Le problème est simple, mais la solution peut l'être tout autant. Si le signal satellite ne peut pénétrer à l'intérieur d'un édifice, il faut pouvoir déterminer un emplacement d'une autre manière. Grâce à la technologie UWB encore très récente, la startup gantoise Pozyx a l'ambition d'y parvenir. 'En lieu et place de balises dans l'air, vous fixez plusieurs ancrages dans l'espace où vous souhaitez faire de la détermination de localisation. Vous équipez ensuite les objets, personnes ou animaux que vous désirez suivre avec un 'tracker' (traceur) qui communique avec les ancrages via l'UWB', explique Samuel Van de Velde, fondateur et CEO de Pozyx. 'Ce faisant, il est possible de déterminer les mouvements et la position jusqu'à une précision de dix à trente centimètres.'

Multi-usage

L'information ainsi obtenue est collectée sur une plate-forme qui fournit par défaut de l'analytique sur base de la localisation. 'Cela peut être une carte thermique ('heatmap')', poursuit Van de Velde. 'Mais tout aussi bien une budgétisation du temps pour définir la durée passée par la cible dans une certaine zone. De plus, des déclencheurs ('triggers') peuvent être également paramétrés, afin qu'une alarme soit activée, si un objet ou une personne pénètre dans un espace déterminé.'

La solution de Pozyx, une combinaison de hardware et de software proposée sous licence, est de type multi-usage. Le fondateur de l'entreprise lui-même cite des événements et des rencontres sportives en exemple, mais la jeune pousse se focalise plus précisément sur des applications industrielles. 'On a trouvé des applications surtout dans l'agro-industrie, afin de contrôler par exemple le comportement des vaches dans une étable. Mais j'envisage aussi des possibilités en forklift tracking, asset tracking (par exemple des palettes, ndlr) ou en tool tracking. Savez-vous que dans l'industrie de la production, quelque quatre pour cent des biens se perdent en moyenne? Par un bon traçage, on peut l'éviter, mais aussi augmenter fortement les performances et l'efficience.'

Filiale aux Etats-Unis

Un premier prototype de Pozyx a été commercialisé il y a cinq ans et a attiré entre-temps déjà quelque quatre mille clients dans plus de quatre-vingt pays. 'Depuis le début de l'année, un certain nombre d'entre eux migrent progressivement vers une version étoffée permettant de contrôler de plus grandes surfaces et des milliers de trackers', affirme Van de Velde.

Pour dynamiser davantage encore les ventes, l'entrepreneur entend miser sur des partenariats avec des distributeurs, qui travailleront à leur tour avec des intégrateurs en vue de proposer leur technologie aux clients. 'En outre, nous allons aussi accroître l'équipe de vendeurs, car notre ambition est d'ouvrir l'année prochaine une filiale aux Etats-Unis. Jusqu'à présent, les ventes se font entièrement à partir de la Belgique, mais cela ne sera bientôt plus possible.'

Pozyx s'est au départ suffi à elle-même en vendant des prototypes à quelques clients précoces, mais elle a pu aussi compter sur le soutien de VLAIO et du projet européen Horizon 2020. En 2018, elle a accueilli à son bord Saffelberg Investments qui y injecta 750.000 euros. 'Conjointement avec un prêt bancaire, nous disposions ainsi d'1,3 million d'euros pour nous lancer', précise encore le fondateur. 'A présent, nous sommes sur le point de clôturer une nouvelle phase de capitalisation avec de nouveau Saffelberg et un nouvel investisseur. Nous voulons ainsi encore améliorer l'industrialisation de notre produit, mais aussi étoffer l'équipe de vente dans le courant de l'année à venir.'

Pozyx

Siège social: Gand

Nombre d'associés: 2

Pas à la recherche de capital supplémentaire

Site web: Pozyx.io

Le problème est simple, mais la solution peut l'être tout autant. Si le signal satellite ne peut pénétrer à l'intérieur d'un édifice, il faut pouvoir déterminer un emplacement d'une autre manière. Grâce à la technologie UWB encore très récente, la startup gantoise Pozyx a l'ambition d'y parvenir. 'En lieu et place de balises dans l'air, vous fixez plusieurs ancrages dans l'espace où vous souhaitez faire de la détermination de localisation. Vous équipez ensuite les objets, personnes ou animaux que vous désirez suivre avec un 'tracker' (traceur) qui communique avec les ancrages via l'UWB', explique Samuel Van de Velde, fondateur et CEO de Pozyx. 'Ce faisant, il est possible de déterminer les mouvements et la position jusqu'à une précision de dix à trente centimètres.'L'information ainsi obtenue est collectée sur une plate-forme qui fournit par défaut de l'analytique sur base de la localisation. 'Cela peut être une carte thermique ('heatmap')', poursuit Van de Velde. 'Mais tout aussi bien une budgétisation du temps pour définir la durée passée par la cible dans une certaine zone. De plus, des déclencheurs ('triggers') peuvent être également paramétrés, afin qu'une alarme soit activée, si un objet ou une personne pénètre dans un espace déterminé.'La solution de Pozyx, une combinaison de hardware et de software proposée sous licence, est de type multi-usage. Le fondateur de l'entreprise lui-même cite des événements et des rencontres sportives en exemple, mais la jeune pousse se focalise plus précisément sur des applications industrielles. 'On a trouvé des applications surtout dans l'agro-industrie, afin de contrôler par exemple le comportement des vaches dans une étable. Mais j'envisage aussi des possibilités en forklift tracking, asset tracking (par exemple des palettes, ndlr) ou en tool tracking. Savez-vous que dans l'industrie de la production, quelque quatre pour cent des biens se perdent en moyenne? Par un bon traçage, on peut l'éviter, mais aussi augmenter fortement les performances et l'efficience.'Un premier prototype de Pozyx a été commercialisé il y a cinq ans et a attiré entre-temps déjà quelque quatre mille clients dans plus de quatre-vingt pays. 'Depuis le début de l'année, un certain nombre d'entre eux migrent progressivement vers une version étoffée permettant de contrôler de plus grandes surfaces et des milliers de trackers', affirme Van de Velde.Pour dynamiser davantage encore les ventes, l'entrepreneur entend miser sur des partenariats avec des distributeurs, qui travailleront à leur tour avec des intégrateurs en vue de proposer leur technologie aux clients. 'En outre, nous allons aussi accroître l'équipe de vendeurs, car notre ambition est d'ouvrir l'année prochaine une filiale aux Etats-Unis. Jusqu'à présent, les ventes se font entièrement à partir de la Belgique, mais cela ne sera bientôt plus possible.'Pozyx s'est au départ suffi à elle-même en vendant des prototypes à quelques clients précoces, mais elle a pu aussi compter sur le soutien de VLAIO et du projet européen Horizon 2020. En 2018, elle a accueilli à son bord Saffelberg Investments qui y injecta 750.000 euros. 'Conjointement avec un prêt bancaire, nous disposions ainsi d'1,3 million d'euros pour nous lancer', précise encore le fondateur. 'A présent, nous sommes sur le point de clôturer une nouvelle phase de capitalisation avec de nouveau Saffelberg et un nouvel investisseur. Nous voulons ainsi encore améliorer l'industrialisation de notre produit, mais aussi étoffer l'équipe de vente dans le courant de l'année à venir.'