" Lorsque le cloud est apparu, tout le monde voulait l'essayer ", explique Olivier De Kock, Head of Consulting chez Fujitsu Belgium. " Le métier encore plus que l'IT. " Pourtant, chaque entreprise migre vers le cloud à son propre rythme. " Dans les PME, le rythme d'adoption est plus élevé. C'est précisément parce qu'elles dépendent moins d'applications lourdes et critiques - contrairement à une banque par exemple - que les PME veulent plus rapidement tester le cloud. " Pourtant, Olivier De Kock se dit convaincu que le cloud est encore appelé à progresser. " J'en suis convaincu. Mais alors que le multicloud est présenté comme un objectif, la réalité montre que c'est plutôt le cloud hybride qui s'impose. "

Leviers du cloud

Dans les premiers temps, la possibilité de réaliser de sérieuses économies était largement invoquée. Pourtant, nombre d'entreprises se sont fourvoyées. " Le cloud implique certains coûts de démarrage ", indique Olivier De Kock. " Et notamment au niveau de la transformation et de la migration qui n'ont rien d'évident. Ce n'est que lorsque l'on examine l'ensemble du projet à plus long terme que l'on voit se dégager des économies d'échelle. "

Désormais, c'est la sécurité notamment qui l'un des leviers de la migration dans le cloud. En effet, la réputation des hyperscalers se fonde essentiellement sur la sécurité de leurs services. " Donc effectivement, le cloud est parfaitement sécurisé ", soutient Oliver De Kock. Pourtant, des incidents se produisent. " Protéger sa maison est une chose. Encore ne faut-il pas donner simplement les clés de la porte d'entrée. " En d'autres termes : il importe que l'utilisateur de services cloud assume également sa part de responsabilités et veille à ce que sa propre sécurité soit assurée.

Olivier De Kock, Head of Consulting chez Fujitsu Belgium: " Les entreprises privilégient toujours plus une combinaison de cloud et de sur-site, le cloud étant typiquement préféré pour soutenir l'innovation. "

Pas de 'one size fits all'

Sur le terrain, les entreprises recherchent surtout le meilleur équilibre. D'où la percée du cloud hybride, basée sur des arguments tels que le choix et la flexibilité offerts. A ce niveau, les banques constituent souvent un exemple typique puisque celles-ci offrent nombre de services via des applis tout en continuant à faire tourner de nombreuses charges de travail sur mainframe. Et les choses ne devraient pas évoluer dans un avenir proche. " Le one size fits all n'existe pas, même dans le cloud ", prétend Olivier De Kock. " C'est précisément la raison pour laquelle l'entreprise doit combiner le cloud et l'on-prem, sachant que le cloud a typiquement la préférence pour soutenir l'innovation. "

Stratégie de sortie

Entre-temps, les projets de basculement vers le cloud sont désormais légion. En revanche, les initiatives de retrait du cloud sont nettement moins fréquentes. " Tout le monde connaît la notion de stratégie de sortie après le confinement lié à la crise du Covid-19 ", rappelle Olivier De Kock. " Or cette notion s'applique tout aussi bien au cloud. Autre leçon apprise également durant la crise du coronavirus : en revenir à la situation antérieure n'a rien d'une sinécure. " Certes, lorsqu'une entreprise met un terme à son contrat cloud, le fournisseur cloud est bien sûr tenu de lui restituer ses données. Ce n'est pas toujours facile, mais c'est possible techniquement. Dans ce cas également, c'est souvent une question de coûts. Car en revenir à une infrastructure sur-site n'a en pratique rien d'évident, sachant qu'il faut au préalable recréer en interne une infrastructure complète sécurisée.

