Il ne faut surtout pas dire que les co-fondateurs de PayBIX, à savoir Hans Joris, Bart Slaets et Rudi De Roeck, ne savent pas de quoi ils parlent. Tous trois ont en effet travaillé des années durant dans le secteur de la paie, dont une grande partie conjointement chez le géant des ressources humaines SD Worx. Ils ont donc parfaitement compris la difficulté qui se présente pour une entreprise qui emploie du personnel dans plus d'un pays.

'Chaque pays possède en effet son propre logiciel de paie, qui n'est généralement pas compatible avec les autres', explique le CEO Hans Joris. 'Essayez alors d'obtenir un aperçu de ce qu'est votre coût salarial total par exemple. N'oubliez pas non plus que vous aurez par conséquent besoin dans chaque pays d'un payroll administrator exclusivement spécialisé dans l'outil spécifique utilisé, ce qui représente un sacré désavantage d'échelle.'

Il n'y a que SAP qui fournit une perspective internationale au niveau de son logiciel de paie. 'Mais le coût n'est pas piqué des vers', explique Joris. 'Nous ne considérons dès lors pas SAP comme un concurrent, car avec notre logiciel de paie intégratif, nous ciblons plutôt les assez petites entreprises comptant au maximum 250 collaborateurs par pays. Pour elles, il n'existe aujourd'hui réellement aucun outil qui réponde à leurs attentes.'

Un logiciel de paie intégratif donc. 'Car il y a un élément que nous ne prenons pas à notre compte', précise Joris. 'Pour le calcul spécifique des salaires bruts et nets, nous nous sommes associés avec un partenaire particulier dans chaque pays. En général, cela se passe via une API, mais certains hésitent encore à s'engager et travaillent sur base de File Exchange. Nos partenaires vérifient en permanence les changements éventuels apportés à la loi dans leurs pays respectifs et nous signalent s'il faut que nous adaptions quelque chose à l'outil. Nous ne devons ainsi pas intervenir chaque fois qu'on modifie la loi dans un pays.'

Ne pas additionner des pommes avec des poires

Il y a précédemment déjà eu des tentatives de créer ce genre de système global, reconnaît le CEO: 'Mais provisoirement, nous sommes les seuls à aboutir à un résultat. Je crois également que pour une jeune pousse comme la nôtre qui peut partir d'une page blanche, c'est plus facile que de capitaliser sur des systèmes existants. C'est ainsi que nous avons trouvé, tous pays confondus, une façon d'effectuer une conversion entre tous les systèmes locaux, et nous pouvons pour chaque pays recourir à une même définition cohérente du coût salarial par exemple. On n'additionne pas des pommes avec des poires lorsqu'on veut calculer le coût salarial européen total.'

Ce volet analytique représente la cerise sur le gâteau chez PayBIX. 'C'est précisément à cause de notre expérience dans le secteur que nous savions très bien que c'était nécessaire. Voilà pourquoi nous avons réalisé une analyse poussée pour savoir quel était le plus grand commun diviseur européen entre tous les systèmes existants et nous y avons ensuite adapté l'architecture de notre logiciel intégratif. Car notre objectif est explicitement européen, même si nous n'excluons de suivre nos clients dans d'autres pays encore. C'est là pour nous une excellente façon de croître et comme le problème est partout présent, notre outil s'avérera nécessaire partout lui aussi.'

Sujet trop délicat

La start-up a beau avoir développé une solution logicielle, PayBIX ne se considère pas comme une pure entreprises SaaS. 'A cette fin, la paie est un sujet trop délicat qui nécessite toujours l'un ou l'autre service. En plus d'un forfait par employé actif sur la plate-forme, nous facturons donc aussi un coût.'

La jeune pousse n'en est encore qu'à ses débuts. Entamé en février de cette année, le prototype de l'outil de PayBIX est désormais au point, et l'entreprise est prête à intensifier l'activité commerciale. 'Nous avons dès à présent deux clients, alors que deux autres sont sur le point de décider de nous faire confiance. Je constate en tout cas qu'il y a beaucoup d'intérêt et d'enthousiasme, lorsque nous procédons à une démonstration', affirme Joris.

'Pour booster réellement la vente, nous avons organisé une phase de capitalisation, au cours de laquelle nous avons levé quelque 875.000 euros auprès d'amis, de membres de la famille et autres, mais aussi auprès de business angels. Si on y ajoute un subside à l'innovation VLAIO de 323.000 euros, cela nous donne 1,2 million pour aller de l'avant. Nous entendons poursuivre ainsi jusqu'au printemps de 2024, lorsque nous voudrons cibler des investisseurs institutionnels.'

Pour progresser, Joris entend d'abord et surtout miser sur la présence dans les médias sociaux, tout en publiant du marketing de contenu. 'Ensuite, nous accomplirons le pas vers la vente directe. Nous recherchons entre-temps un as de la vente à même de nous y aider', conclut le CEO.

