Les femmes qui réussissent dans les TIC sont parfois arrivées à leur poste par un chemin détourné. CIO de la KU Leuven et élue ICT Woman of the Year en 2016 par Data News, Annemie Depuydt est un visage bien connu dans le secteur. Mais il n'était pas écrit qu'elle allait un jour travailler dans les TIC. " J'ai étudié la géographie ", lance-t-elle. " Comme je ne me voyais pas devant une classe plus tard, je me suis inscrite à un master en informatique. " Après ses études, la KU Leuven a été son premier et jusqu'ici unique employeur. Dans les années 1990, Annemie était responsable de programme lors du remplacement de l'ordinateur central de l'université. Plus tard, elle a suggéré de rassembler les différents départements TIC. Depuis 2008, elle est CIO du département TIC unifié de la KU Leuven.

Annemie Depuydt, CIO KU Leuven

Les TIC peuvent être ringardes avec des mots à la mode coûteux. Les femmes peuvent rapidement ponctuer cela avec une question précise.

Annemie Depuydt

" Moi aussi, je me suis retrouvée dans les TIC un peu par hasard", déclare Veerle Peeters, Director Cyber Governance chez Deloitte. " J'étais surtout intéressée par les sciences sociales et j'ai étudié la sociologie et la criminologie. " Un emploi auprès d'une entreprise de consultance a mis Veerle en contact avec la gestion des risques avant que son intérêt ne se porte sur la vie privée et la cybersécurité. " Depuis, je travaille sur ce que j'appelle le côté humain de la cybersécurité ", dit-elle. " Il est faux de penser que la cybersécurité est une question de technologie. Ce n'est pas le cas. Les individus et les processus sont aussi importants. "

Veerle Peeters, Director Cyber Governance chez Deloitte

Dans notre secteur, tout ne tourne pas autour de la technologie. Les individus et les processus sont aussi importants.

Veerle Peeters

Informer les jeunes sur l'impact des TIC

Parmi les étudiants diplômés d'une haute école belge ou d'une université dans une orientation STEM, il y a à peine une femme sur cinq. Qu'est-ce que qui pourrait aider à faire remonter ce chiffre ? " Tout commence par de l'information auprès des jeunes de l'enseignement secondaire ", explique Nathalie Vandaele, Human Capital Leader chez Deloitte. " Il faut informer davantage les jeunes de l'impact de la technologie dans tous les aspects de la vie. La numérisation est partout, la technologie devient plus humaine. Il est essentiel d'informer les jeunes afin qu'ils sachent ce que nous pouvons faire avec la technologie. "

Nathalie Vandaele, Human Capital Leader chez Deloitte

Il faut informer davantage les jeunes de l'impact de la technologie sur tous les aspects de la vie.

Nathalie Vandaele

Jasmine Van Mol, Senior Consultant Digital Advisory chez Deloitte, a aussi remarqué ce besoin d'information sur les TIC. " Bien souvent, on ne s'imagine pas ce que mon travail implique ", dit-elle. " Je le détaille avec un exemple. J'ai travaillé sur le projet eBox, la boîte de messagerie électronique du gouvernement fédéral. " Jasmine a supervisé une équipe de développeurs. " Les compétences techniques de ma formation me sont utiles mais il faut aussi des compétences générales. "

Jasmine Van Mol, Senior Consultant Digital Advisory chez Deloitte

Je veux être un modèle et inspirer les jeunes filles à choisir l'orientation STEM.

Jasmine Van Mol

On recherche des informaticiens: hommes et femmes

Si Jasmine a choisi une formation STEM, c'est parce qu'elle a notamment pu se faire une idée de ce que serait son travail plus tard. " Mon père est ingénieur ", poursuit-elle. " J'ai vu de mes propres yeux que bon nombre de préjugés n'ont pas lieu d'être. Voilà pourquoi je veux être un modèle pour les jeunes filles et les inspirer à choisir une orientation STEM. " Et c'est nécessaire car la demande en profils TIC ne va faire qu'augmenter dans les prochaines années. " C'est en partie une question de chiffres ", souligne Annemie Depuydt. " Le secteur a besoin de plus de main d'oeuvre, hommes et femmes. Il faut un meilleur équilibre. "

Des équipes équilibrées - avec des hommes et des femmes - génèrent plus d'engagement, des résultats meilleurs, des solutions plus créatives. " Et, oui, il y a des différences entre les hommes et les femmes ", continue Annemie Depuydt, " mais tous sont égaux sur le lieu de travail. Mieux : ils sont complémentaires. " Le secret réside dans un bon mix. " Personnellement, j'estime que les femmes sont douées dans la démystification des TIC ", poursuit Annemie Depuydt. " Notre secteur peut être ringard avec des mots à la mode coûteux. Les femmes peuvent rapidement ponctuer cela avec une question précise. "

