Eurofiber gère plus de 40.000 kilomètres de fibres optique et relie les grands acteurs du cloud ainsi que la grande majorité des centres de données - plus de 180 - dans le Benelux. " Dans les régions clés de notre pays, la fibre est déjà relativement bien déployée ", considère Hans Witdouck, CEO d'Eurofiber Belgium. " Même si en Belgique, il existe encore des zones où la fibre est moins présente, surtout sur le marché grand public. " Globalement, la disponibilité de la fibre est aujourd'hui suffisante pour les entreprises, même si la poursuite des investissements dans les régions moins bien desservies apparaît certainement comme nécessaire.

Ajustement des attentes

La demande de connectivité ne fera qu'augmenter. " A mon sens, deux éléments entrent en jeu ", analyse Hans Witdouck. " Et tout d'abord, l'impact du télétravail. Celui-ci a modifié les attentes. " Avant la crise du coronavirus en effet, une connexion classique - cuivre ou coax - suffisait pour le travail à domicile. Mais les télétravailleurs qui ont dû utiliser toutes sortes d'applications cloud et de vidéo durant le confinement ont eu de nouvelles exigences.

" Nous assistons aujourd'hui à ce que j'appellerais la transformation numérique 2.0 ", croit savoir Hans Witdouck. " En raison du coronavirus, il a fallu subitement prendre des décisions rapides, simplement pour que les entreprises puissent continuer à fonctionner. Désormais, nous entrons dans une seconde phase où les entreprises entendent optimiser leur environnement. La demande de connexions à 1 Gbit/s s'accélère. De même, l'importance de la latence dépend en grande partie des activités de l'entreprise. C'est ainsi que pour une société qui traite des transactions boursières, cet aspect est particulièrement important. "

Hans Witdouck, CEO Eurofiber Belgium

Privilégier davantage les fondations

Dans le même temps, Hans Witdouck espère une évolution dans l'approche de la connectivité. " Souvent, les entreprises n'envisagent leur transformation numérique qu'en terme d'applicatifs. Elles considèrent trop peu la connectivité comme une base absolue, alors que le réseau constitue véritablement l'élément clé dans ce domaine. " Certes, il n'est pas mauvais que l'entreprise se place du point de vue de l'application. Mais il apparaît souvent dans la pratique qu'elle ne prend en compte la connectivité nécessaire qu'au terme du projet. C'est ainsi que dans le secteur de la construction, cette approche est totalement impensable. " Lors de la construction d'une maison, on pense d'abord aux fondations ", raisonne Hans Witdouck. " Et celles-ci sont en général quelque peu surdimensionnées pour jouer la sécurité. Dans le contexte de la connectivité, c'est nettement trop peu le cas. "

" Autrefois, la fibre optique était réservée aux grandes entreprises, alors qu'aujourd'hui, les PME ont également certaines exigences spécifiques qui requièrent la fibre optique. Sur un plan général, nous constatons à cet égard une demande croissante pour un réseau ouvert : pas des solutions verticales intégrées, mais à chaque fois le fournisseur le mieux approprié pour une application spécifique. Dans un tel cas, l'entreprise recherche en fait un intégrateur. " C'est cet intégrateur qui fait alors office d'interlocuteur unique et sélectionne en coulisses les meilleures solutions auprès de différents fournisseurs.

Réseau ouvert

Proposer une cohérence parfaite entre l'évolution de la connectivité et des besoins de l'entreprise est l'ambition future du secteur. D'autant que la cloudification ne fera qu'accentuer le mouvement. " Dès lors, l'importance des technologies qui permettent une telle évolution ne fait que croître ", souligne Hans Witdouck. " Les entreprises ne se contentent désormais plus d'une simple ligne internet, mais souhaitent leur propre connectique de qualité. Outre la fibre optique, la 5G devient incontournable dans ce contexte. Reste qu'à mes yeux, l'évolution majeure est la migration vers des réseaux ouverts, précisément en raison du fait que les entreprises dissocient le réseau des applications. "

