L'eau peut paraître une puissance naturelle incalculable, elle est pourtant quantifiable jusqu'à un certain point. C'est sur ce raisonnement que se base Sumaqua. Car à présent que le changement climatique démontre toujours plus son impact avec des précipitations extrêmes d'une part et des épisodes de sécheresse intense d'autre part, une gestion correcte de l'eau est devenue quelque chose d'essentiel.

Prendre le virage

'Des années durant, les pouvoirs publics ont tenté d'évacuer l'eau aussi rapidement que possible. A présent, c'est le contraire qui est de mise: il convient de veiller à ce que l'eau s'infiltre parfaitement dans le sol et soit retenue localement, sous peine d'inondations et d'être par ailleurs victimes de la sécheresse', explique Vincent Wolfs, CEO de Sumaqua.

'Après un doctorat, j'ai lancé Sumaqua conjointement avec quelques chercheurs de la KU Leuven', poursuit-il. 'Cela nous offre une totale indépendance. En 2017, nous avons démarré une activité de consultance auprès des pouvoirs publics à propos de leur gestion de l'eau, mais c'est avec deux produits que nous prenons le virage menant vers une firme technologique.'

Le premier produit s'appelle Sirio, ce qui signifie en néerlandais 'simulatie van rioleringen' (simulation d'égouts, en français). 'Il s'agit d'un logiciel vous permettant de concevoir des solutions de captage de l'eau de pluie et de déterminer la grandeur des bassins de rétention, afin d'empêcher qu'un village situé en contrebas ne soit inondé.'

On mise ici au maximum sur l'infiltration de l'eau dans le sol, comme il convient pour une solution de type 'bleu-vert'. 'A la demande du gouvernement flamand, nous avons aussi transformé Sirio en une version adaptée aux citoyens du nord du pays et appelée Groenblauwpeil. Les citoyens peuvent via le site web éponyme se charger eux-mêmes de la gestion de l'eau de pluie sur leur parcelle et recevoir des conseils sur la façon d'améliorer les choses.'

RainBrain

L'autre produit que Sumaqua entend bientôt lancer sur le marché, s'appelle provisoirement RainBrain. 'Ce nom va encore changer', affirme Wolfs. Il est question d'un système de commande numérique de la gestion de l'eau. 'Avec ses systèmes de mesurage et un tableau de bord en temps réel, l'outil est destiné à conserver plus d'eau localement (par exemple en l'utilisant comme de l'eau potable, ndlr.) et à limiter les risques d'inondation. Il est possible ainsi, grâce à des mini-barrages de maintenir plus longtemps l'eau dans les fossés au bord des champs, plutôt que de l'évacuer rapidement, ce qui risque d'aggraver encore le problème d'inondation.'

Actuellement et avec le soutien de la province du Brabant Flamand, trois projets-pilotes sont en cours avec RainBrain. 'A Kessel-Lo, nous nous occupons dans le cadre d'un partenariat avec la ville de Louvain d'un système d'égouttage souterrain, alors qu'à Heverlee, nous effectuons un projet similaire avec l'université sur le Campus Arenberg, et qu'à Tervuren, nous stockons l'eau dans un bassin de rétention en vue de la réutiliser sur un nouveau site industriel. Un autre test est en cours avec la ville de Roulers et c'est surtout en prenant ce cas en exemple que nous souhaitons à présent attirer d'autres clients potentiels.'

RainBrain pourrait aussi aider à réduire les inondations le long des plus importants cours d'eau, comme ce fut le cas en Wallonie l'année dernière. 'Nous avons du reste déjà adapté notre système de commande intelligent au Canal Charleroi-Bruxelles et à la Sambre. Grâce à un accord passé avec le gouvernement wallon, nous pourrons bientôt aussi en équiper les autres grands cours d'eau de la région.'

Evolution rapide

Sumaqua est déjà prudemment active aux Pays-Bas également. L'objectif est que l'entreprise évolue à présent rapidement. 'Nous voulons à coup sûr continuer de croître en Europe. Même au Surinam, où il y a beaucoup de centrales hydrauliques, nous sommes déjà présents. Mais avant tout, nous voulons amplifier notre ancrage en Belgique. Tel est déjà le cas en Flandre avec de nombreuses organisations et pouvoirs publics comme clients. Nous y sommes arrivés avec nos propres ressources financières résultant de notre travail de consultance.'

A présent que les produits sont plus ou moins au point, Sumaqua entend poursuivre son développement en tant que firme technologique. 'Ici encore, nous n'aurons probablement pas besoin de capital extérieur, même si on ne peut évidemment jamais prévoir une éventuelle croissance rapide à l'étranger.'

