YouTube annonce sa nouvelle politique sur son blog. Il s'agit entre autres d'agir de manière plus stricte contre le harcèlement et de supprimer par exemple les vidéos offensantes sur base de la race, du genre ou de la nature sexuelle, trois attributs qui sont protégés par la loi américaine. Peu importe ici que la victime soit quelqu'un de connu ou non.

YouTube, une filiale de Google, est une gigantesque plate-forme médiatique sur laquelle 500 heures de nouveau contenu vidéo sont déposées chaque minute. Quelque deux milliards de personnes utilisent le site mensuellement. Mais dans cette énorme quantité de vidéos, on recense beaucoup de choses indésirables. Il en ressort que le site fait de plus en plus l'objet ces derniers mois de critiques en raison de la présence de nombreuses vidéos intimidantes, de théories du complot et de contenus insultants ou extrémistes.

Dans une tentative de réformer la culture du site, YouTube va à présent en exclure les expressions offensantes, surtout s'il s'agit d'attaques sur le genre, la race ou la nature sexuelle de quelqu'un. Les menaces seront également approchées de manière plus rigoureuse. Jusqu'à présent, YouTube a toujours banni les vidéos qui menaçaient explicitement quelqu'un, qui montraient des informations personnelles (ce qu'on appelle en jargon le 'doxxing') et qui appelaient des personnes à s'en prendre à une autre. A présent, YouTube va aussi intervenir plus strictement envers les menaces latentes et les dangers implicites.

Les modèles de harcèlement seront punis. Cette règle semble faire directement suite à l'histoire de Carlos Maza. Cet homme, qui se trouve lui-même sur YouTube en tant que journaliste pour Vox, avait plus tôt cette année accusé un autre commentateur, Steve Crowder, de pratiques de harcèlement. Crowder offensait régulièrement Maza dans ses vidéos du fait qu'il est latino et ouvertement homosexuel. Au terme d'une controverse, durant laquelle YouTube ne prit d'abord pas position, puis argumenta que les vidéos en question dépassaient bien les bornes, Crowder perdit ses revenus publicitaires. Les canaux qui flirtent ou dépassent les limites, sont à présent susceptibles d'être avertis, voire exclus si cela se représente, selon YouTube. L'entreprise examinera les pratiques d'un canal dans son ensemble, parce qu'une seule vidéo n'est souvent pas suffisante pour enfreindre les règles, alors que toute une série de vidéos semblables peut rapidement déclencher une vague de haine.

Dans la pratique

Tout comme dans le cas des précédents ajustements des règles, la principale question est de savoir comment la nouvelle politique de l'entreprise sera appliquée dans la pratique. Comme on le sait, YouTube est gigantesque et pour une plate-forme, qui éprouve déjà des difficultés à détecter automatiquement un langage extrémiste explicite, des choses comme des menaces latentes et des menaces implicites sont très difficiles à trouver.

Ce qui est étonnant, c'est que YouTube déclare que les règles s'appliqueront à tout le monde, donc tant aux utilisateurs 'ordinaires' qu'aux utilisateurs bien connus de la plate-forme et qu'aux personnalités publiques. La plate-forme passe souvent pour être plus indulgente à l'égard des canaux très populaires. De par sa popularité justement, un canal tel InfoWars du comploteur Alex Jones aurait ainsi pu avoir enfreint plusieurs fois les règles, avant d'être quand même banni l'année dernière. La règle relative aux personnalités publiques contraste en outre avec ce que fait par exemple Twitter, qui autorise les tweets parfois insultants du président américain Donald Trump, en les plaçant derrière un écran d'avertissement. Pour YouTube, il est question ici d'une corde à sauter pour le moins lâche. Nombre de déclarations de Trump sont en effet émises en live sur la plate-forme, et la question est donc de connaître le degré de rapidité avec laquelle YouTube réagira à l'avenir, lorsque dans ses discours, l'homme offensera, comme il en a pris l'habitude, les opposants et des groupes entiers de citoyens.

