La journée électorale américaine ne portait pas seulement sur le choix du nouveau président, mais il y avait aussi un tas de propositions de loi sur la table. En Californie, les citoyens pouvaient ainsi donner leur avis sur la 'Proposition 22', une loi qui pourrait impacter fortement le modèle commercial d'entreprises telles Uber et Lyft, qui ont toutes deux leur siège central dans cet état.

Plus tôt cette année, la Californie avait adopté une loi attribuant le statut d'employé à ce qu'on appelle là-bas les 'gig workers', à savoir des personnes travaillant pour des applis telles DoorDash, InstaCart, Uber et Lyft, avec tous les droits que cela implique, comme l'assurance maladie et les jours de congé payés. La Proposition 22 en est un amendement, qui établit une exception pour les plates-formes de taxi et leur permet d'élaborer des règles spécifiques propres pour ces collaborateurs. Dans la pratique, ces chauffeurs demeureront donc des 'freelancers' (indépendants).

Les firmes technologiques, dont le modèle commercial dépend plus ou moins du non-paiement des contributions sociales pour leurs chauffeurs, ont consacré ces derniers mois quelque 200 millions de dollars à des annonces destinées à convaincre la population de voter en faveur de l'amendement, et cela a marché. L'amendement a été approuvé par 58 pour cent des votants (à un moment où 83 pour cent des votes étaient déjà dépouillés).

La journée électorale américaine ne portait pas seulement sur le choix du nouveau président, mais il y avait aussi un tas de propositions de loi sur la table. En Californie, les citoyens pouvaient ainsi donner leur avis sur la 'Proposition 22', une loi qui pourrait impacter fortement le modèle commercial d'entreprises telles Uber et Lyft, qui ont toutes deux leur siège central dans cet état.Plus tôt cette année, la Californie avait adopté une loi attribuant le statut d'employé à ce qu'on appelle là-bas les 'gig workers', à savoir des personnes travaillant pour des applis telles DoorDash, InstaCart, Uber et Lyft, avec tous les droits que cela implique, comme l'assurance maladie et les jours de congé payés. La Proposition 22 en est un amendement, qui établit une exception pour les plates-formes de taxi et leur permet d'élaborer des règles spécifiques propres pour ces collaborateurs. Dans la pratique, ces chauffeurs demeureront donc des 'freelancers' (indépendants).Les firmes technologiques, dont le modèle commercial dépend plus ou moins du non-paiement des contributions sociales pour leurs chauffeurs, ont consacré ces derniers mois quelque 200 millions de dollars à des annonces destinées à convaincre la population de voter en faveur de l'amendement, et cela a marché. L'amendement a été approuvé par 58 pour cent des votants (à un moment où 83 pour cent des votes étaient déjà dépouillés).