Tequinity est le type de startup née d'une frustration. L'ingénieur commercial Nikolai Stevens s'était en effet reconverti en infirmier, lorsqu'il fonda une résidence composée d'appartements de soins, et voilà comment il se chargea de répondre aux appels de secours nocturnes des résidents. 'A l'époque, il apparut que l'approche de l'ensemble des systèmes d'urgence européens était dépassée', explique-t-il. 'Il pouvait ainsi arriver qu'un résident meure d'un infarctus, sans que je le sache, alors que je répondais à un appel d'un autre résident dans le même couloir. Une autre fois, quelqu'un était tombé à l'eau. Si j'avais à l'époque eu la possibilité de savoir où il était, j'aurais peut-être pu le sauver.'

Voilà pourquoi Stevens fonda Tequinity, qui tente d'éviter les accidents au moyen d'une gamme de produits. L'idée de départ? Combiner plusieurs technologies et réaliser ainsi une évaluation temporaire des risques. 'On y arrive en contrôlant des données comme le rythme cardiaque, les gestes de la main, la localisation, etc.', déclare Stevens. 'Nous avons ainsi une idée des comportements d'un utilisateur. Nous savons quand il mange, quand il va aux toilettes ou quand il dort. Si des modèles suspects se manifestent, comme par exemple quelqu'un qui se réveille dix fois la nuit ou qui doit aller continuellement aux toilettes, nous pouvons signaler qu'il y a un risque de chute ou de déshydratation. Nous pouvons aussi détecter un infarctus en temps réel, ce qui nous permet d'intervenir immédiatement.'

Alarme

Tout cela n'est-ils pas assez radical? 'C'est là une question délicate', comme le reconnaît Stevens. 'Mais vous choisissez vous-même ce que vous partagez et avec qui. Ce n'est que quand il y a une anomalie qu'une alarme est déclenchée, rendant disponibles des éléments tels que votre localisation.'

La combinaison Bluetooth, AGPS, internet et ethernet nécessaire dans ce but a été regroupée par Tequinity dans une montre - Watcherr - développée avec l'aide de l'imec, associée à une appli pour GSM et pour desktop. 'Les maisons de retraite ou autres institutions de soins peuvent prendre une licence sur ce logiciel, alors que le matériel est aussi disponible en prêt', explique le fondateur. 'Deux départements de maisons de retraite ont depuis le déploiement choisi notre solution, et d'autres encore sont en attente. Nous avons entre-temps déjà conclu des contrats avec des géants du secteur tels CuraCare et Orpea. Par la vente directe - car nous savons quels autres acteurs nous suivent sur les médias sociaux -, nous souhaitons attirer davantage de clients. Dans ce but, nous nous tournerons à coup sûr aussi vers l'étranger. Les premiers entretiens sont en cours aux Pays-Bas, et l'objectif est de démarrer effectivement dans ce pays l'année prochaine, tout comme en France d'ailleurs. L'année suivante, nous examinerons les possibilités sur les marchés allemand et espagnol.'

Capital de départ

En 2016, Stevens en personne mit sur la table un capital de départ de 50.000 euros pour le développement du prototype de Watcherr. Frederick Pouders du groupe de soins Aldea devint rapidement co-fondateur et conseiller. Ensuite, Stevens réussit à convaincre deux investisseurs - aussi des propriétaires de résidences de soins - d'injecter des fonds dans l'entreprise. Il y eut ensuite Joost Ham (CuraCare) et ses parents Paul Stevens et Martine de Wannamaeker (Bellevue-Gavere). Conjointement avec Pouders, ils investirent 1,73 million d'euros, ce qui permit un bon démarrage de l'entreprise.

Tequinity

Siège social: Laarne

Nombre d'associés: 5

Finances: Pas de phase de capitalisation supplémentaire de prévue

Site web: Watcherr.com

Tequinity est le type de startup née d'une frustration. L'ingénieur commercial Nikolai Stevens s'était en effet reconverti en infirmier, lorsqu'il fonda une résidence composée d'appartements de soins, et voilà comment il se chargea de répondre aux appels de secours nocturnes des résidents. 'A l'époque, il apparut que l'approche de l'ensemble des systèmes d'urgence européens était dépassée', explique-t-il. 'Il pouvait ainsi arriver qu'un résident meure d'un infarctus, sans que je le sache, alors que je répondais à un appel d'un autre résident dans le même couloir. Une autre fois, quelqu'un était tombé à l'eau. Si j'avais à l'époque eu la possibilité de savoir où il était, j'aurais peut-être pu le sauver.'Voilà pourquoi Stevens fonda Tequinity, qui tente d'éviter les accidents au moyen d'une gamme de produits. L'idée de départ? Combiner plusieurs technologies et réaliser ainsi une évaluation temporaire des risques. 'On y arrive en contrôlant des données comme le rythme cardiaque, les gestes de la main, la localisation, etc.', déclare Stevens. 'Nous avons ainsi une idée des comportements d'un utilisateur. Nous savons quand il mange, quand il va aux toilettes ou quand il dort. Si des modèles suspects se manifestent, comme par exemple quelqu'un qui se réveille dix fois la nuit ou qui doit aller continuellement aux toilettes, nous pouvons signaler qu'il y a un risque de chute ou de déshydratation. Nous pouvons aussi détecter un infarctus en temps réel, ce qui nous permet d'intervenir immédiatement.' Tout cela n'est-ils pas assez radical? 'C'est là une question délicate', comme le reconnaît Stevens. 'Mais vous choisissez vous-même ce que vous partagez et avec qui. Ce n'est que quand il y a une anomalie qu'une alarme est déclenchée, rendant disponibles des éléments tels que votre localisation.'La combinaison Bluetooth, AGPS, internet et ethernet nécessaire dans ce but a été regroupée par Tequinity dans une montre - Watcherr - développée avec l'aide de l'imec, associée à une appli pour GSM et pour desktop. 'Les maisons de retraite ou autres institutions de soins peuvent prendre une licence sur ce logiciel, alors que le matériel est aussi disponible en prêt', explique le fondateur. 'Deux départements de maisons de retraite ont depuis le déploiement choisi notre solution, et d'autres encore sont en attente. Nous avons entre-temps déjà conclu des contrats avec des géants du secteur tels CuraCare et Orpea. Par la vente directe - car nous savons quels autres acteurs nous suivent sur les médias sociaux -, nous souhaitons attirer davantage de clients. Dans ce but, nous nous tournerons à coup sûr aussi vers l'étranger. Les premiers entretiens sont en cours aux Pays-Bas, et l'objectif est de démarrer effectivement dans ce pays l'année prochaine, tout comme en France d'ailleurs. L'année suivante, nous examinerons les possibilités sur les marchés allemand et espagnol.'En 2016, Stevens en personne mit sur la table un capital de départ de 50.000 euros pour le développement du prototype de Watcherr. Frederick Pouders du groupe de soins Aldea devint rapidement co-fondateur et conseiller. Ensuite, Stevens réussit à convaincre deux investisseurs - aussi des propriétaires de résidences de soins - d'injecter des fonds dans l'entreprise. Il y eut ensuite Joost Ham (CuraCare) et ses parents Paul Stevens et Martine de Wannamaeker (Bellevue-Gavere). Conjointement avec Pouders, ils investirent 1,73 million d'euros, ce qui permit un bon démarrage de l'entreprise.