" Le levier principal est la prévisibilité du cloud ", analyse Jeroen Huylebroeck, Cloud Consultant chez Bechtle direct Belgium. " Dans le cloud, vous savez exactement ce que vous recevez, dans quel délai, avec quels SLA et dans quel périmètre. " Le sur-mesure n'intervient pas dans cette équation. " Vous savez, si vous chercher quelque chose qui soit disponible rapidement et relativement bon marché, vous allez chez Ikea. Mais dans ce cas, vous savez que vous achetez un meuble standard. S'il faut du sur-mesure, vous avez intérêt à vous adresser à un menuisier. Cette solution prendra plus de temps et se révélera un peu plus coûteuse. " Le principe du cloud est très similaire. " Mieux encore ", ajoute Jeroen Huylebroeck, " Ikea propose toujours plus de produits de niche. Dans le cloud, c'est exactement la même chose. "

En pratique, les entreprises combinent l'infrastructure sur-site et le cloud dans un modèle hybride. " Quoi qu'il en soit, les entreprises imaginent souvent que le modèle hybride se résume à un dédoublement de l'infrastructure sur-site et cloud ", ajoute Jeroen Huylebroeck. " Celui qui envisage le cloud hybride dans cette optique fonctionne en sous-optimisation. Je considère le modèle hybride davantage comme une approche permettant de répartir les charges de travail. Prenez l'exemple du recours à l'intelligence artificielle dans le cadre de l'IoT. En local, un appareil IoT peut collecter, analyser et renvoyer des données. Néanmoins, il n'y a pas suffisamment de puissance de calcul et de stockage au niveau local pour améliorer l'intelligence de cette application avec l'IA. Or ce type de spécificité existe dans le cloud. "

Responsabilité partagée

Dans la pratique, les opportunités que recèle le cloud induit également de nouveaux risques de sécurité. " Tout dépend de la manière dont on aborde la sécurité ", estime encore Jeroen Huylebroeck. " Nous consommons toujours plus de services IT, ce qui augmente potentiellement notre vulnérabilité. Nous ne devrions pas utiliser simplement de nouveaux services sans nous soucier de la sécurité. Lors de l'éclatement de la crise du coronavirus, les entreprises ont dû s'adapter d'un coup très rapidement, parfois en négligeant la sécurité. "

" A terme, tout devra pouvoir tourner dans le cloud public. "

Jeroen Huylebroeck, Cloud Consultant chez Bechtle direct Belgium

Dans le même temps, on peut également considérer que le niveau de la sécurité IT a évolué positivement. Jeroen Huylebroeck : " D'une part, une sécurité de qualité est désormais intégrée au service que nous achetez chez un partenaire cloud dans la mesure où une partie de la responsabilité lui incombe. Et, d'autre part, la généralisation de la standardisation en termes de plateformes de sécurité fait qu'il est plus intéressant de s'appuyer sur un partenaire spécialisé pour la sécurité. Il n'en reste pas moins que la sécurité est une responsabilité partagée entre le fournisseur et l'utilisateur. "

Jeroen Huylebroeck, Cloud Consultant chez Bechtle direct Belgium

Le cloud est vert

Dans de nombreuses entreprises, la crise du coronavirus a accéléré la migration vers des services cloud. Mais le cloud peut-il, dans le même ordre d'idées, aider à relever d'autres défis, notamment en matière d'écologie ? Jeroen Huylebroeck : " Très certainement. Les entreprises qui misent sur la croissance ont par définition de la capacité excédentaire dans leur centre de données sur-site. Le cloud apporte une réponse à ce besoin de surdimensionnement et offre ainsi la possibilité de 'verduriser' le parc à 80 ou 90%, certainement si l'on déploie par ailleurs à grande échelle des appareils économes en énergie. "

Bechtle

Bechtle est un prestataire européen de services spécialisé dans l'association de vente directe de produits et services IT d'ESN (entreprises de services numériques).

" Le levier principal est la prévisibilité du cloud ", analyse Jeroen Huylebroeck, Cloud Consultant chez Bechtle direct Belgium. " Dans le cloud, vous savez exactement ce que vous recevez, dans quel délai, avec quels SLA et dans quel périmètre. " Le sur-mesure n'intervient pas dans cette équation. " Vous savez, si vous chercher quelque chose qui soit disponible rapidement et relativement bon marché, vous allez chez Ikea. Mais dans ce cas, vous savez que vous achetez un meuble standard. S'il faut du sur-mesure, vous avez intérêt à vous adresser à un menuisier. Cette solution prendra plus de temps et se révélera un peu plus coûteuse. " Le principe du cloud est très similaire. " Mieux encore ", ajoute Jeroen Huylebroeck, " Ikea propose toujours plus de produits de niche. Dans le cloud, c'est exactement la même chose. " En pratique, les entreprises combinent l'infrastructure sur-site et le cloud dans un modèle hybride. " Quoi qu'il en soit, les entreprises imaginent souvent que le modèle hybride se résume à un dédoublement de l'infrastructure sur-site et cloud ", ajoute Jeroen Huylebroeck. " Celui qui envisage le cloud hybride dans cette optique fonctionne en sous-optimisation. Je considère le modèle hybride davantage comme une approche permettant de répartir les charges de travail. Prenez l'exemple du recours à l'intelligence artificielle dans le cadre de l'IoT. En local, un appareil IoT peut collecter, analyser et renvoyer des données. Néanmoins, il n'y a pas suffisamment de puissance de calcul et de stockage au niveau local pour améliorer l'intelligence de cette application avec l'IA. Or ce type de spécificité existe dans le cloud. " Dans la pratique, les opportunités que recèle le cloud induit également de nouveaux risques de sécurité. " Tout dépend de la manière dont on aborde la sécurité ", estime encore Jeroen Huylebroeck. " Nous consommons toujours plus de services IT, ce qui augmente potentiellement notre vulnérabilité. Nous ne devrions pas utiliser simplement de nouveaux services sans nous soucier de la sécurité. Lors de l'éclatement de la crise du coronavirus, les entreprises ont dû s'adapter d'un coup très rapidement, parfois en négligeant la sécurité. "Dans le même temps, on peut également considérer que le niveau de la sécurité IT a évolué positivement. Jeroen Huylebroeck : " D'une part, une sécurité de qualité est désormais intégrée au service que nous achetez chez un partenaire cloud dans la mesure où une partie de la responsabilité lui incombe. Et, d'autre part, la généralisation de la standardisation en termes de plateformes de sécurité fait qu'il est plus intéressant de s'appuyer sur un partenaire spécialisé pour la sécurité. Il n'en reste pas moins que la sécurité est une responsabilité partagée entre le fournisseur et l'utilisateur. "Dans de nombreuses entreprises, la crise du coronavirus a accéléré la migration vers des services cloud. Mais le cloud peut-il, dans le même ordre d'idées, aider à relever d'autres défis, notamment en matière d'écologie ? Jeroen Huylebroeck : " Très certainement. Les entreprises qui misent sur la croissance ont par définition de la capacité excédentaire dans leur centre de données sur-site. Le cloud apporte une réponse à ce besoin de surdimensionnement et offre ainsi la possibilité de 'verduriser' le parc à 80 ou 90%, certainement si l'on déploie par ailleurs à grande échelle des appareils économes en énergie. "