La gamme des barres de son du spécialiste audio 'multiroom' Sonos se compose désormais de trois... nains. Pour l'amateur de cinéma exigeant, il y a le puissant Arc (999 euros), alors que le visionneur compulsif optera pour le Beam à 499 euros (dont la récente deuxième génération, tout comme l'Arc, supporte Dolby Atmos), et enfin, place au nouveau Ray vendu à 299 euros.

Extension toujours possible

C'est peut-être un tant soit peu irrespectueux d'affirmer que le Ray est surtout réservé aux espaces de moindre taille, comme une chambre à coucher ou un studio. Nous connaissons en effet suffisamment de gens, aujourd'hui encore sans barre de son ou système surround, qui seraient ravis de disposer d'un Ray (disponible en noir ou en blanc) dans leur espace de vie. Mais gâtés comme nous sommes, nous trouvons quand même la toute nouvelle barre de son de Sonos un peu trop légère. Pour notre living, nous ne voulons pas descendre en-dessous du Beam et même dans ce cas, nous préférons une installation avec des haut-parleurs arrière supplémentaires (de type Sonos One par exemple).

Dans un espace plus réduit par contre, le Ray suffit. Il va de soi que vous pourrez toujours y ajouter deux haut-parleurs surround. Et avec le tout nouveau Sub Mini (499 euros, disponible à partir du 6 octobre), vous disposerez même d'un subwoofer complétant parfaitement ce type d'installation. Même si ce caisson de basses relativement compact pourra également être parfaitement combiné à un Beam.

Nous avons testé le Sonos Ray surtout en tant que haut-parleur autonome, le parfait assistant du téléviseur de la chambre à coucher. Et cela nous a vraiment plu, en tenant compte certes du fait que les spécifications du Ray sont quelque peu plus modestes que celles du Beam. C'est ainsi que le nouveau venu est plus étroit de neuf centimètres et plus léger d'un tiers environ. Eh oui, la taille et le poids ont toujours un impact sur les performances d'un haut-parleur. De plus, le Ray embarque quatre amplificateurs de classe D (un de moins que le Beam), et il y a une autre répartition des tweeters et midwoofers avec, en plus, un driver supplémentaire pour le Beam.

Sonos Ray., Sonos
Sonos Ray. © Sonos

Intéressons-nous brièvement aux performances audio. Le Ray améliore énormément le son de la TV à écran plat, mais n'en attendez pour autant pas d'effet de type salle de cinéma. Les scènes d'action spectaculaires passent très bien, aussi longtemps qu'on n'exagère pas avec le volume. Ce que nous n'avons de toute façon pas l'habitude de faire dans notre chambre à coucher. Pour les dialogues, la Sonos Ray se distingue toute particulièrement avec des conversations claires (qu'il est encore possible de rehausser quelque peu avec la fonction 'Amplification vocale').

Grâce au matériel susmentionné, le Sonos Ray ne le cède en rien au son Dolby Atmos, un label dont pourra s'enorgueillir la deuxième génération du Beam (cf. l'encadré accompagnant cet article). Une autre différence d'avec le grand frère, mais tout autant d'avec les haut-parleurs Sonos One, c'est que le Ray n'a pas de micro intégré pour les commandes vocales via Google Assistant ou Amazon Alexa. Vous pourrez certes commander le subwoofer par la voix, mais vous devrez dans ce cas investir dans un haut-parleur supplémentaire qui, lui, dispose d'un micro. Petit conseil: cela marche aussi avec un simple Google Nest Mini ou Nest Hub, que vous pouvez vous procurer aujourd'hui à un prix très abordable.

Music, Maestro, Please...

Sans micro à proximité, vous piloterez le Ray au moyen des touches situées en haut ou de l'appli conviviale Sonos pour iOS et Android. Cette dernière vous donnera aussi un accès rapide à des sources musicales telles Spotify, TuneIn, YouTube Music, Deezer, Tidal et pas mal d'autres services. Le Ray est en effet nettement plus qu'une simple barre de son pour TV. C'est aussi un élément à part entière (ou un début) de votre installation musicale 'multiroom' de Sonos. D'une simple pression sur un bouton, vous reproduirez exactement la même musique - parfaitement synchrone -dans toutes les pièces de votre habitation. Ou - si vous le désirez -, un peu différemment dans chaque espace.

