Ce fut David Truyens, co-fondateur de la jeune pousse anversoise, qui en eut l'idée au départ du monde des fabricants, comme l'explique le COO Jo Vos: 'Dans ces fabrication laboratories (fablabs), le partage d'appareils tels une imprimante 3D ou une fraiseuse est tout à fait normal. Mais cela ne va pas non plus de soi car on souhaite en effet que ce soient exclusivement des personnes ayant la formation adéquate et les autorisations voulues qui se servent des appareils et surtout qu'elles le fassent au mieux.'

Toolsquare a en fin de compte développé une solution basée sur une plate-forme logicielle et sur le matériel connexe. 'Ce dernier s'assure que nous puissions relier chaque machine, ancienne ou nouvelle. De plus, il y a une interface avec laquelle l'utilisateur peut se connecter, pour savoir qui est occupé ou l'a été. Via cette interface, nous pouvons également communiquer avec lui et transférer par exemple une fois encore les instructions de sécurité. A l'inverse, la solution permet à l'utilisateur d'enregistrer l'état de la machine.'

Côté logiciel, les gestionnaires reçoivent les informations qui leur facilitent la vie. 'Pas mal de travail administratif peut être automatisé sur base des données', explique Vos. 'Il est ainsi parfaitement possible de calculer le montant à facturer à tel ou tel département en fonction du taux d'utilisation. De plus, on a aussi une vision de l'exploitation de la machine, ce qui permet de l'optimaliser et donc d'en augmenter l'efficience.'

Plate-forme Internet of Things

Cette solution a donc tout d'une plate-forme Internet of Things. D'abord, il est question d'un modèle commercial hybride, par lequel un coût de licence est complété par l'achat du hardware et du software. Et au terme d'une année de projets-pilotes en 2020, cela s'est traduit par l'arrivée de nombreux clients. 'Ils viennent surtout du secteur de la recherche, à savoir des laboratoires où on travaille avec des microscopes à électrons et avec d'autres équipements spécialisés', ajoute Vos. C'est ainsi que le Vlaams Instituut voor Biotechnologie et les universités de Louvain, Gand et Delft utilisent la Smart Lab Assistance de Toolsquare. 'Et à l'université d'Anvers, un projet est en cours via lequel les laboratoires peuvent recourir à notre solution.'

'2022 doit devenir l'année de la croissance', affirme Vos. Pour y arriver, un vendeur connaissant le secteur de la recherche a été engagé. 'De plus, les références des clients existants sont aussi très importantes', précise Vos. 'Car les chercheurs possèdent en général un solide réseau. Il va de soi que nous pouvons nous aussi surfer sur la vague de la numérisation qui traverse à présent tout le secteur, car du fait de la combinaison avec du hardware, nous sommes assez uniques sur ce plan.'

Business angels

Et ensuite: partir à la conquête du monde? 'Notre preuve de concept, nous l'avons créée au Benelux, ce qui fait que nous dépassons déjà nos frontières', comme le confirme le COO. La startup ambitionne une extension en Norvège, en Grande-Bretagne, voire au MiT de Boston. 'Fin de cette année, nous voulons étendre notre équipe à quinze collaborateurs. Pour atteindre cet objectif, nous entendons d'ici l'été lever un million d'euros auprès de business angels. Et ce, en complément à notre premier financement constitué d'un prêt de la part de PMV, d'un emprunt bancaire et d'un apport d'un premier business angel.'

Toolsquare

Siège social: Anvers

Nombre d'associés: 3

Finances: à la recherche d'1 million d'euros d'ici l'été

Site web: Toolsquare.io

Le COO Jo Vos.

Ce fut David Truyens, co-fondateur de la jeune pousse anversoise, qui en eut l'idée au départ du monde des fabricants, comme l'explique le COO Jo Vos: 'Dans ces fabrication laboratories (fablabs), le partage d'appareils tels une imprimante 3D ou une fraiseuse est tout à fait normal. Mais cela ne va pas non plus de soi car on souhaite en effet que ce soient exclusivement des personnes ayant la formation adéquate et les autorisations voulues qui se servent des appareils et surtout qu'elles le fassent au mieux.'Toolsquare a en fin de compte développé une solution basée sur une plate-forme logicielle et sur le matériel connexe. 'Ce dernier s'assure que nous puissions relier chaque machine, ancienne ou nouvelle. De plus, il y a une interface avec laquelle l'utilisateur peut se connecter, pour savoir qui est occupé ou l'a été. Via cette interface, nous pouvons également communiquer avec lui et transférer par exemple une fois encore les instructions de sécurité. A l'inverse, la solution permet à l'utilisateur d'enregistrer l'état de la machine.'Côté logiciel, les gestionnaires reçoivent les informations qui leur facilitent la vie. 'Pas mal de travail administratif peut être automatisé sur base des données', explique Vos. 'Il est ainsi parfaitement possible de calculer le montant à facturer à tel ou tel département en fonction du taux d'utilisation. De plus, on a aussi une vision de l'exploitation de la machine, ce qui permet de l'optimaliser et donc d'en augmenter l'efficience.'Cette solution a donc tout d'une plate-forme Internet of Things. D'abord, il est question d'un modèle commercial hybride, par lequel un coût de licence est complété par l'achat du hardware et du software. Et au terme d'une année de projets-pilotes en 2020, cela s'est traduit par l'arrivée de nombreux clients. 'Ils viennent surtout du secteur de la recherche, à savoir des laboratoires où on travaille avec des microscopes à électrons et avec d'autres équipements spécialisés', ajoute Vos. C'est ainsi que le Vlaams Instituut voor Biotechnologie et les universités de Louvain, Gand et Delft utilisent la Smart Lab Assistance de Toolsquare. 'Et à l'université d'Anvers, un projet est en cours via lequel les laboratoires peuvent recourir à notre solution.' '2022 doit devenir l'année de la croissance', affirme Vos. Pour y arriver, un vendeur connaissant le secteur de la recherche a été engagé. 'De plus, les références des clients existants sont aussi très importantes', précise Vos. 'Car les chercheurs possèdent en général un solide réseau. Il va de soi que nous pouvons nous aussi surfer sur la vague de la numérisation qui traverse à présent tout le secteur, car du fait de la combinaison avec du hardware, nous sommes assez uniques sur ce plan.'Et ensuite: partir à la conquête du monde? 'Notre preuve de concept, nous l'avons créée au Benelux, ce qui fait que nous dépassons déjà nos frontières', comme le confirme le COO. La startup ambitionne une extension en Norvège, en Grande-Bretagne, voire au MiT de Boston. 'Fin de cette année, nous voulons étendre notre équipe à quinze collaborateurs. Pour atteindre cet objectif, nous entendons d'ici l'été lever un million d'euros auprès de business angels. Et ce, en complément à notre premier financement constitué d'un prêt de la part de PMV, d'un emprunt bancaire et d'un apport d'un premier business angel.'Le COO Jo Vos.