Il n'arrive pas souvent qu'une startup devienne directement une entreprise familiale 'vieux jeu', mais tel est pourtant le cas de Tappable. Ce sont en effet le papa Hans Pauwels - 'le vieux a encore son mot à dire', déclare-t-il en souriant - et ses deux fils qui ont créé la petite entreprise en partant de l'idée suivante: 'Que se passerait-il, si on retirait d'un coup le format 'story' du monde fermé des médias sociaux et si on le rendait accessible à tout un chacun, indépendamment d'une plate-forme monopolistique existante?'.

Indispensable

C'est là une idée aussi simple que forte: si tout un chacun puise toujours plus de contenus via son smartphone - or beaucoup d'entre eux ne sont pas encore adaptés à ce format d'écran -, un système faisant mieux s'interconnecter les deux s'avère indispensable. Voilà pourquoi Hans et ses fils ont mis au point un Content Management Systeem (CMS) spécifiquement focalisé sur le format de la story. 'C'est comparable à la façon dont fonctionne WordPress', explique papa Pauwels. 'Vous créez des pages web, vous y ajoutez des photos et vous partagez le tout de la manière que vous voulez. Cela peut aller d'un média social à un courriel, un SMS ou à WhatsApp. De plus, vous spécifiez la durée qu'un contenu peut demeurer en ligne.'

Il va de soi que cette idée convient à merveille pour les médias. La famille s'est par conséquent enregistrée chez nos voisins du nord pour participer au programme d'accélération du 'Stimulatiefonds voor de Journalistiek'. 'Notre solution a ainsi fait l'objet d'une grande visibilité, et de nombreuses entreprises de médias se sont tournées vers nous. C'est ainsi qu'aux Pays-Bas, nous collaborons notamment avec Nu.nl, De Volkskrant et VPRO.'

Dans notre pays, c'est plus compliqué sur le plan des médias, comme le reconnaît Pauwels, ce qui fait que la jeune pousse a cherché d'autres clients potentiels. 'Une fois la porte entrouverte dans le secteur des médias, on observa que pas mal de marques s'intéressèrent à Tappable', explique-t-il. 'Il s'agit là en effet d'une façon très intéressante de communiquer avec son public et de créer de l'interaction.'

Avec sa solution SaaS, Tappable compte sur les rentrées des abonnements. 'Pour le contenu rédactionnel, nous facturons principalement le nombre de vues et, dans une moindre mesure, le nombre de taux de clics, alors que pour le marketing, nous faisons exactement le contraire', ajoute Pauwels. Un troisième marché a été découvert par les entreprises qui veulent utiliser Tappable dans leur communication interne pour des tutoriels et autres. 'C'est ainsi que pour une grande multinationale, nous sommes occupés à désenclaver toutes ses instructions de sécurité au moyen de petites vidéos story. Comme il s'agit d'un véritable travail d'artisan, nous facturerons sur la base d'une consultance.'

Dans le monde entier

La jeune pousse attire ses clients en générant dans le cadre de projets-pilotes ou durant une période d'essai du contenu spécifique portant la marque de Tappable. 'Cela engendre de nombreux contacts commerciaux', précise Hans. 'Nous voulons à présent toutefois miser davantage sur le marketing sortant et nous venons d'engager deux vendeurs pour approcher les entreprises. Comme nous ne sommes pas liés à une région, nous pouvons être opérationnels dans le monde entier. Ce qui est surtout important à nos yeux, c'est de trouver les use cases adéquats avec lesquels nous pouvons vraiment résoudre les problèmes d'une entreprise.'

Après un investissement personnel, Tappable a déniché un fonds d'investissement familial prêt à injecter de l'argent dans la startup. 'En deux phases, nous avons déjà recueilli 450.000 euros de capital', prétend Pauwels. Actuellement, il examine quel pourrait être le prochain pas: un véritable investissement de série A ou plutôt une sorte de phase intermédiaire. 'Nous espérons pouvoir nous décider au cours du deuxième trimestre de cette année', conclut-il plein d'ambition.