Moins de complexité

" Les équipes diversifiées prennent de meilleures décisions ", explique Nathalie Vandaele, " et c'est plus important qu'il n'y parait. " Dans la société d'aujourd'hui, la complexité ne fait qu'augmenter. Il est essentiel de regarder les choses sous plusieurs angles. "À mesure que la technologie s'intègre dans la société, il est important, depuis notre secteur, d'aussi refléter cette diversité. Les équipes diversifiées travaillent plus intelligemment et parviennent à neutraliser la complexité. "

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Les femmes qui réussissent dans les TIC sont parfois arrivées à leur poste par un chemin détourné. CIO de la KU Leuven et élue ICT Woman of the Year en 2016 par Data News, Annemie Depuydt est un visage bien connu dans le secteur. Mais il n'était pas écrit qu'elle allait un jour travailler dans les TIC. " J'ai étudié la géographie ", lance-t-elle. " Comme je ne me voyais pas devant une classe plus tard, je me suis inscrite à un master en informatique. " Après ses études, la KU Leuven a été son premier et jusqu'ici unique employeur. Dans les années 1990, Annemie était responsable de programme lors du remplacement de l'ordinateur central de l'université. Plus tard, elle a suggéré de rassembler les différents départements TIC. Depuis 2008, elle est CIO du département TIC unifié de la KU Leuven." Moi aussi, je me suis retrouvée dans les TIC un peu par hasard", déclare Veerle Peeters, Director Cyber Governance chez Deloitte. " J'étais surtout intéressée par les sciences sociales et j'ai étudié la sociologie et la criminologie. " Un emploi auprès d'une entreprise de consultance a mis Veerle en contact avec la gestion des risques avant que son intérêt ne se porte sur la vie privée et la cybersécurité. " Depuis, je travaille sur ce que j'appelle le côté humain de la cybersécurité ", dit-elle. " Il est faux de penser que la cybersécurité est une question de technologie. Ce n'est pas le cas. Les individus et les processus sont aussi importants. "Parmi les étudiants diplômés d'une haute école belge ou d'une université dans une orientation STEM, il y a à peine une femme sur cinq. Qu'est-ce que qui pourrait aider à faire remonter ce chiffre ? " Tout commence par de l'information auprès des jeunes de l'enseignement secondaire ", explique Nathalie Vandaele, Human Capital Leader chez Deloitte. " Il faut informer davantage les jeunes de l'impact de la technologie dans tous les aspects de la vie. La numérisation est partout, la technologie devient plus humaine. Il est essentiel d'informer les jeunes afin qu'ils sachent ce que nous pouvons faire avec la technologie. "Jasmine Van Mol, Senior Consultant Digital Advisory chez Deloitte, a aussi remarqué ce besoin d'information sur les TIC. " Bien souvent, on ne s'imagine pas ce que mon travail implique ", dit-elle. " Je le détaille avec un exemple. J'ai travaillé sur le projet eBox, la boîte de messagerie électronique du gouvernement fédéral. " Jasmine a supervisé une équipe de développeurs. " Les compétences techniques de ma formation me sont utiles mais il faut aussi des compétences générales. "Si Jasmine a choisi une formation STEM, c'est parce qu'elle a notamment pu se faire une idée de ce que serait son travail plus tard. " Mon père est ingénieur ", poursuit-elle. " J'ai vu de mes propres yeux que bon nombre de préjugés n'ont pas lieu d'être. Voilà pourquoi je veux être un modèle pour les jeunes filles et les inspirer à choisir une orientation STEM. " Et c'est nécessaire car la demande en profils TIC ne va faire qu'augmenter dans les prochaines années. " C'est en partie une question de chiffres ", souligne Annemie Depuydt. " Le secteur a besoin de plus de main d'oeuvre, hommes et femmes. Il faut un meilleur équilibre. "Des équipes équilibrées - avec des hommes et des femmes - génèrent plus d'engagement, des résultats meilleurs, des solutions plus créatives. " Et, oui, il y a des différences entre les hommes et les femmes ", continue Annemie Depuydt, " mais tous sont égaux sur le lieu de travail. Mieux : ils sont complémentaires. " Le secret réside dans un bon mix. " Personnellement, j'estime que les femmes sont douées dans la démystification des TIC ", poursuit Annemie Depuydt. " Notre secteur peut être ringard avec des mots à la mode coûteux. Les femmes peuvent rapidement ponctuer cela avec une question précise. "" Les équipes diversifiées prennent de meilleures décisions ", explique Nathalie Vandaele, " et c'est plus important qu'il n'y parait. " Dans la société d'aujourd'hui, la complexité ne fait qu'augmenter. Il est essentiel de regarder les choses sous plusieurs angles. "À mesure que la technologie s'intègre dans la société, il est important, depuis notre secteur, d'aussi refléter cette diversité. Les équipes diversifiées travaillent plus intelligemment et parviennent à neutraliser la complexité. "