Sonos Ray., Sonos
Sonos Ray. © Sonos

Au départ de l'appli, vous aurez aussi accès à l'égaliseur du Ray, pour 'booster' encore un peu plus le son et en régler finement les aigus/basses. Vous disposerez en outre de la fonction TruePlay pour ajuster le son de manière optimale à l'acoustique de la pièce dans laquelle se trouve la barre de son. Cela ne fonctionne cependant qu'en combinaison avec un iPhone ou iPad. Donc si vous possédez un appareil Android, demandez à un ami si vous pouvez syntoniser votre installation avec son appareil Apple. Cela ne doit en effet se faire qu'une seule fois.

A signaler encore que vous pourrez aussi commander le volume de la barre de son (ou plus exactement de la source connectée) avec n'importe quelle télécommande fonctionnant avec des signaux infrarouge. Avec des modèles qui utilisent RF ou Bluetooth, cela ne marchera pas. Même si Sonos propose sur son site quelques guides détaillés permettant d'y arriver quand même dans certains cas bien précis. Mais une fois encore, en cas de besoin, il y a encore et toujours les touches tactiles, l'appli Sonos et la commande vocale (au moyen d'un haut-parleur intelligent avec micro en option).

Optique vs. HDMI

Le fait que les prix du Beam et du Ray diffèrent de deux cents euros, a une autre raison encore. La toute nouvelle barre de son doit en effet se passer d'un connecteur HDMI ARC (Audio Return Channel). C'est en partie pour cela que le Ray ne supporte pas Dolby Atmos (cela est dû aussi à l'agencement des drivers), même si le rendu de Stereo PCM, Dolby Digital 5.1 et DTS Surround Sound ne pose heureusement aucun problème.

Sonos Ray., Sonos
Sonos Ray. © Sonos

Au lieu d'opter pour HDMI, branchez votre barre de son au connecteur optique de votre TV, ou éventuellement directement à celui d'un autre appareil, comme une console de jeu. Le petit câble requis vous est gracieusement fourni par Sonos. Ensuite, le connecteur HDMI ne vous manquera en fait plus, sauf peut-être en cas de manipulations moins habituelles. C'est ainsi que tant notre TV Samsung que notre smartphone Huawei (Android) offraient la possibilité de 'beamer' l'écran du téléphone vers celui du téléviseur. Au niveau de l'image, il n'y eut, comme d'habitude, pas le moindre problème, avant que nous ne nous retrouvions subitement... sans son. En tâtonnant quelque peu dans les réglages du téléviseur, nous parvînmes finalement à tirer du son du Ray, mais cela s'avère plus compliqué qu'avec un Beam ou un Arc à port HDMI.

Les utilisateurs d'un iPhone ou d'un iPad, eux, ne connaîtront probablement pas de sitôt ce problème, car le Sonos Ray supporte Apple AirPlay 2.

Conclusion

Le Sonos Ray n'est pas la barre de son que nous installerions dans notre living, mais elle convient par contre parfaitement pour la chambre à coucher ou le studio. L'appareil s'avère en effet suffisamment puissant à cette fin et dispose en outre de tous les atouts des autres haut-parleurs Sonos: une configuration fluide, l'une des meilleures applis (comprenez: des télécommandes virtuelles) au niveau audio et - surtout - la fonctionnalité multiroom supportant quasiment tous les services de diffusion musicale. Comme susmentionné, il ne faut pas en attendre une sonorité digne d'une salle de cinéma. Pour cela, le Beam demeure un minimum absolu, flanqué de préférence d'une paire de haut-parleurs surround et d'un subwoofer.

Prix Sonos Ray (blanc ou noir): 299 euro

Qu'est-ce que Dolby Atmos et quel est son but?

L'atout numéro un d'un système cinématographique à domicile équipé de Dolby Atmos, c'est que l'utilisateur soit littéralement immergé dans le film et dans l'action. Et ce, contrairement aux systèmes 5.1 ou 7.1 classiques, qui ne forment en fait qu'un 'anneau horizontal' de son: l'audio est issue de la gauche, de la droite, de l'avant et de l'arrière, via les canaux prédéfinis par le designer sonore (pensez à un coup de foudre ou à une porte qui claque sur le haut-parleur arrière gauche).