PayBIX

Siège social: Kapelle-op-den-Bos

Nombre d'associés: 3

Finances: pas de projet avant le printemps 2024

Site web: PayBIX.eu

Il ne faut surtout pas dire que les co-fondateurs de PayBIX, à savoir Hans Joris, Bart Slaets et Rudi De Roeck, ne savent pas de quoi ils parlent. Tous trois ont en effet travaillé des années durant dans le secteur de la paie, dont une grande partie conjointement chez le géant des ressources humaines SD Worx. Ils ont donc parfaitement compris la difficulté qui se présente pour une entreprise qui emploie du personnel dans plus d'un pays.'Chaque pays possède en effet son propre logiciel de paie, qui n'est généralement pas compatible avec les autres', explique le CEO Hans Joris. 'Essayez alors d'obtenir un aperçu de ce qu'est votre coût salarial total par exemple. N'oubliez pas non plus que vous aurez par conséquent besoin dans chaque pays d'un payroll administrator exclusivement spécialisé dans l'outil spécifique utilisé, ce qui représente un sacré désavantage d'échelle.'Il n'y a que SAP qui fournit une perspective internationale au niveau de son logiciel de paie. 'Mais le coût n'est pas piqué des vers', explique Joris. 'Nous ne considérons dès lors pas SAP comme un concurrent, car avec notre logiciel de paie intégratif, nous ciblons plutôt les assez petites entreprises comptant au maximum 250 collaborateurs par pays. Pour elles, il n'existe aujourd'hui réellement aucun outil qui réponde à leurs attentes.'Un logiciel de paie intégratif donc. 'Car il y a un élément que nous ne prenons pas à notre compte', précise Joris. 'Pour le calcul spécifique des salaires bruts et nets, nous nous sommes associés avec un partenaire particulier dans chaque pays. En général, cela se passe via une API, mais certains hésitent encore à s'engager et travaillent sur base de File Exchange. Nos partenaires vérifient en permanence les changements éventuels apportés à la loi dans leurs pays respectifs et nous signalent s'il faut que nous adaptions quelque chose à l'outil. Nous ne devons ainsi pas intervenir chaque fois qu'on modifie la loi dans un pays.'Il y a précédemment déjà eu des tentatives de créer ce genre de système global, reconnaît le CEO: 'Mais provisoirement, nous sommes les seuls à aboutir à un résultat. Je crois également que pour une jeune pousse comme la nôtre qui peut partir d'une page blanche, c'est plus facile que de capitaliser sur des systèmes existants. C'est ainsi que nous avons trouvé, tous pays confondus, une façon d'effectuer une conversion entre tous les systèmes locaux, et nous pouvons pour chaque pays recourir à une même définition cohérente du coût salarial par exemple. On n'additionne pas des pommes avec des poires lorsqu'on veut calculer le coût salarial européen total.'Ce volet analytique représente la cerise sur le gâteau chez PayBIX. 'C'est précisément à cause de notre expérience dans le secteur que nous savions très bien que c'était nécessaire. Voilà pourquoi nous avons réalisé une analyse poussée pour savoir quel était le plus grand commun diviseur européen entre tous les systèmes existants et nous y avons ensuite adapté l'architecture de notre logiciel intégratif. Car notre objectif est explicitement européen, même si nous n'excluons de suivre nos clients dans d'autres pays encore. C'est là pour nous une excellente façon de croître et comme le problème est partout présent, notre outil s'avérera nécessaire partout lui aussi.'La start-up a beau avoir développé une solution logicielle, PayBIX ne se considère pas comme une pure entreprises SaaS. 'A cette fin, la paie est un sujet trop délicat qui nécessite toujours l'un ou l'autre service. En plus d'un forfait par employé actif sur la plate-forme, nous facturons donc aussi un coût.'La jeune pousse n'en est encore qu'à ses débuts. Entamé en février de cette année, le prototype de l'outil de PayBIX est désormais au point, et l'entreprise est prête à intensifier l'activité commerciale. 'Nous avons dès à présent deux clients, alors que deux autres sont sur le point de décider de nous faire confiance. Je constate en tout cas qu'il y a beaucoup d'intérêt et d'enthousiasme, lorsque nous procédons à une démonstration', affirme Joris.'Pour booster réellement la vente, nous avons organisé une phase de capitalisation, au cours de laquelle nous avons levé quelque 875.000 euros auprès d'amis, de membres de la famille et autres, mais aussi auprès de business angels. Si on y ajoute un subside à l'innovation VLAIO de 323.000 euros, cela nous donne 1,2 million pour aller de l'avant. Nous entendons poursuivre ainsi jusqu'au printemps de 2024, lorsque nous voudrons cibler des investisseurs institutionnels.'Pour progresser, Joris entend d'abord et surtout miser sur la présence dans les médias sociaux, tout en publiant du marketing de contenu. 'Ensuite, nous accomplirons le pas vers la vente directe. Nous recherchons entre-temps un as de la vente à même de nous y aider', conclut le CEO.