" Nous avons toujours estimé que l'avenir était à l'environnement hybride ", précise Dennis Lauwers, Distinguished Engineer Hybrid Cloud Europe chez IBM. " Nous nous inscrivions donc en faux contre l'idée générale selon laquelle toutes les charges de travail basculeraient dans le cloud public. " Autre affirmation erronée, le fait que le cloud peut générer des économies de coûts importantes - une autre prédiction majeure des débuts du cloud. " Les véritables leviers du cloud se situent ailleurs ", considère Dennis Lauwers. " C'est ainsi que le cloud peut faire la différence comme facilitateur de l'innovation, par exemple en supportant le développement agile et en permettant ainsi la mise en production plus rapide d'une solution. "

Dennis Lauwers, Distinguished Engineer Hybrid Cloud Europe chez IBM : " Ce n'est désormais plus tant la réduction des coûts qui constitue le moteur principal du cloud que le support et l'accélération de l'innovation. "

Accords précis

Dans le même temps, le cloud soulève certaines objections. " Pour la mise en place d'une infrastructure sur-site, le CIO devait autrefois négocier des accords précis avec les fournisseurs. Il avait davantage la maîtrise des détails des conditions de ces contrats. " Mais dans le cloud, la situation est différente. " Dans le cloud en effet, il est surtout question de Service Level Objectives et plus tellement de Service Level Agreements. Et honnêtement, en tant que client, vous n'êtes pas vraiment avancé. " Car ces objectifs ne sont guère plus que des promesses et ne sont pas contraignants. Dans cette optique, il est plus intéressant de se pencher sur les évolutions dans le domaine de la sécurité dans le cloud.

" Nous voyons toujours plus de formules qui rendent la sécurité exécutoire ", poursuit Dennis Lauwers. " Surtout dans le cadre du principe de DevSecOps où la sécurité est intégrée en standard dans le cycle complet allant du développement à la production. Ce faisant, une application est toujours conforme, peu importe finalement qu'elle tourne sur-site ou dans le cloud. " Mieux encore, dans certains secteurs - comme les services financiers ou la défense -, nous constatons précisément une tendance à ramener sur-site certains services qui tournaient au départ dans le cloud. C'est dans ce même contexte que s'inscrit la demande pour des processus cloud qui intègrent d'emblée la législation d'un secteur particulier. Ceci permet la mise en production plus rapide d'une telle application cloud, puisque tout est déjà automatiquement adapté aux règles en vigueur.

Sur-site, edge et cloud

La réalité hybride se justifie donc aisément. Parfois en effet, un centre de données local reste le meilleur choix, alors que dans d'autres cas, il s'agit de l'edge, voire du cloud. " C'est une question d'équilibre ", poursuit Dennis Lauwers. " Gartner prévoit que les entreprises migreront trois quarts de leurs systèmes vers l'edge, notamment avec la 5G comme moteur. Néanmoins, même si tel est le cas, de très nombreuses applications - songez à l'ERP notamment - resteront dans le centre de données central. " Peut-être le HCI offrira-t-il alors une solution pratique pour permettre de construire facilement un cloud privé, alors qu'un centre de données classique en trois couches sera le meilleur choix pour les applications analytiques lourdes ? " Que le bon sens guide les décisions ", conclut Dennis Lauwers.

" Nous avons toujours estimé que l'avenir était à l'environnement hybride ", précise Dennis Lauwers, Distinguished Engineer Hybrid Cloud Europe chez IBM. " Nous nous inscrivions donc en faux contre l'idée générale selon laquelle toutes les charges de travail basculeraient dans le cloud public. " Autre affirmation erronée, le fait que le cloud peut générer des économies de coûts importantes - une autre prédiction majeure des débuts du cloud. " Les véritables leviers du cloud se situent ailleurs ", considère Dennis Lauwers. " C'est ainsi que le cloud peut faire la différence comme facilitateur de l'innovation, par exemple en supportant le développement agile et en permettant ainsi la mise en production plus rapide d'une solution. "Dans le même temps, le cloud soulève certaines objections. " Pour la mise en place d'une infrastructure sur-site, le CIO devait autrefois négocier des accords précis avec les fournisseurs. Il avait davantage la maîtrise des détails des conditions de ces contrats. " Mais dans le cloud, la situation est différente. " Dans le cloud en effet, il est surtout question de Service Level Objectives et plus tellement de Service Level Agreements. Et honnêtement, en tant que client, vous n'êtes pas vraiment avancé. " Car ces objectifs ne sont guère plus que des promesses et ne sont pas contraignants. Dans cette optique, il est plus intéressant de se pencher sur les évolutions dans le domaine de la sécurité dans le cloud." Nous voyons toujours plus de formules qui rendent la sécurité exécutoire ", poursuit Dennis Lauwers. " Surtout dans le cadre du principe de DevSecOps où la sécurité est intégrée en standard dans le cycle complet allant du développement à la production. Ce faisant, une application est toujours conforme, peu importe finalement qu'elle tourne sur-site ou dans le cloud. " Mieux encore, dans certains secteurs - comme les services financiers ou la défense -, nous constatons précisément une tendance à ramener sur-site certains services qui tournaient au départ dans le cloud. C'est dans ce même contexte que s'inscrit la demande pour des processus cloud qui intègrent d'emblée la législation d'un secteur particulier. Ceci permet la mise en production plus rapide d'une telle application cloud, puisque tout est déjà automatiquement adapté aux règles en vigueur. La réalité hybride se justifie donc aisément. Parfois en effet, un centre de données local reste le meilleur choix, alors que dans d'autres cas, il s'agit de l'edge, voire du cloud. " C'est une question d'équilibre ", poursuit Dennis Lauwers. " Gartner prévoit que les entreprises migreront trois quarts de leurs systèmes vers l'edge, notamment avec la 5G comme moteur. Néanmoins, même si tel est le cas, de très nombreuses applications - songez à l'ERP notamment - resteront dans le centre de données central. " Peut-être le HCI offrira-t-il alors une solution pratique pour permettre de construire facilement un cloud privé, alors qu'un centre de données classique en trois couches sera le meilleur choix pour les applications analytiques lourdes ? " Que le bon sens guide les décisions ", conclut Dennis Lauwers.