Avec Dolby Atmos, c'est un espace 3D qui est créé, ce qu'on appelle en jargon une bulle sonore (sound bubble), dans laquelle chaque son peut recevoir un emplacement spécifique - en hauteur et en profondeur. Voilà qui explique pourquoi des haut-parleurs supplémentaires sont installés au plafond d'un cinéma. Avec une barre de son comme la Sonos Beam, ce n'est plus nécessaire.

La gamme des barres de son du spécialiste audio 'multiroom' Sonos se compose désormais de trois... nains. Pour l'amateur de cinéma exigeant, il y a le puissant Arc (999 euros), alors que le visionneur compulsif optera pour le Beam à 499 euros (dont la récente deuxième génération, tout comme l'Arc, supporte Dolby Atmos), et enfin, place au nouveau Ray vendu à 299 euros.C'est peut-être un tant soit peu irrespectueux d'affirmer que le Ray est surtout réservé aux espaces de moindre taille, comme une chambre à coucher ou un studio. Nous connaissons en effet suffisamment de gens, aujourd'hui encore sans barre de son ou système surround, qui seraient ravis de disposer d'un Ray (disponible en noir ou en blanc) dans leur espace de vie. Mais gâtés comme nous sommes, nous trouvons quand même la toute nouvelle barre de son de Sonos un peu trop légère. Pour notre living, nous ne voulons pas descendre en-dessous du Beam et même dans ce cas, nous préférons une installation avec des haut-parleurs arrière supplémentaires (de type Sonos One par exemple).Dans un espace plus réduit par contre, le Ray suffit. Il va de soi que vous pourrez toujours y ajouter deux haut-parleurs surround. Et avec le tout nouveau Sub Mini (499 euros, disponible à partir du 6 octobre), vous disposerez même d'un subwoofer complétant parfaitement ce type d'installation. Même si ce caisson de basses relativement compact pourra également être parfaitement combiné à un Beam.Nous avons testé le Sonos Ray surtout en tant que haut-parleur autonome, le parfait assistant du téléviseur de la chambre à coucher. Et cela nous a vraiment plu, en tenant compte certes du fait que les spécifications du Ray sont quelque peu plus modestes que celles du Beam. C'est ainsi que le nouveau venu est plus étroit de neuf centimètres et plus léger d'un tiers environ. Eh oui, la taille et le poids ont toujours un impact sur les performances d'un haut-parleur. De plus, le Ray embarque quatre amplificateurs de classe D (un de moins que le Beam), et il y a une autre répartition des tweeters et midwoofers avec, en plus, un driver supplémentaire pour le Beam.Intéressons-nous brièvement aux performances audio. Le Ray améliore énormément le son de la TV à écran plat, mais n'en attendez pour autant pas d'effet de type salle de cinéma. Les scènes d'action spectaculaires passent très bien, aussi longtemps qu'on n'exagère pas avec le volume. Ce que nous n'avons de toute façon pas l'habitude de faire dans notre chambre à coucher. Pour les dialogues, la Sonos Ray se distingue toute particulièrement avec des conversations claires (qu'il est encore possible de rehausser quelque peu avec la fonction 'Amplification vocale').Grâce au matériel susmentionné, le Sonos Ray ne le cède en rien au son Dolby Atmos, un label dont pourra s'enorgueillir la deuxième génération du Beam (cf. l'encadré accompagnant cet article). Une autre différence d'avec le grand frère, mais tout autant d'avec les haut-parleurs Sonos One, c'est que le Ray n'a pas de micro intégré pour les commandes vocales via Google Assistant ou Amazon Alexa. Vous pourrez certes commander le subwoofer par la voix, mais vous devrez dans ce cas investir dans un haut-parleur supplémentaire qui, lui, dispose d'un micro. Petit conseil: cela marche aussi avec un simple Google Nest Mini ou Nest Hub, que vous pouvez vous procurer aujourd'hui à un prix très abordable.Sans micro à proximité, vous piloterez le Ray au moyen des touches situées en haut ou de l'appli conviviale