Le secteur de la construction doit être quasiment le dernier où la numérisation doit encore débuter. Cette prise de conscience commence heureusement à faire son chemin, car c'est dans le giron de l'entreprise de construction Aertssen Group que Smartyard a trouvé son origine. Son fondateur Yannick Renier l'a créée, frustré qu'il était à cause de la paperasserie omniprésente, des accords particuliers opaques et - surtout - de la recherche fastidieuse du matériel à louer. "Vous essayez de prendre contact avec une première firme, qui ne réagit pas. Quant à la deuxième, elle ne peut livrer la grue dont vous avez besoin que dans deux jours. La troisième, elle, prévoit la facturation de coûts de transport très élevés. Entre-temps, la première entreprise contactée rappelle quand même, et c'est toujours la même rengaine jusqu'à ce qu'un accord soit trouvé."

Nettement plus efficiente

On pourrait faire mieux, a estimé Smartyard qui a, avec l'aide de Cronos Group, mis au point une plate-forme en ligne, sur laquelle les firmes de location peuvent proposer tout leur matériel à louer via une simple offre aux entreprises de construction en quête de machines. "En outre, même après la conclusion d'un accord, nous restons impliqués, afin de continuer à informer les deux parties. Nous leur rappelons ainsi où se trouvent leurs machines et leur donnons des informations pour qu'elles puissent aussi parfaitement maîtriser les processus au sein de leur entreprise. Ce faisant, tout peut se faire de manière nettement plus efficiente que maintenant. "

Au bout d'une année d'activité, Smartyard a déjà accueilli quelque 125 clients, ce qui représente une base de données de 200.000 machines. "Nous avons également beaucoup investi pour mettre d'abord en ordre le côté de l'offre", précise Renier. "Il convient en effet d'avoir de l'équipement à louer, avant que les candidats loueurs se tournent vers vous."

Le fait que nous venions nous-mêmes du secteur de la construction, nous rend plus forts

Cette année, Smartyard est pleinement en train de miser sur la croissance du côté de la demande. Le fait que l'entreprise provienne d'une firme de construction, cela aide. "Nous connaissons les collègues, et eux savent où nous trouver. C'est ainsi que nous pouvons aujourd'hui déjà compter des géants de la construction tels Eiffage, Besix et DEME parmi notre clientèle", ajoute Renier. La publicité de type bouche-à-oreille fonctionne donc bien pour cette startup, mais à côté de cela, Smartyard a également recours à des séminaires en ligne sous le dénominateur Innover Dans La Construction. "Ils sont du reste assidument fréquentés. Récemment, un jeudi soir ordinaire, nous avons par exemple accueilli pas moins de deux cents participants", explique Renier.

Une mise à jour toutes les deux semaines

Provisoirement, ce sont encore les loueurs qui paient le coût de la licence pour pouvoir utiliser la plate-forme Smartyard, mais ce business model, Renier souhaite rapidement l'inverser: "L'objectif est de percevoir bientôt une commission sur chaque contrat conclu par notre entremise. Nous continuons du reste d'améliorer notre produit sur base des réactions des clients. Toutes les deux semaines, nous sortons une version actualisée."

Les ambitions ne sont pas des moindres. "D'abord la Belgique, puis le reste de l'Europe. Dès que nous nous serons imposés dans ce pays, nous envisagerons des extensions en France et aux Pays-Bas, puis en Allemagne et en Grande-Bretagne." Et peu importe qu'il y ait déjà de la concurrence dans certains de ces pays. Renier: "Nous sommes convaincus que sur le plan qualitatif, nous disposons du meilleur produit sur le plan IT. Le fait que nous venions nous-mêmes du secteur de la construction, nous rend plus forts."

Jusqu'à présent, Smartyard a été entièrement financée par Aertssen Group. "En 2021, nous rechercherons du capital extérieur", indique Renier.

Smartyard

Siège social: Anvers

Nombre d'associés: 1

Phase de capitalisation prévue en 2021

Site web: Smartyard.com

Le secteur de la construction doit être quasiment le dernier où la numérisation doit encore débuter. Cette prise de conscience commence heureusement à faire son chemin, car c'est dans le giron de l'entreprise de construction Aertssen Group que Smartyard a trouvé son origine. Son fondateur Yannick Renier l'a créée, frustré qu'il était à cause de la paperasserie omniprésente, des accords particuliers opaques et - surtout - de la recherche fastidieuse du matériel à louer. "Vous essayez de prendre contact avec une première firme, qui ne réagit pas. Quant à la deuxième, elle ne peut livrer la grue dont vous avez besoin que dans deux jours. La troisième, elle, prévoit la facturation de coûts de transport très élevés. Entre-temps, la première entreprise contactée rappelle quand même, et c'est toujours la même rengaine jusqu'à ce qu'un accord soit trouvé."On pourrait faire mieux, a estimé Smartyard qui a, avec l'aide de Cronos Group, mis au point une plate-forme en ligne, sur laquelle les firmes de location peuvent proposer tout leur matériel à louer via une simple offre aux entreprises de construction en quête de machines. "En outre, même après la conclusion d'un accord, nous restons impliqués, afin de continuer à informer les deux parties. Nous leur rappelons ainsi où se trouvent leurs machines et leur donnons des informations pour qu'elles puissent aussi parfaitement maîtriser les processus au sein de leur entreprise. Ce faisant, tout peut se faire de manière nettement plus efficiente que maintenant. "Au bout d'une année d'activité, Smartyard a déjà accueilli quelque 125 clients, ce qui représente une base de données de 200.000 machines. "Nous avons également beaucoup investi pour mettre d'abord en ordre le côté de l'offre", précise Renier. "Il convient en effet d'avoir de l'équipement à louer, avant que les candidats loueurs se tournent vers vous."Cette année, Smartyard est pleinement en train de miser sur la croissance du côté de la demande. Le fait que l'entreprise provienne d'une firme de construction, cela aide. "Nous connaissons les collègues, et eux savent où nous trouver. C'est ainsi que nous pouvons aujourd'hui déjà compter des géants de la construction tels Eiffage, Besix et DEME parmi notre clientèle", ajoute Renier. La publicité de type bouche-à-oreille fonctionne donc bien pour cette startup, mais à côté de cela, Smartyard a également recours à des séminaires en ligne sous le dénominateur Innover Dans La Construction. "Ils sont du reste assidument fréquentés. Récemment, un jeudi soir ordinaire, nous avons par exemple accueilli pas moins de deux cents participants", explique Renier.Provisoirement, ce sont encore les loueurs qui paient le coût de la licence pour pouvoir utiliser la plate-forme Smartyard, mais ce business model, Renier souhaite rapidement l'inverser: "L'objectif est de percevoir bientôt une commission sur chaque contrat conclu par notre entremise. Nous continuons du reste d'améliorer notre produit sur base des réactions des clients. Toutes les deux semaines, nous sortons une version actualisée."Les ambitions ne sont pas des moindres. "D'abord la Belgique, puis le reste de l'Europe. Dès que nous nous serons imposés dans ce pays, nous envisagerons des extensions en France et aux Pays-Bas, puis en Allemagne et en Grande-Bretagne." Et peu importe qu'il y ait déjà de la concurrence dans certains de ces pays. Renier: "Nous sommes convaincus que sur le plan qualitatif, nous disposons du meilleur produit sur le plan IT. Le fait que nous venions nous-mêmes du secteur de la construction, nous rend plus forts."Jusqu'à présent, Smartyard a été entièrement financée par Aertssen Group. "En 2021, nous rechercherons du capital extérieur", indique Renier.