Depuis l'électrification, le vélo a sérieusement le vent en poupe. E-bikes, speedpedelecs, biporteurs,... La gamme d'engins sur nos 'vélostrades' est plus variée que jamais. Leur prix est aussi plus élevé, et ils sont davantage convoités par les voleurs que les deux-roues classiques d'antan. Erwan Segalen d'Owlee et les deux co-fondateurs Martin Sonveaux et Romain Foncier ont heureusement mis au point une solution.

Découvrez aussi l'aperçu de toutes nos startups favorites

Le trio a en effet développé une appli permettant aux cyclistes de se guider mutuellement vers le parking à vélos le plus proche. Tout comme, disons, Waze, l'information émane donc de la communauté des usagers. 'Mais nous faisons plus que cela', ajoute Segalen. 'Sur base de données supplémentaires saisies par les usagers à propos par exemple de la présence de caméras ou d'autres types de surveillance, nous pouvons attribuer des scores de sécurité. Nous tenons compte aussi de vols précédents qui nous ont été signalés à tel ou tel endroit. Il en résulte que nous orientons parfois l'usager vers un autre parking, certes un peu plus éloigné, mais plus sûr.'

'La plus grande base de données de vélos'

Et puis, il y a encore le problème des vélos retrouvés. Vous avez dit problème? 'Bien sûr dans la mesure où la police retrouve huit à dix mille bicyclettes chaque année, dont le propriétaire n'est pas connu. Ce dernier ne sait par conséquent pas que son vélo volé a été retrouvé', précise Segalen. C'est ce manque d'identification qu'Owlee veut palier, en faisant identifier votre deux roues dans l'appli. Vous en faites une photo et vous ajoutez des détails comme la marque et la couleur, ce qui permettra par la suite de l'identifier.

'Le but est de réaliser ainsi la plus grande base de données de vélos. Jusqu'à présent, ce genre de renseignement est très disparate, voire inexistant. Il n'y a qu'en France qu'il existe une obligation d'enregistrer chaque vélo. A ce propos, nous avons trouvé en la chaîne française d'articles de sport Decathlon un partenaire fin prêt pour nous confier l'enregistrement de leurs vélos.'

Virtual Lock

Owlee ne dispose pas encore complètement d'un modèle commercial. 'Nous avons deux idées en tête', explique Segalen. 'D'une part, nous pourrions prélever une commission sur chaque police d'assurance vendue via l'appli grâce à notre fonction Virtual Lock unique. Car c'est là aussi un service que nous proposons: une preuve pour l'assureur que le vélo était correctement protégé, ce qui fait gagner du temps au niveau de la gestion du sinistre. D'autre part, il y a aussi l'idée de faire payer des firmes telles Decathlon pour l'identification de vélos. Dans un cas comme dans l'autre, nous voulons garder l'appli gratuite et exempte de publicité pour l'utilisateur. Nous recherchons donc notre business plutôt dans un modèle B2B.'

Et ici, Owlee se tourne explicitement vers le secteur des assurances. Segalen: 'Jusqu'à présent, nous avons tout amorcé avec l'aide de Start IT @KBC, mais si dans un avenir proche, nous devenons actifs dans deux ou trois pays, nous entendons rechercher des investisseurs supplémentaires. Dans ce but, nous nous sommes déjà entretenus avec quelques candidats intéressés. A l'heure où nous parlons, nous sommes déjà actifs au Luxembourg, alors qu'un autre pays pourrait suivre rapidement. Les voleurs de vélos franchissent en effet souvent les frontières. Il est donc important d'agir au niveau européen.'

Owlee

Siège social: Evere

Nombre d'associés: 3

Finances: en quête d'investissements à moyen terme

Site web: Owlee.bike

Depuis l'électrification, le vélo a sérieusement le vent en poupe. E-bikes, speedpedelecs, biporteurs,... La gamme d'engins sur nos 'vélostrades' est plus variée que jamais. Leur prix est aussi plus élevé, et ils sont davantage convoités par les voleurs que les deux-roues classiques d'antan. Erwan Segalen d'Owlee et les deux co-fondateurs Martin Sonveaux et Romain Foncier ont heureusement mis au point une solution.Découvrez aussi l'aperçu de toutes nos startups favoritesLe trio a en effet développé une appli permettant aux cyclistes de se guider mutuellement vers le parking à vélos le plus proche. Tout comme, disons, Waze, l'information émane donc de la communauté des usagers. 'Mais nous faisons plus que cela', ajoute Segalen. 'Sur base de données supplémentaires saisies par les usagers à propos par exemple de la présence de caméras ou d'autres types de surveillance, nous pouvons attribuer des scores de sécurité. Nous tenons compte aussi de vols précédents qui nous ont été signalés à tel ou tel endroit. Il en résulte que nous orientons parfois l'usager vers un autre parking, certes un peu plus éloigné, mais plus sûr.'Et puis, il y a encore le problème des vélos retrouvés. Vous avez dit problème? 'Bien sûr dans la mesure où la police retrouve huit à dix mille bicyclettes chaque année, dont le propriétaire n'est pas connu. Ce dernier ne sait par conséquent pas que son vélo volé a été retrouvé', précise Segalen. C'est ce manque d'identification qu'Owlee veut palier, en faisant identifier votre deux roues dans l'appli. Vous en faites une photo et vous ajoutez des détails comme la marque et la couleur, ce qui permettra par la suite de l'identifier.'Le but est de réaliser ainsi la plus grande base de données de vélos. Jusqu'à présent, ce genre de renseignement est très disparate, voire inexistant. Il n'y a qu'en France qu'il existe une obligation d'enregistrer chaque vélo. A ce propos, nous avons trouvé en la chaîne française d'articles de sport Decathlon un partenaire fin prêt pour nous confier l'enregistrement de leurs vélos.'Owlee ne dispose pas encore complètement d'un modèle commercial. 'Nous avons deux idées en tête', explique Segalen. 'D'une part, nous pourrions prélever une commission sur chaque police d'assurance vendue via l'appli grâce à notre fonction Virtual Lock unique. Car c'est là aussi un service que nous proposons: une preuve pour l'assureur que le vélo était correctement protégé, ce qui fait gagner du temps au niveau de la gestion du sinistre. D'autre part, il y a aussi l'idée de faire payer des firmes telles Decathlon pour l'identification de vélos. Dans un cas comme dans l'autre, nous voulons garder l'appli gratuite et exempte de publicité pour l'utilisateur. Nous recherchons donc notre business plutôt dans un modèle B2B.'Et ici, Owlee se tourne explicitement vers le secteur des assurances. Segalen: 'Jusqu'à présent, nous avons tout amorcé avec l'aide de Start IT @KBC, mais si dans un avenir proche, nous devenons actifs dans deux ou trois pays, nous entendons rechercher des investisseurs supplémentaires. Dans ce but, nous nous sommes déjà entretenus avec quelques candidats intéressés. A l'heure où nous parlons, nous sommes déjà actifs au Luxembourg, alors qu'un autre pays pourrait suivre rapidement. Les voleurs de vélos franchissent en effet souvent les frontières. Il est donc important d'agir au niveau européen.'