Parfois, la recherche stagne et c'est à un entrepreneur futé qu'il appartient de faire avancer les choses. Cela s'est passé ainsi pour l'étudiant ingénieur civil Dries Berckmans. Pour son doctorat, il s'est penché sur les possibilités de l'analyse des sons et a buté ainsi sur une ancienne idée que la faculté avait classée quelque part, il y a des années.

Cela n'alla pas plus loin!

'Une recherche avait révélé qu'on pouvait, sur base des sons d'animaux, effectuer une analyse pour savoir si un animal était ou non malade. Mais cela n'alla pas plus loin', déclare Berckmans. Or c'est purement au départ de ce concept qu'il trouva directement des clients qui acceptèrent une application pratique dans leurs porcheries. Avec le soutien financier de la famille, des amis et de KU Leuven, il a ensuite continué de développe plus avant l'idée en question.

Du point de vue technique, on pourrait examiner encore plus de sortes d'animaux, voire des humains à terme

Car c'est la évidemment l'oeuf de Colomb pour les grands éleveurs de bétail: savoir si leurs bêtes sont malades ou non simplement sur base du son qu'elles émettent. Et c'est précisément ce que SoundTalks vend à ses clients: un pack de matériel et de logiciel qu'on installe dans l'étable et qui prévient ensuite par le biais de l'ordinateur ou du téléphone s'il y a des problèmes. 'Provisoirement, cela ne fonctionne qu'avec des cochons. Ceux-ci ont en effet une toux assez facile à identifier, lorsqu'ils ne sont pas bien', explique Berckmans.

Progressivement, toujours plus de clients sont venus s'ajouter, alors que Berckmans ne cessait d'améliorer son produit. 'Depuis que nous avons reçu en 2019 une solide injection de capital de six millions d'euros, en provenance notamment du géant pharmaceutique allemand Boehringer Ingelheim, le développement se déroule nettement plus vite', affirme l'entrepreneur. 'Nous nous sommes d'abord occupés du hardware, de sorte que les micros, le thermomètre et les capteurs d'humidité de l'air et de la lumière sont de top-qualité. Nous avons appris aussi que nous disposions avec wifi-mesh de la meilleure technologie pour transférer nos données vers la passerelle ('gateway').'

Assez étonnamment, Berckmans ne veut pas se profiler entièrement comme un vendeur de matériel: 'L'objectif est de l'être le moins possible. Nous mettons donc l'accent nettement plus sur notre abonnement annuel qui donne accès au logiciel correspondant.'

Avec un partenaire comme Boehringer Ingelheim, le plus grand fabricant de vaccins porcins au monde, il était évident de l'impliquer aussi dans la distribution de la solution de SoundTalks. 'Nous sommes ainsi également déjà actifs dans pas mal de pays', affirme Berckmans. 'Même si nous y progressons sciemment avec circonspection. En concertation avec Boehringer, nous prenons pays par pays et nous y lançons souvent un projet-démo en vue d'y convaincre davantage de fermiers et d'éleveurs.'

L'ambition n'en reste pas moins grande et ce, tant géographiquement que techniquement. Après les cochons, SoundTalks entend en effet se tourner vers les poules, où l'entreprise a déjà enregistré pas mal de progrès. 'Dans ce secteur également, il est possible sur base de sons de contrôler le comportement des animaux et de tirer des conclusions sur leur santé. La prochaine étape est de développer aussi un produit pour les poules, mais cela ne s'arrêtera assurément pas là. Du point de vue technique, on pourrait examiner encore plus de sortes d'animaux, voire des humains à terme. The sky is the limit, mais nous grimpons d'un échelon à la fois.'

SoundTalks

Siège social: Leuven

Nombre d'associés: 1

Provisoirement pas à la recherche de capital supplémentaire

Site web: SoundTalks.com

Parfois, la recherche stagne et c'est à un entrepreneur futé qu'il appartient de faire avancer les choses. Cela s'est passé ainsi pour l'étudiant ingénieur civil Dries Berckmans. Pour son doctorat, il s'est penché sur les possibilités de l'analyse des sons et a buté ainsi sur une ancienne idée que la faculté avait classée quelque part, il y a des années.'Une recherche avait révélé qu'on pouvait, sur base des sons d'animaux, effectuer une analyse pour savoir si un animal était ou non malade. Mais cela n'alla pas plus loin', déclare Berckmans. Or c'est purement au départ de ce concept qu'il trouva directement des clients qui acceptèrent une application pratique dans leurs porcheries. Avec le soutien financier de la famille, des amis et de KU Leuven, il a ensuite continué de développe plus avant l'idée en question.Car c'est la évidemment l'oeuf de Colomb pour les grands éleveurs de bétail: savoir si leurs bêtes sont malades ou non simplement sur base du son qu'elles émettent. Et c'est précisément ce que SoundTalks vend à ses clients: un pack de matériel et de logiciel qu'on installe dans l'étable et qui prévient ensuite par le biais de l'ordinateur ou du téléphone s'il y a des problèmes. 'Provisoirement, cela ne fonctionne qu'avec des cochons. Ceux-ci ont en effet une toux assez facile à identifier, lorsqu'ils ne sont pas bien', explique Berckmans.Progressivement, toujours plus de clients sont venus s'ajouter, alors que Berckmans ne cessait d'améliorer son produit. 'Depuis que nous avons reçu en 2019 une solide injection de capital de six millions d'euros, en provenance notamment du géant pharmaceutique allemand Boehringer Ingelheim, le développement se déroule nettement plus vite', affirme l'entrepreneur. 'Nous nous sommes d'abord occupés du hardware, de sorte que les micros, le thermomètre et les capteurs d'humidité de l'air et de la lumière sont de top-qualité. Nous avons appris aussi que nous disposions avec wifi-mesh de la meilleure technologie pour transférer nos données vers la passerelle ('gateway').'Assez étonnamment, Berckmans ne veut pas se profiler entièrement comme un vendeur de matériel: 'L'objectif est de l'être le moins possible. Nous mettons donc l'accent nettement plus sur notre abonnement annuel qui donne accès au logiciel correspondant.'Avec un partenaire comme Boehringer Ingelheim, le plus grand fabricant de vaccins porcins au monde, il était évident de l'impliquer aussi dans la distribution de la solution de SoundTalks. 'Nous sommes ainsi également déjà actifs dans pas mal de pays', affirme Berckmans. 'Même si nous y progressons sciemment avec circonspection. En concertation avec Boehringer, nous prenons pays par pays et nous y lançons souvent un projet-démo en vue d'y convaincre davantage de fermiers et d'éleveurs.'L'ambition n'en reste pas moins grande et ce, tant géographiquement que techniquement. Après les cochons, SoundTalks entend en effet se tourner vers les poules, où l'entreprise a déjà enregistré pas mal de progrès. 'Dans ce secteur également, il est possible sur base de sons de contrôler le comportement des animaux et de tirer des conclusions sur leur santé. La prochaine étape est de développer aussi un produit pour les poules, mais cela ne s'arrêtera assurément pas là. Du point de vue technique, on pourrait examiner encore plus de sortes d'animaux, voire des humains à terme. The sky is the limit, mais nous grimpons d'un échelon à la fois.'