau pour modifier les plans et les photos, pour ajouter les logos corrects et fournir un document Word fin prêt. 'Quand on est souvent en déplacement, cela représente un sacré boulot', déclare Jeroen De Paepe, CEO d'ArchiSnapper.Avec une solution SaaS, l'entreprise tente de prendre le problème à la racine. Pour un forfait mensuel, les architectes, entrepreneurs et autres intervenants dans un chantier peuvent utiliser ArchiSnapper, un outil où tout est centralisé et numérisé.'Une prise de courant qui est erronément positionnée? Un mur qui doit être recarrelé? Vous prenez une photo, vous ajoutez une annotation sur les plans et vous en informez immédiatement l'entrepreneur ou le sous-traitant au moyen d'un message', explique De Paepe. 'Grâce à notre volet collaboratif, la personne en question a un accès direct aux plans, même s'il ne dispose pas d'un abonnement payant. L'entrepreneur peut, via ArchiSnapper, réagir directement aux questions qui se posent, et faire savoir que le problème va être résolu.'Lancée en 2013, la start-up ArchiSnapper a clairement trouvé sa place sur le marché. 'Il y avait vraiment un vide', précise De Paepe. 'Pas étonnant donc que quelque dix mille utilisateurs ont déjà recours à notre plate-forme. Deux tiers d'entre eux sont des architectes et des entrepreneurs belges, mais on constate aussi que des Américains, des Canadiens et d'autres encore trouvent d'eux-mêmes le chemin vers notre site web. Nous croissons ainsi sans devoir miser trop sur la vente et le marketing. Néanmoins, nous avons cette année décidé d'engager quelqu'un pour les ventes dédiées en Belgique. En fin de compte, il existe ici un vaste marché de quelque dix mille entreprises de construction, qui vont nous permettre de progresser fortement encore.'L'ambition est donc bien présente, mais aussi la pondération. 'Nous n'allons pas faire des folies', prétend le CEO. 'Jusqu'à présent, nous nous sommes suffis à nous-mêmes, et nous n'envisageons pas de changer les choses dans l'immédiat. Depuis peu, ArchiSnapper se fait cependant accompagner par Scale-Ups.eu, mais l'entreprise n'aspire pour l'instant pas à un supplément de capital. 'Nous préférons être simplement rentables, ce qui est le cas jusqu'ici.'