L'un des gros problèmes que posent les crypto-monnaies telles le bitcoin est, outre une fraude bien présente, la consommation d'énergie. Selon une enquête réalisée par la Nederlandse Bank, une transaction en bitcoin émet par exemple autant de CO2 qu'un ménage en trois semaines. Le réseau bitcoin lui-même consomme entre-temps autant d'énergie par an que la Suède. Et il ne s'agit là que du crypto-réseau le plus populaire parmi bien d'autres.

En lançant une nouvelle campagne, des défenseurs du climat veulent à présent non pas dénoncer le crypto-phénomène en tant que tel, mais bien la façon dont les monnaies virtuelles sont extraites. L'action 'Change the Code Not the Climate' milite, comme son nom l'indique, pour changer le code qui gère les transactions de chaîne de blocs.

Charge de la preuve

Dans la pratique, il est question du passage de la méthode 'proof of work' à la méthode 'proof of stake'. Pour intégrer les transactions en crypto-espèces telles le bitcoin à une chaîne de blocs, il faut effectuer dans le système actuel un grand nombre de calculs. Ceux-ci doivent valider et sécuriser chaque transaction. Pour extraire de nouvelles monnaies, les mineurs doivent fournir une preuve de travail ('proof of work') pour justifier qu'ils ont fait en sorte de résoudre ces puzzles complexes.

Un autre système appelé 'proof of stake' (preuve d'enjeu) fonctionne par consensus. Les utilisateurs, qui possèdent déjà des monnaies, peuvent en utiliser une certaine quantité comme une caution pour valider les transactions. Quiconque saisit de fausses informations, se voit infliger une amende. Ce système présente l'avantage de ne pas devoir effectuer de grandes quantités de calculs, ce qui permet, selon les activistes, de consommer jusqu'à 99% d'énergie en moins. Un inconvénient possible est que vous aurez souvent besoin de monnaies pour servir de 'validator'. Pour de nombreux systèmes monétaires, ce rôle conviendra donc surtout aux riches investisseurs, ce qui n'est pas vraiment conforme à l'image 'd'un système décentralisé auquel tout le monde peut souscrire'.

Dogecoin et ethereum

Ce passage à la méthode 'proof of stake' est en cours depuis un certain temps déjà chez la chaîne de blocs ethereum concurrente par exemple qui, avec Solana, utilise une méthode 'plus respectueuse de l'environnement'. Dogecoin, qui avait vu le jour sous la forme d'une plaisanterie et qui est entre-temps devenue une crypto-monnaie rivale, adopterait aussi la méthode 'proof of stake'. Les activistes souhaitent à présent que la crypto-monnaie la plus connue au monde accomplisse également ce pas. Leur crainte est que l'extraction des monnaies réduise à néant les progrès réalisés dans le domaine d'une production d'énergie davantage respectueuse de l'environnement.

La pression sur le système est amplifiée par la campagne aux Etats-Unis, mais elle n'est pas non plus le fruit du hasard. La méthode est également critiquée dans l'UE. Une interdiction des monnaies 'proof of work' figurait entre autres sur la table du Digital Markets Act récemment approuvé, même si elle n'a finalement pas été reprise dans la loi.

L'un des gros problèmes que posent les crypto-monnaies telles le bitcoin est, outre une fraude bien présente, la consommation d'énergie. Selon une enquête réalisée par la Nederlandse Bank, une transaction en bitcoin émet par exemple autant de CO2 qu'un ménage en trois semaines. Le réseau bitcoin lui-même consomme entre-temps autant d'énergie par an que la Suède. Et il ne s'agit là que du crypto-réseau le plus populaire parmi bien d'autres.En lançant une nouvelle campagne, des défenseurs du climat veulent à présent non pas dénoncer le crypto-phénomène en tant que tel, mais bien la façon dont les monnaies virtuelles sont extraites. L'action 'Change the Code Not the Climate' milite, comme son nom l'indique, pour changer le code qui gère les transactions de chaîne de blocs.Dans la pratique, il est question du passage de la méthode 'proof of work' à la méthode 'proof of stake'. Pour intégrer les transactions en crypto-espèces telles le bitcoin à une chaîne de blocs, il faut effectuer dans le système actuel un grand nombre de calculs. Ceux-ci doivent valider et sécuriser chaque transaction. Pour extraire de nouvelles monnaies, les mineurs doivent fournir une preuve de travail ('proof of work') pour justifier qu'ils ont fait en sorte de résoudre ces puzzles complexes.Un autre système appelé 'proof of stake' (preuve d'enjeu) fonctionne par consensus. Les utilisateurs, qui possèdent déjà des monnaies, peuvent en utiliser une certaine quantité comme une caution pour valider les transactions. Quiconque saisit de fausses informations, se voit infliger une amende. Ce système présente l'avantage de ne pas devoir effectuer de grandes quantités de calculs, ce qui permet, selon les activistes, de consommer jusqu'à 99% d'énergie en moins. Un inconvénient possible est que vous aurez souvent besoin de monnaies pour servir de 'validator'. Pour de nombreux systèmes monétaires, ce rôle conviendra donc surtout aux riches investisseurs, ce qui n'est pas vraiment conforme à l'image 'd'un système décentralisé auquel tout le monde peut souscrire'.Ce passage à la méthode 'proof of stake' est en cours depuis un certain temps déjà chez la chaîne de blocs ethereum concurrente par exemple qui, avec Solana, utilise une méthode 'plus respectueuse de l'environnement'. Dogecoin, qui avait vu le jour sous la forme d'une plaisanterie et qui est entre-temps devenue une crypto-monnaie rivale, adopterait aussi la méthode 'proof of stake'. Les activistes souhaitent à présent que la crypto-monnaie la plus connue au monde accomplisse également ce pas. Leur crainte est que l'extraction des monnaies réduise à néant les progrès réalisés dans le domaine d'une production d'énergie davantage respectueuse de l'environnement.La pression sur le système est amplifiée par la campagne aux Etats-Unis, mais elle n'est pas non plus le fruit du hasard. La méthode est également critiquée dans l'UE. Une interdiction des monnaies 'proof of work' figurait entre autres sur la table du Digital Markets Act récemment approuvé, même si elle n'a finalement pas été reprise dans la loi.