La technologie évolue rapidement et l'attitude envers les femmes actives dans le secteur des TIC tout autant. " Les préjugés envers les femmes ont disparu ", déclare Annemie Depuydt, CIO à la KU Leuven. "Des caractéristiques comme l'implication émotionnelle sont considérées aujourd'hui comme une marque de leadership fort. " Mais il y a encore du chemin à faire. Les chiffres montrent en effet que les femmes sont sous-représentées dans le secteur des TIC.

Annemie Depuydt, CIO à la KU Leuven

Des caractéristiques comme l'implication émotionnelle sont considérées aujourd'hui comme une marque de leadership fort.

Annemie Depuydt

La vision des TIC évolue aussi en termes de contenu. " Il y a plus d'intérêt pour l'aspect humain ", poursuit Veerle Peeters, Director Cyber Governance chez Deloitte. " L'expérience utilisateur est plus ou moins à la hauteur des fonctionnalités purement techniques. " D'où l'idée d'ajouter un A de Arts à STEM (Science, Technology, Engineering & Math) pour obtenir STEAM. " En élargissant notre vision vers le droit, les sciences sociales et les études créatives, on peut introduire un nouveau mode de réflexion au sein des TIC ", explique Veerle Peeters. " Cela créerait un pôle de talents plus vaste et faciliterait l'accès aux femmes dans le secteur technologique. "

Veerle Peeters, Director Cyber Governance chez Deloitte

Dans le secteur des TIC, il faut avoir la volonté d'apprendre en permanence, d'être curieux et motivé.

Veerle Peeters

Le talent est le facteur décisif

Bien entendu, certaines compétences sont indispensables pour quiconque veut travailler dans le secteur des TIC, mais elles ne sont pas nécessairement le point de départ d'une carrière. " Avoir un bon état d'esprit est plus important ", estime Veerle Peeters. " Il faut avoir la volonté d'apprendre en permanence car la technologie évolue très vite. Il faut rester curieux et motivé. Pour moi, c'est plus important que les compétences techniques. " Le talent fait la différence, et l'employeur doit le soutenir de manière optimale, en offrant notamment l'opportunité d'acquérir de nouvelles compétences. " Il faut développer l'état d'esprit d'un Maître Jedi de Star Wars " poursuit Veerle Peeters en riant. " Oser relever les défis et être convaincu que vous allez réussir. "

" C'est avec une telle ouverture d'esprit que j'ai abordé ce travail ", déclare Alana Panny, Senior Consultant AI & Data chez Deloitte. " J'ai d'abord voulu m'immerger dans la technologie et j'ai notamment travaillé comme programmeuse au développement d'un robot humanoïde. Nous avons déployé énormément de technologies innovantes tout en accordant de l'attention sur l'interaction humaine. " Un exemple qui montre tout l'intérêt d'Alana pour son travail. " Quand je vais chez un client, je perçois une autre combinaison de processus, de personnes et de technologie. Je travaille actuellement sur la transformation numérique. J'aimerais approfondir cette matière. "

Alana Panny, Senior Consultant AI & Data chez Deloitte

Les projets de transformation numérique ne concernent pas uniquement la technologie, c'est aussi la combinaison de processus et d'individus.

Alana Panny

Aussi dans la pratique

Pour les entreprises, le défi consiste à ancrer le support d'une telle attitude dans leur culture et adopter ainsi une culture inclusive, notamment pour les femmes. " La politique des RH fait la différence ", continue Annemie Depuydt. " Il faut veiller à ce que les processus de recrutement soient objectifs, en travaillant par exemple avec des jurys mixtes. On peut aussi faire beaucoup de choses sur le lieu de travail, en montrant de l'appréciation aux bons collaborateurs et - bien entendu - en rémunérant les hommes et les femmes de manière égale. " Accorder de l'attention supplémentaire à un bon équilibre travail-vie privée est important. " C'est vrai que dans le secteur, les journées peuvent être longues et il y a des services de garde ", explique Annemie Depuydt. En tant qu'entreprise, il vous revient de créer un environnement où les collaborateurs, hommes et femmes, peuvent combiner leur carrière et leur vie de famille. "

" Il est essentiel qu'une entreprise mette réellement en pratique son choix d'inclusivité." poursuit Nathalie Vandaele, Human Capital Leader chez Deloitte. " Les femmes, les hommes, se sentent bien dans leur job quand ils peuvent défendre leurs idées - même si leur opinion diffère de la majorité - et que l'entreprise en tient compte. Cet aspect reçoit de plus en plus d'attention. Ce n'est que comme cela qu'une entreprise peut se décrire inclusive. "

Nathalie Vandaele, Human Capital Leader chez Deloitte

Il est essentiel qu'une entreprise mette réellement en pratique son choix d'inclusivité. Walk the talk.

