En d'autres termes, les prévisions des analystes ne se confirment pas. Voici dix ans, ceux-ci estimaient qu'en 2020, tout tournerait dans le cloud. Or tel ne semble pas le cas aujourd'hui. " Il n'empêche que le modèle opérationnel du cloud s'est bel et bien imposé dans le centre de données ", estime Lode Vermeiren, Senior Solutions Engineer pour le VMware Cloud Provider Program. " Sur ce plan, le cloud a clairement répondu aux attentes. Cela dit, il est faux d'affirmer que toutes les charges de travail se trouvent désormais chez un seul des hyperscalers. "

Le sur-site également en croissance

Lorsqu'une entreprise fonctionne aujourd'hui de facto dans un environnement hybride, le CIO doit sans doute s'adapter. Comment son rôle évolue-t-il ? " Une première remarque s'impose d'emblée ", relève Lode Vermeiren. " Certes, le cloud est en croissance, mais celle-ci ne se fait pas forcément au détriment de l'infrastructure gérée sur-site par l'entreprise. L'on-prem reste important et continue à progresser. " Quoi qu'il en soit, de nombreuses entreprises ont mis en place une stratégie dans laquelle le cloud figure d'office comme la première option pour les nouvelles applications. " Du coup, le rôle du CIO s'en trouve modifié ", note Lode Vermeiren. " Dans une IT classique, quatre-vingts pour cent des coûts vont à l'infrastructure. Mais dans le cloud, l'IT est consommée comme un service, ce qui représente une approche totalement différente. "

Lode Vermeiren, Senior Solutions Engineer du VMware Cloud Provider Program : " Si vous travaillez avec des charges de travail standardisées et virtualisées, retirer vos données du cloud public ne devrait poser aucune difficulté. "

Infrastructure hyperconvergée

De multiples facteurs déterminent le choix d'une réalité hybride. " Cela peut s'expliquer par l'emplacement des données ", fait remarquer Lode Vermeiren. " Ou par le volume des données. Si l'infrastructure interne est privilégiée, cela ne signifie pas forcément que le cloud soit une mauvaise solution. J'y vois plutôt une question de bon sens. " Pour les applications de données plus lourdes notamment, il peut se révéler plus efficace d'effectuer le traitement de ces données en local puis de basculer ensuite vers le cloud. En l'occurrence, le cloud offre surtout une option complémentaire.

" L'infrastructure IT traditionnelle a encore un rôle à jouer ", croit savoir Lode Vermeiren. " Dans certains secteurs, le mainframe reste d'ailleurs toujours une valeur sûre. " Dans le même temps, de nouvelles applications voient le jour pour l'infrastructure locale, grâce notamment à l'infrastructure hyperconvergée (HCI), une solution qui combine puissance de calcul, stockage, virtualisation et réseau au sein d'un boîtier compact. Lode Vermerien : " Le HCI permet ainsi de professionnaliser le niveau de l'infrastructure en local. "

Hotel California

Indépendamment de tous ces avantages et perspectives, la crainte du vendor lock-in a longtemps hanté le cloud. Un peu comme dans 'Hotel California' des Eagles : " You can check out any time you like, but you can never leave. " " Le principal conseil à cet égard est de prendre en compte cet aspect dès le départ ", insiste Lode Vermeiren. " Si vous travaillez avec des charges de travail standardisées et virtualisées, retirer vos données du cloud public ne devrait poser aucune difficulté. " Mais dans le cas d'applications cloud-native ou de micro-services, le risque de verrouillage technique est nettement plus grand. Lode Vermeiren : " Si vous travaillez avec des conteneurs, vous ne devriez en principe pas non plus vous faire de soucis. "

En d'autres termes, les prévisions des analystes ne se confirment pas. Voici dix ans, ceux-ci estimaient qu'en 2020, tout tournerait dans le cloud. Or tel ne semble pas le cas aujourd'hui. " Il n'empêche que le modèle opérationnel du cloud s'est bel et bien imposé dans le centre de données ", estime Lode Vermeiren, Senior Solutions Engineer pour le VMware Cloud Provider Program. " Sur ce plan, le cloud a clairement répondu aux attentes. Cela dit, il est faux d'affirmer que toutes les charges de travail se trouvent désormais chez un seul des hyperscalers. "Lorsqu'une entreprise fonctionne aujourd'hui de facto dans un environnement hybride, le CIO doit sans doute s'adapter. Comment son rôle évolue-t-il ? " Une première remarque s'impose d'emblée ", relève Lode Vermeiren. " Certes, le cloud est en croissance, mais celle-ci ne se fait pas forcément au détriment de l'infrastructure gérée sur-site par l'entreprise. L'on-prem reste important et continue à progresser. " Quoi qu'il en soit, de nombreuses entreprises ont mis en place une stratégie dans laquelle le cloud figure d'office comme la première option pour les nouvelles applications. " Du coup, le rôle du CIO s'en trouve modifié ", note Lode Vermeiren. " Dans une IT classique, quatre-vingts pour cent des coûts vont à l'infrastructure. Mais dans le cloud, l'IT est consommée comme un service, ce qui représente une approche totalement différente. "De multiples facteurs déterminent le choix d'une réalité hybride. " Cela peut s'expliquer par l'emplacement des données ", fait remarquer Lode Vermeiren. " Ou par le volume des données. Si l'infrastructure interne est privilégiée, cela ne signifie pas forcément que le cloud soit une mauvaise solution. J'y vois plutôt une question de bon sens. " Pour les applications de données plus lourdes notamment, il peut se révéler plus efficace d'effectuer le traitement de ces données en local puis de basculer ensuite vers le cloud. En l'occurrence, le cloud offre surtout une option complémentaire." L'infrastructure IT traditionnelle a encore un rôle à jouer ", croit savoir Lode Vermeiren. " Dans certains secteurs, le mainframe reste d'ailleurs toujours une valeur sûre. " Dans le même temps, de nouvelles applications voient le jour pour l'infrastructure locale, grâce notamment à l'infrastructure hyperconvergée (HCI), une solution qui combine puissance de calcul, stockage, virtualisation et réseau au sein d'un boîtier compact. Lode Vermerien : " Le HCI permet ainsi de professionnaliser le niveau de l'infrastructure en local. "Indépendamment de tous ces avantages et perspectives, la crainte du vendor lock-in a longtemps hanté le cloud. Un peu comme dans 'Hotel California' des Eagles : " You can check out any time you like, but you can never leave. " " Le principal conseil à cet égard est de prendre en compte cet aspect dès le départ ", insiste Lode Vermeiren. " Si vous travaillez avec des charges de travail standardisées et virtualisées, retirer vos données du cloud public ne devrait poser aucune difficulté. " Mais dans le cas d'applications cloud-native ou de micro-services, le risque de verrouillage technique est nettement plus grand. Lode Vermeiren : " Si vous travaillez avec des conteneurs, vous ne devriez en principe pas non plus vous faire de soucis. "