Sonos pour iOS et Android. Cette dernière vous donnera aussi un accès rapide à des sources musicales telles Spotify, TuneIn, YouTube Music, Deezer, Tidal et pas mal d'autres services. Le Ray est en effet nettement plus qu'une simple barre de son pour TV. C'est aussi un élément à part entière (ou un début) de votre installation musicale 'multiroom' de Sonos. D'une simple pression sur un bouton, vous reproduirez exactement la même musique - parfaitement synchrone -dans toutes les pièces de votre habitation. Ou - si vous le désirez -, un peu différemment dans chaque espace.Au départ de l'appli, vous aurez aussi accès à l'égaliseur du Ray, pour 'booster' encore un peu plus le son et en régler finement les aigus/basses. Vous disposerez en outre de la fonction TruePlay pour ajuster le son de manière optimale à l'acoustique de la pièce dans laquelle se trouve la barre de son. Cela ne fonctionne cependant qu'en combinaison avec un iPhone ou iPad. Donc si vous possédez un appareil Android, demandez à un ami si vous pouvez syntoniser votre installation avec son appareil Apple. Cela ne doit en effet se faire qu'une seule fois.A signaler encore que vous pourrez aussi commander le volume de la barre de son (ou plus exactement de la source connectée) avec n'importe quelle télécommande fonctionnant avec des signaux infrarouge. Avec des modèles qui utilisent RF ou Bluetooth, cela ne marchera pas. Même si Sonos propose sur son site quelques guides détaillés permettant d'y arriver quand même dans certains cas bien précis. Mais une fois encore, en cas de besoin, il y a encore et toujours les touches tactiles, l'appli Sonos et la commande vocale (au moyen d'un haut-parleur intelligent avec micro en option).Le fait que les prix du Beam et du Ray diffèrent de deux cents euros, a une autre raison encore. La toute nouvelle barre de son doit en effet se passer d'un connecteur HDMI ARC (Audio Return Channel). C'est en partie pour cela que le Ray ne supporte pas Dolby Atmos (cela est dû aussi à l'agencement des drivers), même si le rendu de Stereo PCM, Dolby Digital 5.1 et DTS Surround Sound ne pose heureusement aucun problème.Au lieu d'opter pour HDMI, branchez votre barre de son au connecteur optique de votre TV, ou éventuellement directement à celui d'un autre appareil, comme une console de jeu. Le petit câble requis vous est gracieusement fourni par Sonos. Ensuite, le connecteur HDMI ne vous manquera en fait plus, sauf peut-être en cas de manipulations moins habituelles. C'est ainsi que tant notre TV Samsung que notre smartphone Huawei (Android) offraient la possibilité de 'beamer' l'écran du téléphone vers celui du téléviseur. Au niveau de l'image, il n'y eut, comme d'habitude, pas le moindre problème, avant que nous ne nous retrouvions subitement... sans son. En tâtonnant quelque peu dans les réglages du téléviseur, nous parvînmes finalement à tirer du son du Ray, mais cela s'avère plus compliqué qu'avec un Beam ou un Arc à port HDMI.Les utilisateurs d'un iPhone ou d'un iPad, eux, ne connaîtront probablement pas de sitôt ce problème, car le Sonos Ray supporte Apple AirPlay 2.Le Sonos Ray n'est pas la barre de son que nous installerions dans notre living, mais elle convient par contre parfaitement pour la chambre à coucher ou le studio. L'appareil s'avère en effet suffisamment puissant à cette fin et dispose en outre de tous les atouts des autres haut-parleurs Sonos: une configuration fluide, l'une des meilleures applis (comprenez: des télécommandes virtuelles) au niveau audio et - surtout - la fonctionnalité multiroom supportant quasiment tous les services de diffusion musicale. Comme susmentionné, il ne faut pas en attendre une sonorité digne d'une salle de cinéma. Pour cela, le Beam demeure un minimum absolu, flanqué de préférence d'une paire de haut-parleurs surround et d'un subwoofer.Prix Sonos Ray (blanc ou noir): 299 euro