Ils se tournèrent vers la science des données dans la perspective d'un véritable industriel. Car ils ne connaissaient que trop bien les problèmes, forts de leurs trente années d'expérience dans, disons, la maintenance d'une chaîne de production. Voilà donc comment Dirk De Nutte et ses trois associés - chacun pouvant se targuer de posséder une solide expérience acquise soit chez Allied Reliability (maintenance & fiabilité), soit chez Provideor (développement AI) - se sont lancés dans la création d'une nouvelle start-up: The Grain.

Conserver une vision d'ensemble

L'objectif? Aider les entreprises à gérer, au moyen de l'AI, le planning de la production, mais aussi l'anticipation de la demande ('demand forecasting'), l'optimalisation des processus et la prévision de la maintenance.

Dans un premier temps, The Grain y arriva en proposant de la consultance, mais le coronavirus changea la donne. 'Depuis lors, nous avons décidé de miser sur un outil SaaS', explique De Nutte. 'Cet outil a comme but d'aider les entreprises actives dans le secteur manufacturier à améliorer leur planning et à conserver une vision d'ensemble.' The Grain agit à cette fin sur trois niveaux: 'Non seulement sur le niveau de la production pure, mais aussi sur ceux de la vente & des opérations, ainsi que sur celui de la stratégie, où la planification ('scheduling') est effectuée un an à l'avance. En tout, il est question d'un tas de paramètres interopérables, et c'est là qu'intervient l'intelligence artificielle. Nous misons du reste aussi sur l'interaction entre la technologie et l'utilisateur, qui peut lui aussi fournir des informations au système.'

C'est sur la base d'une solution mature et d'une preuve de concept parées pour le marché que The Grain s'est lancée dans la commercialisation il y a un an. 'La durée de traitement est relativement longue dans le secteur industriel, ce qui fait que nous n'avons accueilli les premiers prospects qu'au bout de neuf mois. Notre système est pourtant déjà entièrement opérationnel dans les six usines d'un fabricant français de bouteilles de luxe. Il fut notre premier client, et c'est son feedback qui nous a aidé au niveau du développement. Nous espérons conclure quelques nouveaux contrats en janvier avec des clients chez qui un projet-pilote est en cours depuis un certain temps déjà.'

Suffisamment évolutif

Jusqu'à présent, The Grain a recherché des clients surtout via son propre réseau. 'Nous avons créé un site web capable d'attirer des clients, ce qui a généré pas mal de contacts', explique le CEO. 'Mais pour une commercialisation ultérieure, nous pensons à présent surtout à des partenariats avec des firmes de services spécialisés en vue d'intégrer notre solution dans leur gamme. Et nous voulons de la sorte absolument sortir des limites nationales. C'est ainsi que notre outil est déjà utilisé aux Pays-Bas, en Finlande, en Suède et en France. Il y est suffisamment évolutif tant au niveau quantitatif que régional.'

Pour atteindre l'objectif fixé, De Nutte entend organiser une première phase de capitalisation l'été prochain. 'Actuellement, nous avons tout réalisé au départ d'une combinaison de moyens propres, d'un prêt à l'investissement de KBC et d'un subside VLAIO de 335.000 euros', affirme-t-il. 'En fonction du type de construction envisagé pour les nouveaux investisseurs, nous rechercherons entre un et trois millions d'euros.'

The Grain

Siège social: Anvers

Nombre d'associés: 4

Finances: phase de capitalisation durant l'été 2023.

Site web: TheGrain.pro

Ils se tournèrent vers la science des données dans la perspective d'un véritable industriel. Car ils ne connaissaient que trop bien les problèmes, forts de leurs trente années d'expérience dans, disons, la maintenance d'une chaîne de production. Voilà donc comment Dirk De Nutte et ses trois associés - chacun pouvant se targuer de posséder une solide expérience acquise soit chez Allied Reliability (maintenance & fiabilité), soit chez Provideor (développement AI) - se sont lancés dans la création d'une nouvelle start-up: The Grain.L'objectif? Aider les entreprises à gérer, au moyen de l'AI, le planning de la production, mais aussi l'anticipation de la demande ('demand forecasting'), l'optimalisation des processus et la prévision de la maintenance.Dans un premier temps, The Grain y arriva en proposant de la consultance, mais le coronavirus changea la donne. 'Depuis lors, nous avons décidé de miser sur un outil SaaS', explique De Nutte. 'Cet outil a comme but d'aider les entreprises actives dans le secteur manufacturier à améliorer leur planning et à conserver une vision d'ensemble.' The Grain agit à cette fin sur trois niveaux: 'Non seulement sur le niveau de la production pure, mais aussi sur ceux de la vente & des opérations, ainsi que sur celui de la stratégie, où la planification ('scheduling') est effectuée un an à l'avance. En tout, il est question d'un tas de paramètres interopérables, et c'est là qu'intervient l'intelligence artificielle. Nous misons du reste aussi sur l'interaction entre la technologie et l'utilisateur, qui peut lui aussi fournir des informations au système.'C'est sur la base d'une solution mature et d'une preuve de concept parées pour le marché que The Grain s'est lancée dans la commercialisation il y a un an. 'La durée de traitement est relativement longue dans le secteur industriel, ce qui fait que nous n'avons accueilli les premiers prospects qu'au bout de neuf mois. Notre système est pourtant déjà entièrement opérationnel dans les six usines d'un fabricant français de bouteilles de luxe. Il fut notre premier client, et c'est son feedback qui nous a aidé au niveau du développement. Nous espérons conclure quelques nouveaux contrats en janvier avec des clients chez qui un projet-pilote est en cours depuis un certain temps déjà.'Jusqu'à présent, The Grain a recherché des clients surtout via son propre réseau. 'Nous avons créé un site web capable d'attirer des clients, ce qui a généré pas mal de contacts', explique le CEO. 'Mais pour une commercialisation ultérieure, nous pensons à présent surtout à des partenariats avec des firmes de services spécialisés en vue d'intégrer notre solution dans leur gamme. Et nous voulons de la sorte absolument sortir des limites nationales. C'est ainsi que notre outil est déjà utilisé aux Pays-Bas, en Finlande, en Suède et en France. Il y est suffisamment évolutif tant au niveau quantitatif que régional.'Pour atteindre l'objectif fixé, De Nutte entend organiser une première phase de capitalisation l'été prochain. 'Actuellement, nous avons tout réalisé au départ d'une combinaison de moyens propres, d'un prêt à l'investissement de KBC et d'un subside VLAIO de 335.000 euros', affirme-t-il. 'En fonction du type de construction envisagé pour les nouveaux investisseurs, nous rechercherons entre un et trois millions d'euros.'