Chez Uber, les chauffeurs recevront désormais notamment un salaire minimal garanti, qui est fixé en Grande-Bretagne à 8,72 livres par heure. Le prix d'une course Uber ne devrait pas changer suite à cette décision, selon Uber qui s'est confiée à la BBC.

Ces ajustements surviennent un mois après qu'Uber ait perdu un procès qui lui avait été intenté par quelques chauffeurs en 2016. Pour Uber, les chauffeurs sont des entrepreneurs indépendants, mais la Haute Cour de Justice britannique a à présent jugé que l'entreprise doit désormais les traiter comme des travailleurs ('workers' en anglais). Il ne s'agit donc pas d'employés proprement dits, mais ils bénéficieront néanmoins de droits, dont un salaire minimal, des congés payés et le droit à la pension. Les chauffeurs d'Uber en Grande-Bretagne avaient déjà obtenu l'assurance-maladie et la prime de naissance.

Economie des petits boulots

Pour les syndicats britanniques, il est question d'une grande victoire, qui pourrait avoir dans le pays d'autres effets encore au niveau de ce qu'on appelle l'économie des petits boulots ('gig economy'). Des plates-formes telles Uber, mais aussi Lyft et Deliveroo, proposent des courses et des livraisons à moindre coût et se considèrent elles-mêmes comme des plates-formes de type freelance que des indépendants peuvent utiliser pour trouver des clients. Ce statut d'indépendant est toutefois remis en question au niveau mondial avec des résultats très variés. Aux Pays-Bas, la Cour de Justice a par exemple estimé en appel le mois dernier que les coursiers de Deliveroo sont des employés, et dans l'état américain de Californie, le statut de freelance de ce type de chauffeur a été fixé dans une loi en novembre dernier.

Chez Uber, les chauffeurs recevront désormais notamment un salaire minimal garanti, qui est fixé en Grande-Bretagne à 8,72 livres par heure. Le prix d'une course Uber ne devrait pas changer suite à cette décision, selon Uber qui s'est confiée à la BBC.Ces ajustements surviennent un mois après qu'Uber ait perdu un procès qui lui avait été intenté par quelques chauffeurs en 2016. Pour Uber, les chauffeurs sont des entrepreneurs indépendants, mais la Haute Cour de Justice britannique a à présent jugé que l'entreprise doit désormais les traiter comme des travailleurs ('workers' en anglais). Il ne s'agit donc pas d'employés proprement dits, mais ils bénéficieront néanmoins de droits, dont un salaire minimal, des congés payés et le droit à la pension. Les chauffeurs d'Uber en Grande-Bretagne avaient déjà obtenu l'assurance-maladie et la prime de naissance.Pour les syndicats britanniques, il est question d'une grande victoire, qui pourrait avoir dans le pays d'autres effets encore au niveau de ce qu'on appelle l'économie des petits boulots ('gig economy'). Des plates-formes telles Uber, mais aussi Lyft et Deliveroo, proposent des courses et des livraisons à moindre coût et se considèrent elles-mêmes comme des plates-formes de type freelance que des indépendants peuvent utiliser pour trouver des clients. Ce statut d'indépendant est toutefois remis en question au niveau mondial avec des résultats très variés. Aux Pays-Bas, la Cour de Justice a par exemple estimé en appel le mois dernier que les coursiers de Deliveroo sont des employés, et dans l'état américain de Californie, le statut de freelance de ce type de chauffeur a été fixé dans une loi en novembre dernier.