Si vous êtes un fidèle lecteur de Data News, vous connaissez encore Compaq. C'est dans leurs bureaux en 1996 - eh oui, voici près d'un quart de siècle - que le terme 'cloud computing' a été lancé alors que les quelques dirigeants de l'entreprise essayaient d'esquisser l'avenir des sociétés de l'Internet. Depuis lors, le cloud n'a plus jamais disparu. Même si l'histoire aurait pu être différente si Dell avait effectivement obtenu en 2008 un droit de marque sur le 'cloud computing'.
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Si vous êtes un fidèle lecteur de Data News, vous connaissez encore Compaq. C'est dans leurs bureaux en 1996 - eh oui, voici près d'un quart de siècle - que le terme 'cloud computing' a été lancé alors que les quelques dirigeants de l'entreprise essayaient d'esquisser l'avenir des sociétés de l'Internet. Depuis lors, le cloud n'a plus jamais disparu. Même si l'histoire aurait pu être différente si Dell avait effectivement obtenu en 2008 un droit de marque sur le 'cloud computing'. Mais revenons à nouveau en arrière puisqu'après 1996, il a fallu un certain temps avant que le 'cloud computing' décolle vraiment. Autour de l'an 2000 est apparue pour ceux qui s'en souviennent encore la notion de 'Software-as-a-Service' (SaaS) grâce notamment à Salesforce.com qui avait transformé des applications existantes de Yahoo par exemple pour en faire des applications d'entreprise à part entière. Microsoft est rapidement revenue sur le devant de la scène avec des services Web conçus selon le modèle SaaS. Au même moment environ, l'américaine AWS décidait de moderniser son centre de données avant de lancer finalement en 2006 ses premiers services Web. Mais ce n'est que 10 ans après Compaq que le terme 'cloud computing' s'impose véritablement, une prouesse que l'on doit à Eric Schmidt, alors CEO de Google qui s'exprimait lors de la Search Engine Strategies Conference de 2006. " Je ne pense pas que beaucoup de personnes comprennent l'ampleur de cette opportunité. Cela commence par des services de données et une architecture basée sur des serveurs. C'est le 'cloud computing'. Et grâce aux navigateurs adéquats, peu importe que l'on utilise un PC, un Mac, un téléphone mobile ou un BlackBerry : ce cloud est accessible ", soulignait-il. Un avis que partagera ensuite Bill Gates. Bref, qu'on le veuille ou non, les trois fournisseurs de cloud dominants actuels - Amazon, Google et Microsoft - ont créé eux-mêmes le marché - accompagnés des spécialistes en virtualisation de l'époque. Dans une interview au Vif/L'express, parue également dans Data News, Bill Gates prédisait en 2008 une explosion du nombre d'appareils (portables) et le rôle essentiel du nuage dans cette évolution. " Le véritable défi consiste à permettre à l'utilisateur d'accéder aux mêmes services au départ de n'importe quel équipement, avec une identification facile et rapide ainsi qu'une sécurité garantie. Telle est l'objectif du 'cloud computing' ", déclarait-il. Aujourd'hui, 12 ans plus tard, le nuage apparaît en effet comme la solution. Bref, un changement de paradigme dans l'IT. Reste que les défis évoqués alors par Bill Gates semblent toujours présents. Ainsi, la sécurité figure en tête des réponses à la question de savoir si un service ou une application peut ou non être migré dans le cloud (voir à cet égard les résultats complets de notre enquête belge sur le 'State of Cloud'). Quant au 2e défi, il concerne le risque de 'lock-in' par le fournisseur cloud. Un souci majeur sachant que dans de nombreux cas, il n'est guère évident de basculer des charges de travail ou des applications d'un cloud à un autre. Du coup, bon nombre d'entreprises font désormais appel à deux ou trois fournisseurs de cloud public, outre leurs applications et infrastructures sur-site. Avec toutes les contraintes et les coûts liés à l'interconnexion, l'intégration et la fluidité de dialogue entre ces clouds au sein d'un environnement parfaitement huilé. Une stratégie intentionnelle de multi-cloud ou hybride serait-elle dès lors un mal nécessaire ? La question mérite d'être posée, même si désormais, l'informatique en nuage représente 428 millions de requêtes chez Google, alors que la recherche 'cloud complexity' compte déjà 156 millions de requêtes sur le moteur de recherche. Heureusement que l'on recense 1,53 milliard de requêtes pour 'cloud solutions'...