Le vote en faveur de la création d'un syndicat est considéré comme une étape importante par les spécialistes du travail aux Etats-Unis. Dans un dépôt de stockage d'Amazon à Staten Island, New York City, 2.654 travailleurs ont voté pour et 2.131 autres s'y sont opposés.

En raison de l'approbation, le syndicat pourra dorénavant négocier avec Amazon au nom du personnel pour obtenir des conditions de travail à la fois meilleures et plus sûres, ainsi qu'une augmentation de salaire. Jusqu'à présent, chaque employé devait dialoguer personnellement avec l'entreprise.

Amazon elle-même réagit sans enthousiasme à ce choix. 'Nous sommes déçus de l'issue du vote à Staten Island, parce que nous croyons qu'une relation directe avec l'entreprise est ce qu'il y a de mieux pour notre personnel', déclare l'entreprise dans un communiqué. Elle envisage aussi de faire appel de ce vote, alléguant que le National Labor Relations Board a exercé une très grande influence, alors que l'organisme public signale à l'agence Reuters avoir simplement effectué son travail.

Piètres conditions de travail

Avec un million de travailleurs environ, Amazon est le deuxième plus grand employeur privé des Etats-Unis après Walmart, mais l'entreprise a entre-temps été pointée du doigt pour ses conditions de travail. Lors de la crise du corona, Amazon s'avéra lente à fermer des départements infectés, puisque lors d'un changement d'équipes, les gens se sont mélangés et que des employés ayant émis des critiques à ce propos furent licenciés. Un vice-président alla même jusqu'à démissionner par mécontentement face à la situation.

Mais ces lamentables conditions de travail existent depuis assez longtemps déjà. L'exemple le plus singulier est celui que certains préparateurs ou livreurs de colis se sentent obligés d'uriner ou de se soulager dans des bouteilles et des sacs, parce que la pression au travail est si forte chez Amazon qu'il n'y a même pas le temps pour une pause toilette. Amazon dément cette pratique, mais dans le passé, des documents internes avaient déjà été divulgués, indiquant qu'Amazon était bien au courant de ce genre de fait.

Deuxième tentative

Il y a un an, une tentative de constitution d'un syndicat dans un entrepôt d'Amazon en Alabama avait encore échoué. Ce vote est du reste encore et toujours contesté. A l'époque, Amazon avait entre autres proposé une prime de départ aux employés qui voulaient voter en faveur d'un syndicat et avait invité une poignée de travailleurs soigneusement choisis et utilisant de faux comptes de tweeter sur le fait qu'il était vraiment agréable de travailler pour Amazon.

Ultérieurement ce mois-ci, un vote similaire sera organisé dans un deuxième dépôt de Staten Island.

Le vote en faveur de la création d'un syndicat est considéré comme une étape importante par les spécialistes du travail aux Etats-Unis. Dans un dépôt de stockage d'Amazon à Staten Island, New York City, 2.654 travailleurs ont voté pour et 2.131 autres s'y sont opposés.En raison de l'approbation, le syndicat pourra dorénavant négocier avec Amazon au nom du personnel pour obtenir des conditions de travail à la fois meilleures et plus sûres, ainsi qu'une augmentation de salaire. Jusqu'à présent, chaque employé devait dialoguer personnellement avec l'entreprise.Amazon elle-même réagit sans enthousiasme à ce choix. 'Nous sommes déçus de l'issue du vote à Staten Island, parce que nous croyons qu'une relation directe avec l'entreprise est ce qu'il y a de mieux pour notre personnel', déclare l'entreprise dans un communiqué. Elle envisage aussi de faire appel de ce vote, alléguant que le National Labor Relations Board a exercé une très grande influence, alors que l'organisme public signale à l'agence Reuters avoir simplement effectué son travail.Avec un million de travailleurs environ, Amazon est le deuxième plus grand employeur privé des Etats-Unis après Walmart, mais l'entreprise a entre-temps été pointée du doigt pour ses conditions de travail. Lors de la crise du corona, Amazon s'avéra lente à fermer des départements infectés, puisque lors d'un changement d'équipes, les gens se sont mélangés et que des employés ayant émis des critiques à ce propos furent licenciés. Un vice-président alla même jusqu'à démissionner par mécontentement face à la situation.Mais ces lamentables conditions de travail existent depuis assez longtemps déjà. L'exemple le plus singulier est celui que certains préparateurs ou livreurs de colis se sentent obligés d'uriner ou de se soulager dans des bouteilles et des sacs, parce que la pression au travail est si forte chez Amazon qu'il n'y a même pas le temps pour une pause toilette. Amazon dément cette pratique, mais dans le passé, des documents internes avaient déjà été divulgués, indiquant qu'Amazon était bien au courant de ce genre de fait.Il y a un an, une tentative de constitution d'un syndicat dans un entrepôt d'Amazon en Alabama avait encore échoué. Ce vote est du reste encore et toujours contesté. A l'époque, Amazon avait entre autres proposé une prime de départ aux employés qui voulaient voter en faveur d'un syndicat et avait invité une poignée de travailleurs soigneusement choisis et utilisant de faux comptes de tweeter sur le fait qu'il était vraiment agréable de travailler pour Amazon.Ultérieurement ce mois-ci, un vote similaire sera organisé dans un deuxième dépôt de Staten Island.