Depuis l'introduction d'une nouvelle législation stricte en matière d'Internet, Twitter doit retirer certains tweets à la demande des autorités. Selon le service de messagerie, la base sur laquelle ces contenus sont signalés serait toutefois arbitraire. Il s'agit par exemple de tweets qui critiquent la politique du gouvernement, ou qui apportent un soutien aux fermiers en colère, et qui doivent être supprimés. Si une entreprise refuse de les supprimer, ses directeurs peuvent eux-mêmes être poursuivis en justice.

Via son action en justice, Twitter veut que la Haute Cour de la province indienne du Karnataka examine sans plus attendre si certaines des ordonnances n'iraient pas au-delà de ce que la loi autorise, et si elles ne seraient pas motivées d'un point de vue politique. La plainte a d'ailleurs été déposée une semaine après que Freedom House, une organisation américaine à but non lucratif, ait publié un rapport mentionnant que la liberté de l'Internet en Inde avait fortement diminué ces dernières années. Twitter aurait reçu l'ordre de supprimer les tweets concernant ce rapport.

Perquisitions

Ce n'est pas la première fois que Twitter se heurte aux autorités indiennes. Par le passé, les refus de Twitter de retirer du contenu de son réseau social ont déjà conduit à ce que la police indienne perquisitionne les bureaux de Twitter. Le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi tente déjà depuis plusieurs années de resserrer son contrôle sur le contenu diffusé sur Internet, notamment en supprimant les messages critiques. La nouvelle législation exige par ailleurs que les entreprises stockent les données des utilisateurs, ce qui explique pourquoi plusieurs fournisseurs de VPN se sont retirés du pays depuis lors.

Depuis l'introduction d'une nouvelle législation stricte en matière d'Internet, Twitter doit retirer certains tweets à la demande des autorités. Selon le service de messagerie, la base sur laquelle ces contenus sont signalés serait toutefois arbitraire. Il s'agit par exemple de tweets qui critiquent la politique du gouvernement, ou qui apportent un soutien aux fermiers en colère, et qui doivent être supprimés. Si une entreprise refuse de les supprimer, ses directeurs peuvent eux-mêmes être poursuivis en justice. Via son action en justice, Twitter veut que la Haute Cour de la province indienne du Karnataka examine sans plus attendre si certaines des ordonnances n'iraient pas au-delà de ce que la loi autorise, et si elles ne seraient pas motivées d'un point de vue politique. La plainte a d'ailleurs été déposée une semaine après que Freedom House, une organisation américaine à but non lucratif, ait publié un rapport mentionnant que la liberté de l'Internet en Inde avait fortement diminué ces dernières années. Twitter aurait reçu l'ordre de supprimer les tweets concernant ce rapport. Ce n'est pas la première fois que Twitter se heurte aux autorités indiennes. Par le passé, les refus de Twitter de retirer du contenu de son réseau social ont déjà conduit à ce que la police indienne perquisitionne les bureaux de Twitter. Le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi tente déjà depuis plusieurs années de resserrer son contrôle sur le contenu diffusé sur Internet, notamment en supprimant les messages critiques. La nouvelle législation exige par ailleurs que les entreprises stockent les données des utilisateurs, ce qui explique pourquoi plusieurs fournisseurs de VPN se sont retirés du pays depuis lors.