Tappable

Siège social: Bruxelles

Nombre d'associés: 3

Finances: nouvelle phase d'investissement au cours du deuxième semestre de cette année.

Site web: Tappable.co

Il n'arrive pas souvent qu'une startup devienne directement une entreprise familiale 'vieux jeu', mais tel est pourtant le cas de Tappable. Ce sont en effet le papa Hans Pauwels - 'le vieux a encore son mot à dire', déclare-t-il en souriant - et ses deux fils qui ont créé la petite entreprise en partant de l'idée suivante: 'Que se passerait-il, si on retirait d'un coup le format 'story' du monde fermé des médias sociaux et si on le rendait accessible à tout un chacun, indépendamment d'une plate-forme monopolistique existante?'.C'est là une idée aussi simple que forte: si tout un chacun puise toujours plus de contenus via son smartphone - or beaucoup d'entre eux ne sont pas encore adaptés à ce format d'écran -, un système faisant mieux s'interconnecter les deux s'avère indispensable. Voilà pourquoi Hans et ses fils ont mis au point un Content Management Systeem (CMS) spécifiquement focalisé sur le format de la story. 'C'est comparable à la façon dont fonctionne WordPress', explique papa Pauwels. 'Vous créez des pages web, vous y ajoutez des photos et vous partagez le tout de la manière que vous voulez. Cela peut aller d'un média social à un courriel, un SMS ou à WhatsApp. De plus, vous spécifiez la durée qu'un contenu peut demeurer en ligne.'Il va de soi que cette idée convient à merveille pour les médias. La famille s'est par conséquent enregistrée chez nos voisins du nord pour participer au programme d'accélération du 'Stimulatiefonds voor de Journalistiek'. 'Notre solution a ainsi fait l'objet d'une grande visibilité, et de nombreuses entreprises de médias se sont tournées vers nous. C'est ainsi qu'aux Pays-Bas, nous collaborons notamment avec Nu.nl, De Volkskrant et VPRO.'Dans notre pays, c'est plus compliqué sur le plan des médias, comme le reconnaît Pauwels, ce qui fait que la jeune pousse a cherché d'autres clients potentiels. 'Une fois la porte entrouverte dans le secteur des médias, on observa que pas mal de marques s'intéressèrent à Tappable', explique-t-il. 'Il s'agit là en effet d'une façon très intéressante de communiquer avec son public et de créer de l'interaction.'Avec sa solution SaaS, Tappable compte sur les rentrées des abonnements. 'Pour le contenu rédactionnel, nous facturons principalement le nombre de vues et, dans une moindre mesure, le nombre de taux de clics, alors que pour le marketing, nous faisons exactement le contraire', ajoute Pauwels. Un troisième marché a été découvert par les entreprises qui veulent utiliser Tappable dans leur communication interne pour des tutoriels et autres. 'C'est ainsi que pour une grande multinationale, nous sommes occupés à désenclaver toutes ses instructions de sécurité au moyen de petites vidéos story. Comme il s'agit d'un véritable travail d'artisan, nous facturerons sur la base d'une consultance.'La jeune pousse attire ses clients en générant dans le cadre de projets-pilotes ou durant une période d'essai du contenu spécifique portant la marque de Tappable. 'Cela engendre de nombreux contacts commerciaux', précise Hans. 'Nous voulons à présent toutefois miser davantage sur le marketing sortant et nous venons d'engager deux vendeurs pour approcher les entreprises. Comme nous ne sommes pas liés à une région, nous pouvons être opérationnels dans le monde entier. Ce qui est surtout important à nos yeux, c'est de trouver les use cases adéquats avec lesquels nous pouvons vraiment résoudre les problèmes d'une entreprise.'Après un investissement personnel, Tappable a déniché un fonds d'investissement familial prêt à injecter de l'argent dans la startup. 'En deux phases, nous avons déjà recueilli 450.000 euros de capital', prétend Pauwels. Actuellement, il examine quel pourrait être le prochain pas: un véritable investissement de série A ou plutôt une sorte de phase intermédiaire. 'Nous espérons pouvoir nous décider au cours du deuxième trimestre de cette année', conclut-il plein d'ambition.