Uber teste dans la ville américaine de Denver de nouvelles options de transport pour ses clients, plus spécifiquement le transport public. Les utilisateurs découvrent à présent dans l'appli, en plus des chauffeurs privés typiques, l'icône d'un petit train, qui ouvre une liste de trajets en bus ou en train, conjointement avec les tarifs et des informations pour atteindre la destination voulue. Voilà qui fait fortement penser à quelque chose que Google Maps propose depuis assez longtemps déjà dans son planificateur routier, mais pour Uber, qui base ses activités sur les courses en taxi, c'est une nouveauté.

Selon l'entreprise même, son objectif final est que les gens laissent plus souvent leur voiture à la maison et utilisent d'autres options de transport, qu'il s'agisse d'un vélo ou d'un scooter (Uber a précédemment déjà investi dans des vélos électriques partagés), voire du bon vieux transport public. Tout semble indiquer qu'Uber entend ainsi devenir l'appli de transport ultime, un agrégat désireux d'aider les gens à se rendre d'un point A vers un point B de la manière la plus rapide et économique qui soit, peu importe le moyen utilisé.

Ces tests sont effectués à un moment où Uber et son concurrent Lyft font surtout aux Etats-Unis l'objet d'une critique, selon laquelle ils augmentent encore les problèmes de circulation, plutôt que de les réduire, parce que de nombreux utilisateurs font appel à leurs divers services de transport au lieu de prendre le bus. En introduisant les transports publics dans son appli, Uber entend peut-être faire taire en partie cette critique.

A Denver, les utilisateurs peuvent déjà visionner les horaires des bus et des trains et bientôt, ils pourront aussi acheter des tickets au moyen de l'appli.