La semaine dernière, The New York Times annoncait le tout récent projet de Facebook de regrouper Instagram, Messenger et WhatsApp. Zuckerberg déclare à présent "être enthousiaste" à cette idée, mais insiste sur le fait qu'il s'agira d'un projet à longue échéance. "Il nous faudra encore examiner pas mal de choses, avant de pouvoir finaliser le projet", a précisé le CEO lors d'une explication donnée à propos des chiffres trimestriels de son entreprise.

Changement de cap

On ne sait pas encore clairement à quoi ressemblera exactement l'intégration. Une conséquence possible, c'est que des messages pourront être envoyés via Messenger vers les utilisateurs de WhatsApp ou d'Instagram et vice versa. Selon Zuckerberg, c'est quelque chose que les gens demandent souvent.

Ce projet représente en tout cas un changement de cap pour Facebook, qui avait promis lors des rachats que les deux applis resteraient autonomes. Entre-temps, les fondateurs de WhatsApp et d'Instagram ont quitté l'entreprise, et la voie est donc libre pour Facebook d'effectuer des changements.

Cryptage

En même temps, Zuckerberg insiste sur le fait qu'il veut au cours des années à venir doter par défaut davantage de ses services du cryptage bout-à-bout. Cela signifie que tous les messages seront cryptés à partir du moment où ils seront envoyés jusqu'à celui où ils seront lus sur un autre téléphone. WhatsApp le fait par défaut depuis avril 2016 déjà tant pour les messages de texte que vocaux. "Les gens apprécient", prétend Zuckerberg.

Et de faire référence aussi aux dizaines de millions d'utilisateurs Android, qui recourent à Messenger sous la forme d'appli SMS. Cela, il entend le remplacer par WhatsApp, parce que la communication sera alors cryptée et "plus sûre". Il en résulterait que Facebook ne pourrait plus scanner ces messages et ne plus les faire suivre aux services police qui les solliciteraient.

Reste à savoir si les messages dans Messenger seront eux aussi dans les années à venir effectivement cryptés par défaut. Il en résulterait alors en effet que Facebook ne pourrait plus proposer de publicités personnalisées sur base du contenu de ces messages.