Un ex-membre de la sécurité d'eBay, P. Cooke, a été condamné à dix-huit mois de prison pour avoir cyber-harcelé un couple. Ce dernier avait posté en ligne une lettre de nouvelles, EcommerceBytes, dans laquelle il évoquait eBay et une série d'autres entreprises. Les critiques qu'il émettait à l'encontre du site de vente aux enchères, ne furent pas du goût de l'entreprise. Le couple se mit alors à recevoir des colis 'inquiétants', dont un foetus de porc, des cancrelats vivants et un livre destiné à aider les gens à faire face au décès d'un conjoint.

Le collaborateur d'eBay condamné, un ex-politicien de renom, a plaidé coupable. Il était prévenu conjointement avec six autres ex-collaborateurs d'eBay. Quatre d'entre eux ont également avoué et connaîtront leur sort ultérieurement. Deux attendent encore d'être jugés. Cooke était leur manager et aurait dû intervenir plus tôt, selon lui. Le procureur affirme que Cooke avait co-planifié la campagne d'harcèlement et qu'il a ensuite aidé à la dissimuler. Il est condamné pour 'avoir ourdi un cyber-harcèlement' et avoir manipulé des témoins. Dans des messages WhatsApp qui ont été présentés dans le cadre de cette affaire, Cooke écrit notamment qu'il s'agit d'un 'bon plan parfaitement couvert'. Dans ces messages, il donne aussi à ses collaborateurs des conseils sur la manière de s'y prendre avec la police locale, afin d'éviter les accusations.

Campagne

Selon le procureur fédéral, les collaborateurs d'eBay avaient planifié cette vaste campagne pour imposer le silence au couple. La campagne semble trouver son inspiration dans une série consacrée à la maffia et consistait dans une première phase à envoyer des colis au contenu intimidant. Et dans une seconde phase, les accusés se plaignirent du couple sur Twitter et menacèrent de le rechercher physiquement.

Selon le procureur, le plan était de rendre ces messages toujours plus menaçants et de révéler finalement l'adresse du couple en question. Toujours selon le plan, eBay allait ensuite proposer au couple de l'aider à sortir de tous ces tracas, 'afin d'appeler à la bienveillance' à son égard. Une troisième phase, par laquelle les collaborateurs incriminés se mettraient à surveiller de près l'habitation du couple, fut remarquée par les victimes, qui firent appel à la police.

eBay a entre-temps licencié les six personnes et a indiqué dans un communiqué de presse destiné à rendre publiques les plaintes que 'ce type de comportement n'est pas acceptable' pour l'entreprise. Il convient d'écrire aussi que la direction d'eBay n'était pas ravie de la lettre de nouvelles du couple. 'Nous allons pulvériser cette femme', indique ainsi l'(ex-)Chief Communications Officer Steven Wymer dans un SMS qui figurait dans les documents présentés au procès, à propos d'une des deux journalistes. 'Descendez-la', peut-on même lire dans un autre SMS de l'(ex-)CEO Devin Wenig adressé à Wymer. Wenig a entre-temps remis sa démission, alors que Wymer a été licencié.

Un ex-membre de la sécurité d'eBay, P. Cooke, a été condamné à dix-huit mois de prison pour avoir cyber-harcelé un couple. Ce dernier avait posté en ligne une lettre de nouvelles, EcommerceBytes, dans laquelle il évoquait eBay et une série d'autres entreprises. Les critiques qu'il émettait à l'encontre du site de vente aux enchères, ne furent pas du goût de l'entreprise. Le couple se mit alors à recevoir des colis 'inquiétants', dont un foetus de porc, des cancrelats vivants et un livre destiné à aider les gens à faire face au décès d'un conjoint.Le collaborateur d'eBay condamné, un ex-politicien de renom, a plaidé coupable. Il était prévenu conjointement avec six autres ex-collaborateurs d'eBay. Quatre d'entre eux ont également avoué et connaîtront leur sort ultérieurement. Deux attendent encore d'être jugés. Cooke était leur manager et aurait dû intervenir plus tôt, selon lui. Le procureur affirme que Cooke avait co-planifié la campagne d'harcèlement et qu'il a ensuite aidé à la dissimuler. Il est condamné pour 'avoir ourdi un cyber-harcèlement' et avoir manipulé des témoins. Dans des messages WhatsApp qui ont été présentés dans le cadre de cette affaire, Cooke écrit notamment qu'il s'agit d'un 'bon plan parfaitement couvert'. Dans ces messages, il donne aussi à ses collaborateurs des conseils sur la manière de s'y prendre avec la police locale, afin d'éviter les accusations.Selon le procureur fédéral, les collaborateurs d'eBay avaient planifié cette vaste campagne pour imposer le silence au couple. La campagne semble trouver son inspiration dans une série consacrée à la maffia et consistait dans une première phase à envoyer des colis au contenu intimidant. Et dans une seconde phase, les accusés se plaignirent du couple sur Twitter et menacèrent de le rechercher physiquement.Selon le procureur, le plan était de rendre ces messages toujours plus menaçants et de révéler finalement l'adresse du couple en question. Toujours selon le plan, eBay allait ensuite proposer au couple de l'aider à sortir de tous ces tracas, 'afin d'appeler à la bienveillance' à son égard. Une troisième phase, par laquelle les collaborateurs incriminés se mettraient à surveiller de près l'habitation du couple, fut remarquée par les victimes, qui firent appel à la police.eBay a entre-temps licencié les six personnes et a indiqué dans un communiqué de presse destiné à rendre publiques les plaintes que 'ce type de comportement n'est pas acceptable' pour l'entreprise. Il convient d'écrire aussi que la direction d'eBay n'était pas ravie de la lettre de nouvelles du couple. 'Nous allons pulvériser cette femme', indique ainsi l'(ex-)Chief Communications Officer Steven Wymer dans un SMS qui figurait dans les documents présentés au procès, à propos d'une des deux journalistes. 'Descendez-la', peut-on même lire dans un autre SMS de l'(ex-)CEO Devin Wenig adressé à Wymer. Wenig a entre-temps remis sa démission, alors que Wymer a été licencié.