Les 1,2 million d'habitants de Bruxelles, les 325 000 navetteurs et les nombreux touristes de la ville respirent désormais un peu mieux. Depuis l'introduction de la LEZ et l'augmentation croissante du nombre de voitures polluantes interdites dans la ville, la qualité de l'air s'est considérablement améliorée. Mais le système relève aussi de l'exploit technologique. Il y a quelques années, DXC Technology a conçu pour Bruxelles Fiscalité, l'administration fiscale de la Région de Bruxelles-Capitale, un système générique permettant de structurer et d'automatiser numériquement l'intégralité du processus fiscal et parafiscal. Ces opérations reposent sur une architecture SAP relativement complexe, qui facilite non seulement le traitement des données, mais aussi le processus de facturation. Ce système existant a été étendu et mis en oeuvre au sein de la LEZ en un temps record de six mois. En juillet 2018, les propriétaires de véhicules ont reçu une lettre d'information individuelle leur communiquant les nouvelles règles de la LEZ. Les premiers contrevenants ont reçu un PV en octobre 2018.

Deux millions de photos de plaques d'immatriculation

L'impact de la zone à faibles émissions est impressionnant. Chaque jour, environ 300 000 voitures, véhicules utilitaires et bus pénètrent dans la Région de Bruxelles-Capitale. 200 caméras disposées dans des endroits stratégiques et équipées de la technologie de reconnaissance automatique de plaques d'immatriculation (RAPI), prennent environ 2 millions de photos de plaques d'immatriculation par jour. " Cet important flux de données nous parvient chaque jour ", déclare Dirk De Smedt de Bruxelles Fiscalité. " Ces données sont ensuite comparées automatiquement dans notre base de données avec celles de la Direction pour l'immatriculation des véhicules (DIV) afin de vérifier les caractéristiques techniques du véhicule et de les comparer aux règles de la LEZ. Pour les véhicules qui figurent sur la " liste noire " et ne peuvent donc pas pénétrer dans la LEZ, l'identité du conducteur et les données du registre national sont ensuite identifiées. Cela permet à nos fonctionnaires fiscaux de décider d'imposer ou non une amende pour l'infraction, ce qui a pour effet de lancer automatiquement le processus de facturation et de comptabilité. Enfin, la préparation et l'envoi de l'invitation à payer l'amende suivent automatiquement. Les règles de confidentialité sont parfaitement respectées. Les données à caractère personnel ne sont révélées au fonctionnaire que lorsqu'une personne se voit imposer une amende. "

Dirk De Smedt

Interaction client gérable

Une personne qui reçoit une amende de 350 euros dans sa boîte aux lettres paie l'amende, formule une demande de renseignements ou introduit une réclamation. Le traitement manuel de toutes ces différentes réactions aurait un impact opérationnel énorme sur la charge de travail du personnel de Bruxelles Fiscalité. " Mais la nouvelle technologie la rend parfaitement gérable ", déclare Dirk De Smedt. " Je suis donc très satisfait de la solution conçue par DXC Technology. L'automatisation s'applique même à la préparation d'un plan de paiement. L'interaction humaine au sein de mon administration se limite à la constatation de l'infraction. Cette technologie présente également l'avantage de nous permettre de prendre sans problème les futures mesures politiques dans les zones à faibles émissions. Les critères des véhicules acceptés dans les LEZ deviennent plus stricts année après année. À partir de 2020, les voitures diesel répondant à la norme Euro 3 seront également interdites. Notre base de données et la liste noire peuvent être rapidement adaptées à ces évolutions, sans adaptation technologique majeure. Il en va de même pour le contrôle du paiement de la taxe de circulation : à l'avenir, nous pourrons également gérer cela de manière transparente à l'aide de la même base de données ".

La LEZ de Bruxelles en bref

-plus de 300 000 voitures, véhicules utilitaires et bus dans la ville chaque jour

-200 caméras équipées de la reconnaissance de plaque d'immatriculation

-2 millions de photos de plaques d'immatriculation par jour

-430 000 voitures " interdites " sur la liste noire

- 350 € d'amende par infraction

-70 % des contrevenants paient immédiatement