Sumaqua

Siège social: Louvain

Nombre d'associés: 2

Finances: pas de projet

Site web: Sumaqua.be

L'eau peut paraître une puissance naturelle incalculable, elle est pourtant quantifiable jusqu'à un certain point. C'est sur ce raisonnement que se base Sumaqua. Car à présent que le changement climatique démontre toujours plus son impact avec des précipitations extrêmes d'une part et des épisodes de sécheresse intense d'autre part, une gestion correcte de l'eau est devenue quelque chose d'essentiel.'Des années durant, les pouvoirs publics ont tenté d'évacuer l'eau aussi rapidement que possible. A présent, c'est le contraire qui est de mise: il convient de veiller à ce que l'eau s'infiltre parfaitement dans le sol et soit retenue localement, sous peine d'inondations et d'être par ailleurs victimes de la sécheresse', explique Vincent Wolfs, CEO de Sumaqua.'Après un doctorat, j'ai lancé Sumaqua conjointement avec quelques chercheurs de la KU Leuven', poursuit-il. 'Cela nous offre une totale indépendance. En 2017, nous avons démarré une activité de consultance auprès des pouvoirs publics à propos de leur gestion de l'eau, mais c'est avec deux produits que nous prenons le virage menant vers une firme technologique.'Le premier produit s'appelle Sirio, ce qui signifie en néerlandais 'simulatie van rioleringen' (simulation d'égouts, en français). 'Il s'agit d'un logiciel vous permettant de concevoir des solutions de captage de l'eau de pluie et de déterminer la grandeur des bassins de rétention, afin d'empêcher qu'un village situé en contrebas ne soit inondé.'On mise ici au maximum sur l'infiltration de l'eau dans le sol, comme il convient pour une solution de type 'bleu-vert'. 'A la demande du gouvernement flamand, nous avons aussi transformé Sirio en une version adaptée aux citoyens du nord du pays et appelée Groenblauwpeil. Les citoyens peuvent via le site web éponyme se charger eux-mêmes de la gestion de l'eau de pluie sur leur parcelle et recevoir des conseils sur la façon d'améliorer les choses.'L'autre produit que Sumaqua entend bientôt lancer sur le marché, s'appelle provisoirement RainBrain. 'Ce nom va encore changer', affirme Wolfs. Il est question d'un système de commande numérique de la gestion de l'eau. 'Avec ses systèmes de mesurage et un tableau de bord en temps réel, l'outil est destiné à conserver plus d'eau localement (par exemple en l'utilisant comme de l'eau potable, ndlr.) et à limiter les risques d'inondation. Il est possible ainsi, grâce à des mini-barrages de maintenir plus longtemps l'eau dans les fossés au bord des champs, plutôt que de l'évacuer rapidement, ce qui risque d'aggraver encore le problème d'inondation.'Actuellement et avec le soutien de la province du Brabant Flamand, trois projets-pilotes sont en cours avec RainBrain. 'A Kessel-Lo, nous nous occupons dans le cadre d'un partenariat avec la ville de Louvain d'un système d'égouttage souterrain, alors qu'à Heverlee, nous effectuons un projet similaire avec l'université sur le Campus Arenberg, et qu'à Tervuren, nous stockons l'eau dans un bassin de rétention en vue de la réutiliser sur un nouveau site industriel. Un autre test est en cours avec la ville de Roulers et c'est surtout en prenant ce cas en exemple que nous souhaitons à présent attirer d'autres clients potentiels.'RainBrain pourrait aussi aider à réduire les inondations le long des plus importants cours d'eau, comme ce fut le cas en Wallonie l'année dernière. 'Nous avons du reste déjà adapté notre système de commande intelligent au Canal Charleroi-Bruxelles et à la Sambre. Grâce à un accord passé avec le gouvernement wallon, nous pourrons bientôt aussi en équiper les autres grands cours d'eau de la région.'Sumaqua est déjà prudemment active aux Pays-Bas également. L'objectif est que l'entreprise évolue à présent rapidement. 'Nous voulons à coup sûr continuer de croître en Europe. Même au Surinam, où il y a beaucoup de centrales hydrauliques, nous sommes déjà présents. Mais avant tout, nous voulons amplifier notre ancrage en Belgique. Tel est déjà le cas en Flandre avec de nombreuses organisations et pouvoirs publics comme clients. Nous y sommes arrivés avec nos propres ressources financières résultant de notre travail de consultance.'A présent que les produits sont plus ou moins au point, Sumaqua entend poursuivre son développement en tant que firme technologique. 'Ici encore, nous n'aurons probablement pas besoin de capital extérieur, même si on ne peut évidemment jamais prévoir une éventuelle croissance rapide à l'étranger.'