'Les installations industrielles ont toujours une durée de vie plus longue que la période pour laquelle elles sont initialement conçues', déclare Jean-Louis Weemaes de SkyeBase. 'Prenons l'exemple des grues pour containers. Elles sont normalement prévues pour tenir le coup vingt ans, mais dans la pratique, elles continuent de fonctionner au-delà de cette date. Des défectuosités imprévues peuvent évidemment se manifester avec, à la clé, un important impact financier: une grue qui ne fonctionne pas, peut facilement coûter 28.000 euros de perte d'exploitation journalière. Et c'est sans compter les amendes qui peuvent atteindre les cinq millions d'euros par jour (!), si le porte-containers ne peut être libéré à temps. Il faut donc éviter ce genre de situation et exclure tout risque de sécurité.'

Drones volants et roulants

La maintenance est par conséquent prioritaire et de préférence avant que des problèmes ne surviennent vraiment. Mais pour cela, il convient souvent aussi de mettre l'installation à l'arrêt. Voilà pourquoi l'équipe de SkyeBase a imaginé une façon d'inspecter les installations industrielles, les grues et les ponts roulants au moyen de drones. 'Il n'est pas question ici uniquement de drones volants, mais aussi de modèles roulants et de caméras fixes', précise Weemaes. 'Sur les données visuelles que captent ces appareils, notre plate-forme peut appliquer des algorithmes qui, avec l'aide de l'AI, peuvent déterminer s'il y a des problèmes. Ils peuvent par exemple avertir de la présence d'une amplification de la corrosion, ce qui permet d'intervenir en temps voulu.'

Une solution combinée donc avec des inspections assurées par des drones, pour lesquels SkyeBase collabore avec des partenaires, et une plate-forme SaaS qui fournit les résultats. 'Cela s'appelle du Drone as a Service, en combinaison avec du Software as a Service, et se traduisant par du MIaaS (Material Insights as a Service)', comme le résume le co-fondateur.

Après un peu plus d'un an, SkyeBase a déjà décroché quelque quatre-vingts commandes importantes auprès d'acteurs pétrochimiques en vue installés dans le port d'Anvers. 'Et le planning pour l'automne est déjà bien rempli', apprend-on. 'A présent, nous voulons croître en misant sur la vente directe, mais aussi en étant présents sur des événements, en procédant à du marketing sur les médias sociaux, en organisant des webinars, etc. Nous espérons également pouvoir rencontrer de nouveaux clients potentiels par le biais de nos partenaires.'

'Crowdlending' fructueux

L'avenir de SkyeBase est tout tracé, comme le croient Start it @KBC qui a pris la jeune pousse sous son aile, et VLAIO qui lui a promis un subside en recherche et développement d'un montant de 300.000 euros. Conjointement avec la somme de départ investie par les quatre co-fondateurs et l'apport étonnamment élevé d'une opération de financement participatif ('crowdlending') de 320.000 euros, cela donne le capital de démarrage de SkyeBase. 'Une nouvelle phase d'investissement est déjà à l'agenda', ajoute Weemaes. 'Nous espérons en tirer jusqu'à 600.000 euros.'

Entre-temps, l'entreprise lorgne l'international, mais progressivement. 'Actuellement, nous nous focalisons sur la Belgique, mais les Pays-Bas avec le port de Rotterdam représentent évidemment le marché logique suivant, où nous sommes déjà actifs. A partir de l'année prochaine, nous comptons nous étendre dans le reste de l'Europe, en vue de gagner l'Amérique du Nord et l'Asie en 2023 ou 2024. En tout cas, l'histoire ne va pas s'arrêter là.'

Skyebase

Siège social: Moerbeke-Waas

Nombre d'associés: 4

Finances: nouvelle phase de capitalisation d'un montant de 600.000 euros prévue à terme

Site web: Skyebase.be

'Les installations industrielles ont toujours une durée de vie plus longue que la période pour laquelle elles sont initialement conçues', déclare Jean-Louis Weemaes de SkyeBase. 'Prenons l'exemple des grues pour containers. Elles sont normalement prévues pour tenir le coup vingt ans, mais dans la pratique, elles continuent de fonctionner au-delà de cette date. Des défectuosités imprévues peuvent évidemment se manifester avec, à la clé, un important impact financier: une grue qui ne fonctionne pas, peut facilement coûter 28.000 euros de perte d'exploitation journalière. Et c'est sans compter les amendes qui peuvent atteindre les cinq millions d'euros par jour (!), si le porte-containers ne peut être libéré à temps. Il faut donc éviter ce genre de situation et exclure tout risque de sécurité.'La maintenance est par conséquent prioritaire et de préférence avant que des problèmes ne surviennent vraiment. Mais pour cela, il convient souvent aussi de mettre l'installation à l'arrêt. Voilà pourquoi l'équipe de SkyeBase a imaginé une façon d'inspecter les installations industrielles, les grues et les ponts roulants au moyen de drones. 'Il n'est pas question ici uniquement de drones volants, mais aussi de modèles roulants et de caméras fixes', précise Weemaes. 'Sur les données visuelles que captent ces appareils, notre plate-forme peut appliquer des algorithmes qui, avec l'aide de l'AI, peuvent déterminer s'il y a des problèmes. Ils peuvent par exemple avertir de la présence d'une amplification de la corrosion, ce qui permet d'intervenir en temps voulu.'Une solution combinée donc avec des inspections assurées par des drones, pour lesquels SkyeBase collabore avec des partenaires, et une plate-forme SaaS qui fournit les résultats. 'Cela s'appelle du Drone as a Service, en combinaison avec du Software as a Service, et se traduisant par du MIaaS (Material Insights as a Service)', comme le résume le co-fondateur.Après un peu plus d'un an, SkyeBase a déjà décroché quelque quatre-vingts commandes importantes auprès d'acteurs pétrochimiques en vue installés dans le port d'Anvers. 'Et le planning pour l'automne est déjà bien rempli', apprend-on. 'A présent, nous voulons croître en misant sur la vente directe, mais aussi en étant présents sur des événements, en procédant à du marketing sur les médias sociaux, en organisant des webinars, etc. Nous espérons également pouvoir rencontrer de nouveaux clients potentiels par le biais de nos partenaires.'L'avenir de SkyeBase est tout tracé, comme le croient Start it @KBC qui a pris la jeune pousse sous son aile, et VLAIO qui lui a promis un subside en recherche et développement d'un montant de 300.000 euros. Conjointement avec la somme de départ investie par les quatre co-fondateurs et l'apport étonnamment élevé d'une opération de financement participatif ('crowdlending') de 320.000 euros, cela donne le capital de démarrage de SkyeBase. 'Une nouvelle phase d'investissement est déjà à l'agenda', ajoute Weemaes. 'Nous espérons en tirer jusqu'à 600.000 euros.'Entre-temps, l'entreprise lorgne l'international, mais progressivement. 'Actuellement, nous nous focalisons sur la Belgique, mais les Pays-Bas avec le port de Rotterdam représentent évidemment le marché logique suivant, où nous sommes déjà actifs. A partir de l'année prochaine, nous comptons nous étendre dans le reste de l'Europe, en vue de gagner l'Amérique du Nord et l'Asie en 2023 ou 2024. En tout cas, l'histoire ne va pas s'arrêter là.'Siège social: Moerbeke-WaasNombre d'associés: 4Finances: nouvelle phase de capitalisation d'un montant de 600.000 euros prévue à termeSite web: Skyebase.be