Durant la crise du coronavirus, les entreprises ont souvent été contraintes de basculer dans le cloud. " Nombre d'entre elles n'étaient pourtant pas prêtes à supporter le télétravail à grande échelle ", enchaîne Olivier De Kock. Reste qu'elles n'ont pas eu le choix. " Cela incite les organisations à réfléchir désormais à la manière dont elles pourraient aborder une prochaine crise. Sans doute verra-t-on une augmentation des investissements dans les ordinateurs de bureau virtuels, la bande passante et la sécurité. "

" Lorsque le cloud est apparu, tout le monde voulait l'essayer ", explique Olivier De Kock, Head of Consulting chez Fujitsu Belgium. " Le métier encore plus que l'IT. " Pourtant, chaque entreprise migre vers le cloud à son propre rythme. " Dans les PME, le rythme d'adoption est plus élevé. C'est précisément parce qu'elles dépendent moins d'applications lourdes et critiques - contrairement à une banque par exemple - que les PME veulent plus rapidement tester le cloud. " Pourtant, Olivier De Kock se dit convaincu que le cloud est encore appelé à progresser. " J'en suis convaincu. Mais alors que le multicloud est présenté comme un objectif, la réalité montre que c'est plutôt le cloud hybride qui s'impose. "Dans les premiers temps, la possibilité de réaliser de sérieuses économies était largement invoquée. Pourtant, nombre d'entreprises se sont fourvoyées. " Le cloud implique certains coûts de démarrage ", indique Olivier De Kock. " Et notamment au niveau de la transformation et de la migration qui n'ont rien d'évident. Ce n'est que lorsque l'on examine l'ensemble du projet à plus long terme que l'on voit se dégager des économies d'échelle. "Désormais, c'est la sécurité notamment qui l'un des leviers de la migration dans le cloud. En effet, la réputation des hyperscalers se fonde essentiellement sur la sécurité de leurs services. " Donc effectivement, le cloud est parfaitement sécurisé ", soutient Oliver De Kock. Pourtant, des incidents se produisent. " Protéger sa maison est une chose. Encore ne faut-il pas donner simplement les clés de la porte d'entrée. " En d'autres termes : il importe que l'utilisateur de services cloud assume également sa part de responsabilités et veille à ce que sa propre sécurité soit assurée.Sur le terrain, les entreprises recherchent surtout le meilleur équilibre. D'où la percée du cloud hybride, basée sur des arguments tels que le choix et la flexibilité offerts. A ce niveau, les banques constituent souvent un exemple typique puisque celles-ci offrent nombre de services via des applis tout en continuant à faire tourner de nombreuses charges de travail sur mainframe. Et les choses ne devraient pas évoluer dans un avenir proche. " Le one size fits all n'existe pas, même dans le cloud ", prétend Olivier De Kock. " C'est précisément la raison pour laquelle l'entreprise doit combiner le cloud et l'on-prem, sachant que le cloud a typiquement la préférence pour soutenir l'innovation. "Entre-temps, les projets de basculement vers le cloud sont désormais légion. En revanche, les initiatives de retrait du cloud sont nettement moins fréquentes. " Tout le monde connaît la notion de stratégie de sortie après le confinement lié à la crise du Covid-19 ", rappelle Olivier De Kock. " Or cette notion s'applique tout aussi bien au cloud. Autre leçon apprise également durant la crise du coronavirus : en revenir à la situation antérieure n'a rien d'une sinécure. " Certes, lorsqu'une entreprise met un terme à son contrat cloud, le fournisseur cloud est bien sûr tenu de lui restituer ses données. Ce n'est pas toujours facile, mais c'est possible techniquement. Dans ce cas également, c'est souvent une question de coûts. Car en revenir à une infrastructure sur-site n'a en pratique rien d'évident, sachant qu'il faut au préalable recréer en interne une infrastructure complète sécurisée.Durant la crise du coronavirus, les entreprises ont souvent été contraintes de basculer dans le cloud. " Nombre d'entre elles n'étaient pourtant pas prêtes à supporter le télétravail à grande échelle ", enchaîne Olivier De Kock. Reste qu'elles n'ont pas eu le choix. " Cela incite les organisations à réfléchir désormais à la manière dont elles pourraient aborder une prochaine crise. Sans doute verra-t-on une augmentation des investissements dans les ordinateurs de bureau virtuels, la bande passante et la sécurité. "