Nathalie Vandaele

Pour visionner la table ronde intégrale, rendez-vous sur ce site web.

La technologie évolue rapidement et l'attitude envers les femmes actives dans le secteur des TIC tout autant. " Les préjugés envers les femmes ont disparu ", déclare Annemie Depuydt, CIO à la KU Leuven. "Des caractéristiques comme l'implication émotionnelle sont considérées aujourd'hui comme une marque de leadership fort. " Mais il y a encore du chemin à faire. Les chiffres montrent en effet que les femmes sont sous-représentées dans le secteur des TIC.La vision des TIC évolue aussi en termes de contenu. " Il y a plus d'intérêt pour l'aspect humain ", poursuit Veerle Peeters, Director Cyber Governance chez Deloitte. " L'expérience utilisateur est plus ou moins à la hauteur des fonctionnalités purement techniques. " D'où l'idée d'ajouter un A de Arts à STEM (Science, Technology, Engineering & Math) pour obtenir STEAM. " En élargissant notre vision vers le droit, les sciences sociales et les études créatives, on peut introduire un nouveau mode de réflexion au sein des TIC ", explique Veerle Peeters. " Cela créerait un pôle de talents plus vaste et faciliterait l'accès aux femmes dans le secteur technologique. "Bien entendu, certaines compétences sont indispensables pour quiconque veut travailler dans le secteur des TIC, mais elles ne sont pas nécessairement le point de départ d'une carrière. " Avoir un bon état d'esprit est plus important ", estime Veerle Peeters. " Il faut avoir la volonté d'apprendre en permanence car la technologie évolue très vite. Il faut rester curieux et motivé. Pour moi, c'est plus important que les compétences techniques. " Le talent fait la différence, et l'employeur doit le soutenir de manière optimale, en offrant notamment l'opportunité d'acquérir de nouvelles compétences. " Il faut développer l'état d'esprit d'un Maître Jedi de Star Wars " poursuit Veerle Peeters en riant. " Oser relever les défis et être convaincu que vous allez réussir. "" C'est avec une telle ouverture d'esprit que j'ai abordé ce travail ", déclare Alana Panny, Senior Consultant AI & Data chez Deloitte. " J'ai d'abord voulu m'immerger dans la technologie et j'ai notamment travaillé comme programmeuse au développement d'un robot humanoïde. Nous avons déployé énormément de technologies innovantes tout en accordant de l'attention sur l'interaction humaine. " Un exemple qui montre tout l'intérêt d'Alana pour son travail. " Quand je vais chez un client, je perçois une autre combinaison de processus, de personnes et de technologie. Je travaille actuellement sur la transformation numérique. J'aimerais approfondir cette matière. "Pour les entreprises, le défi consiste à ancrer le support d'une telle attitude dans leur culture et adopter ainsi une culture inclusive, notamment pour les femmes. " La politique des RH fait la différence ", continue Annemie Depuydt. " Il faut veiller à ce que les processus de recrutement soient objectifs, en travaillant par exemple avec des jurys mixtes. On peut aussi faire beaucoup de choses sur le lieu de travail, en montrant de l'appréciation aux bons collaborateurs et - bien entendu - en rémunérant les hommes et les femmes de manière égale. " Accorder de l'attention supplémentaire à un bon équilibre travail-vie privée est important. " C'est vrai que dans le secteur, les journées peuvent être longues et il y a des services de garde ", explique Annemie Depuydt. En tant qu'entreprise, il vous revient de créer un environnement où les collaborateurs, hommes et femmes, peuvent combiner leur carrière et leur vie de famille. "" Il est essentiel qu'une entreprise mette réellement en pratique son choix d'inclusivité." poursuit Nathalie Vandaele, Human Capital Leader chez Deloitte. " Les femmes, les hommes, se sentent bien dans leur job quand ils peuvent défendre leurs idées - même si leur opinion diffère de la majorité - et que l'entreprise en tient compte. Cet aspect reçoit de plus en plus d'attention. Ce n'est que comme cela qu'une entreprise peut se décrire inclusive. "