YouTube annonce sa nouvelle politique sur son blog. Il s'agit entre autres d'agir de manière plus stricte contre le harcèlement et de supprimer par exemple les vidéos offensantes sur base de la race, du genre ou de la nature sexuelle, trois attributs qui sont protégés par la loi américaine. Peu importe ici que la victime soit quelqu'un de connu ou non. YouTube, une filiale de Google, est une gigantesque plate-forme médiatique sur laquelle 500 heures de nouveau contenu vidéo sont déposées chaque minute. Quelque deux milliards de personnes utilisent le site mensuellement. Mais dans cette énorme quantité de vidéos, on recense beaucoup de choses indésirables. Il en ressort que le site fait de plus en plus l'objet ces derniers mois de critiques en raison de la présence de nombreuses vidéos intimidantes, de théories du complot et de contenus insultants ou extrémistes. Dans une tentative de réformer la culture du site, YouTube va à présent en exclure les expressions offensantes, surtout s'il s'agit d'attaques sur le genre, la race ou la nature sexuelle de quelqu'un. Les menaces seront également approchées de manière plus rigoureuse. Jusqu'à présent, YouTube a toujours banni les vidéos qui menaçaient explicitement quelqu'un, qui montraient des informations personnelles (ce qu'on appelle en jargon le 'doxxing') et qui appelaient des personnes à s'en prendre à une autre. A présent, YouTube va aussi intervenir plus strictement envers les menaces latentes et les dangers implicites. Les modèles de harcèlement seront punis. Cette règle semble faire directement suite à l'histoire de Carlos Maza. Cet homme, qui se trouve lui-même sur YouTube en tant que journaliste pour Vox, avait plus tôt cette année accusé un autre commentateur, Steve Crowder, de pratiques de harcèlement. Crowder offensait régulièrement Maza dans ses vidéos du fait qu'il est latino et ouvertement homosexuel. Au terme d'une controverse, durant laquelle YouTube ne prit d'abord pas position, puis argumenta que les vidéos en question dépassaient bien les bornes, Crowder perdit ses revenus publicitaires. Les canaux qui flirtent ou dépassent les limites, sont à présent susceptibles d'être avertis, voire exclus si cela se représente, selon YouTube. L'entreprise examinera les pratiques d'un canal dans son ensemble, parce qu'une seule vidéo n'est souvent pas suffisante pour enfreindre les règles, alors que toute une série de vidéos semblables peut rapidement déclencher une vague de haine. Dans la pratique Tout comme dans le cas des précédents ajustements des règles, la principale question est de savoir comment la nouvelle politique de l'entreprise sera appliquée dans la pratique. Comme on le sait, YouTube est gigantesque et pour une plate-forme, qui éprouve déjà des difficultés à détecter automatiquement un langage extrémiste explicite, des choses comme des menaces latentes et des menaces implicites sont très difficiles à trouver. Ce qui est étonnant, c'est que YouTube déclare que les règles s'appliqueront à tout le monde, donc tant aux utilisateurs 'ordinaires' qu'aux utilisateurs bien connus de la plate-forme et qu'aux personnalités publiques. La plate-forme passe souvent pour être plus indulgente à l'égard des canaux très populaires. De par sa popularité justement, un canal tel InfoWars du comploteur Alex Jones aurait ainsi pu avoir enfreint plusieurs fois les règles, avant d'être quand même banni l'année dernière. La règle relative aux personnalités publiques contraste en outre avec ce que fait par exemple Twitter, qui autorise les tweets parfois insultants du président américain Donald Trump, en les plaçant derrière un écran d'avertissement. Pour YouTube, il est question ici d'une corde à sauter pour le moins lâche. Nombre de déclarations de Trump sont en effet émises en live sur la plate-forme, et la question est donc de connaître le degré de rapidité avec laquelle YouTube réagira à l'avenir, lorsque dans ses discours, l'homme offensera, comme il en a pris l'habitude, les opposants et des groupes entiers de citoyens.