Eurofiber gère plus de 40.000 kilomètres de fibres optique et relie les grands acteurs du cloud ainsi que la grande majorité des centres de données - plus de 180 - dans le Benelux. " Dans les régions clés de notre pays, la fibre est déjà relativement bien déployée ", considère Hans Witdouck, CEO d'Eurofiber Belgium. " Même si en Belgique, il existe encore des zones où la fibre est moins présente, surtout sur le marché grand public. " Globalement, la disponibilité de la fibre est aujourd'hui suffisante pour les entreprises, même si la poursuite des investissements dans les régions moins bien desservies apparaît certainement comme nécessaire.La demande de connectivité ne fera qu'augmenter. " A mon sens, deux éléments entrent en jeu ", analyse Hans Witdouck. " Et tout d'abord, l'impact du télétravail. Celui-ci a modifié les attentes. " Avant la crise du coronavirus en effet, une connexion classique - cuivre ou coax - suffisait pour le travail à domicile. Mais les télétravailleurs qui ont dû utiliser toutes sortes d'applications cloud et de vidéo durant le confinement ont eu de nouvelles exigences." Nous assistons aujourd'hui à ce que j'appellerais la transformation numérique 2.0 ", croit savoir Hans Witdouck. " En raison du coronavirus, il a fallu subitement prendre des décisions rapides, simplement pour que les entreprises puissent continuer à fonctionner. Désormais, nous entrons dans une seconde phase où les entreprises entendent optimiser leur environnement. La demande de connexions à 1 Gbit/s s'accélère. De même, l'importance de la latence dépend en grande partie des activités de l'entreprise. C'est ainsi que pour une société qui traite des transactions boursières, cet aspect est particulièrement important. " Dans le même temps, Hans Witdouck espère une évolution dans l'approche de la connectivité. " Souvent, les entreprises n'envisagent leur transformation numérique qu'en terme d'applicatifs. Elles considèrent trop peu la connectivité comme une base absolue, alors que le réseau constitue véritablement l'élément clé dans ce domaine. " Certes, il n'est pas mauvais que l'entreprise se place du point de vue de l'application. Mais il apparaît souvent dans la pratique qu'elle ne prend en compte la connectivité nécessaire qu'au terme du projet. C'est ainsi que dans le secteur de la construction, cette approche est totalement impensable. " Lors de la construction d'une maison, on pense d'abord aux fondations ", raisonne Hans Witdouck. " Et celles-ci sont en général quelque peu surdimensionnées pour jouer la sécurité. Dans le contexte de la connectivité, c'est nettement trop peu le cas. "" Autrefois, la fibre optique était réservée aux grandes entreprises, alors qu'aujourd'hui, les PME ont également certaines exigences spécifiques qui requièrent la fibre optique. Sur un plan général, nous constatons à cet égard une demande croissante pour un réseau ouvert : pas des solutions verticales intégrées, mais à chaque fois le fournisseur le mieux approprié pour une application spécifique. Dans un tel cas, l'entreprise recherche en fait un intégrateur. " C'est cet intégrateur qui fait alors office d'interlocuteur unique et sélectionne en coulisses les meilleures solutions auprès de différents fournisseurs.Proposer une cohérence parfaite entre l'évolution de la connectivité et des besoins de l'entreprise est l'ambition future du secteur. D'autant que la cloudification ne fera qu'accentuer le mouvement. " Dès lors, l'importance des technologies qui permettent une telle évolution ne fait que croître ", souligne Hans Witdouck. " Les entreprises ne se contentent désormais plus d'une simple ligne internet, mais souhaitent leur propre connectique de qualité. Outre la fibre optique, la 5G devient incontournable dans ce contexte. Reste qu'à mes yeux, l'évolution majeure est la migration vers des réseaux ouverts, précisément en raison du fait que les entreprises dissocient le réseau des applications. "