Les services de taxi Uber et Lyft injectent des millions de dollars dans la promotion d'une proposition de loi dans l'état américain de Californie. Il est question certes d'une loi locale, mais comme cet état abrite aussi le siège de nombreuses entreprises de services du genre, sa sortie pourrait avoir des effets sur le business model de la 'gig economy' (économie à la tâche ou des petits boulots). Ce qui est à la base de cette affaire, c'est que des entreprises telles Uber ou Lyft doivent offrir à leurs chauffeurs une assurance maladie et d'autres conditions de travail.

Du moins selon les autorités. L'état de Californie, où se trouvent les sièges d'Uber et de Lyft, souhaite que les deux entreprises traitent leurs chauffeurs comme des employés et que ceux-ci aient donc droit au paiement de leurs heures supplémentaires, à une assurance maladie et à d'autres conditions de travail encore. Uber et Lyft ne sont pas d'accord, mais un juge a donné raison à l'état début août, après quoi les services ont menacé d'interrompre complètement leurs activités en Californie.

Il y a quelques jours, il a cependant été décidé en référé que les services pouvaient continuer d'opérer comme avant. Il s'agit toutefois d'une décision temporaire et si les choses se poursuivent comme elles le sont actuellement, Uber et Lyft devront à un moment donné traiter et payer leurs chauffeurs comme de véritables employés, ce que les entreprises, plongées toutes deux profondément dans le rouge, refusent catégoriquement.

Nouvelle tentative

La nouvelle source d'espoir des deux entreprises a à présent pour nom la 'Proposition 22', une proposition de loi à propos de laquelle la population pourra se prononcer en novembre. Cette proposition de loi est en soi un amendement à l'Assembly Bill 5, une loi qui avait été approuvée par l'état en septembre de l'année dernière, et qui attribue aux 'gig workers', souvent des gens travaillant comme chauffeur et distributeur de repas, les mêmes droits que ceux de l'employé.

On pouvait prévoir que des entreprises comme Uber et Lyft, mais aussi des distributeurs tels DoorDash, InstaCart et Postmates, voudraient voir disparaître cette loi. Ces firmes indiquent que les chauffeurs ne contribuent pas à leur mission fondamentale et ne doivent donc pas être pris en considération pour obtenir le statut d'employé. Conjointement, elles ont collecté quelque 100 millions de dollars pour combattre cette loi, de sorte qu'elles ne soient pas obligées d'assurer ces chauffeurs/distributeurs.

La solution s'appelle la Proposition 22. Cet amendement permettrait aux services susmentionnés d'appliquer leurs propres règles au niveau des conditions de travail de leurs collaborateurs. Il s'agit en principe d'un allègement de l'Assembly Bill 5 original. Si la Proposition 22 est acceptée, quelques chauffeurs bénéficieront en fin de compte de meilleures conditions de travail, mais il y en aura nettement moins, étant donné que les règles pour les chauffeurs pris en considération deviennent plus strictes. La proposition de loi sera ajoutée aux bulletins de vote pour les élections du 3 novembre, le jour même où la population américaine votera pour désigner le nouveau président.

La loi sera d'autant plus importante qu'il s'agit du business model de ces services dans leur région d'origine, mais Lyft et surtout Uber sont aussi prises pour cible dans d'autres pays encore. A Londres par exemple, Uber est mise en accusation pour la façon, dont elle traite ses chauffeurs, alors qu'à Bruxelles et à Amsterdam, l'entreprise connaît des problèmes, parce qu'elle utilise des chauffeurs dépourvus de licence de taxi.

Les services de taxi Uber et Lyft injectent des millions de dollars dans la promotion d'une proposition de loi dans l'état américain de Californie. Il est question certes d'une loi locale, mais comme cet état abrite aussi le siège de nombreuses entreprises de services du genre, sa sortie pourrait avoir des effets sur le business model de la 'gig economy' (économie à la tâche ou des petits boulots). Ce qui est à la base de cette affaire, c'est que des entreprises telles Uber ou Lyft doivent offrir à leurs chauffeurs une assurance maladie et d'autres conditions de travail.Du moins selon les autorités. L'état de Californie, où se trouvent les sièges d'Uber et de Lyft, souhaite que les deux entreprises traitent leurs chauffeurs comme des employés et que ceux-ci aient donc droit au paiement de leurs heures supplémentaires, à une assurance maladie et à d'autres conditions de travail encore. Uber et Lyft ne sont pas d'accord, mais un juge a donné raison à l'état début août, après quoi les services ont menacé d'interrompre complètement leurs activités en Californie.Il y a quelques jours, il a cependant été décidé en référé que les services pouvaient continuer d'opérer comme avant. Il s'agit toutefois d'une décision temporaire et si les choses se poursuivent comme elles le sont actuellement, Uber et Lyft devront à un moment donné traiter et payer leurs chauffeurs comme de véritables employés, ce que les entreprises, plongées toutes deux profondément dans le rouge, refusent catégoriquement.La nouvelle source d'espoir des deux entreprises a à présent pour nom la 'Proposition 22', une proposition de loi à propos de laquelle la population pourra se prononcer en novembre. Cette proposition de loi est en soi un amendement à l'Assembly Bill 5, une loi qui avait été approuvée par l'état en septembre de l'année dernière, et qui attribue aux 'gig workers', souvent des gens travaillant comme chauffeur et distributeur de repas, les mêmes droits que ceux de l'employé.On pouvait prévoir que des entreprises comme Uber et Lyft, mais aussi des distributeurs tels DoorDash, InstaCart et Postmates, voudraient voir disparaître cette loi. Ces firmes indiquent que les chauffeurs ne contribuent pas à leur mission fondamentale et ne doivent donc pas être pris en considération pour obtenir le statut d'employé. Conjointement, elles ont collecté quelque 100 millions de dollars pour combattre cette loi, de sorte qu'elles ne soient pas obligées d'assurer ces chauffeurs/distributeurs.La solution s'appelle la Proposition 22. Cet amendement permettrait aux services susmentionnés d'appliquer leurs propres règles au niveau des conditions de travail de leurs collaborateurs. Il s'agit en principe d'un allègement de l'Assembly Bill 5 original. Si la Proposition 22 est acceptée, quelques chauffeurs bénéficieront en fin de compte de meilleures conditions de travail, mais il y en aura nettement moins, étant donné que les règles pour les chauffeurs pris en considération deviennent plus strictes. La proposition de loi sera ajoutée aux bulletins de vote pour les élections du 3 novembre, le jour même où la population américaine votera pour désigner le nouveau président.La loi sera d'autant plus importante qu'il s'agit du business model de ces services dans leur région d'origine, mais Lyft et surtout Uber sont aussi prises pour cible dans d'autres pays encore. A Londres par exemple, Uber est mise en accusation pour la façon, dont elle traite ses chauffeurs, alors qu'à Bruxelles et à Amsterdam, l'entreprise connaît des problèmes, parce qu'elle utilise des chauffeurs dépourvus de licence de taxi.