Il y a un an déjà, Berners-Lee annonçait qu'il se faisait du souci à propos de ce que devenait 'son' internet. Pour lui, internet doit relier les gens et leur donner accès à la connaissance. Or tel n'était plus le cas ces trente dernières années, selon lui. Pour remettre le web dans le droit chemin, il vient à présent de lancer le Contract for the Web. Il s'agit là d'une série de principes destinés à corriger l'actuel internet et à éviter que nous glissions vers une 'dystopie numérique'.

Ce sont neuf principes à destination des pouvoirs publics, entreprises et individus, qui doivent veiller à ce que l'accès à internet reste abordable et fiable. On y trouve entre autres une clause invitant les entreprises à respecter la vie privée des utilisateurs. Berners-Lee a reçu le soutien de quelque 150 organisations, parmi lesquelles de grands noms comme Microsoft, Google, Twitter et Facebook. Des associations non marchandes telles l'Electronic Frontier Foundation supportent elles aussi cette initiative.

Nombre de ces entreprises sont mises sous pression ces derniers mois, afin qu'elles utilisent mieux les données d'utilisateurs qu'elles collectent. Si elles ne peuvent démontrer qu'elles respectent les principes du 'Contract', elles seront exclues de la liste.

Les autorités allemandes, françaises et ghanéennes par exemple se sont également engagées en faveur du 'Contract' et affirment notamment qu'elles veilleront à ce que tout un chacun ait accès à internet et que ce dernier soit toujours disponible. On ne sait pas si Berners-Lee attirera également vers son contrat des pays plus autoritaires comme l'Iran, l'Inde ou la Chine. Rappelons que le gouvernement iranien a précédemment ce mois-ci encore bloqué complètement internet pendant quelques jours sur son territoire.